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25 oct. 2009

Le robinhoodisme inverse: oppposer les pauvres contre les femmes riches

Un article qui, en décrivant l'industrie de l'adoption à l'intérieur des États-Unis, décrit aussi l'industrie l'adoption internationale.

Version originale Reverse Robinhoodism: Pitting Poor Against Affluent Women in the Adoption Industry dans Conducive, octobre-novembre 2009.

«Ce sont les États pauvres qui produisent les enfants et les riches qui les consomment. Dans ce processus, les parents pauvres sont laissés pour compte, servant seulement qu'en tant que productrices initiales des enfants des autres.» Debora L. Spar, Harvard School of Business (2006)

L'adoption regorge de mythes romancés gagnant-gagnant, mais la réalité est qu'au niveau national, ainsi qu'au niveau niveau international, l'adoption est «un business de recherche d'enfants pour les clients», en grande partie non réglementée, de plusieurs milliards de dollars (6,3$ à travers le monde; 2-3$ aux États-Unis par an) . Pour répondre à la demande, les praticiens de l'adoption utilisent fréquemment des tactiques quasi-légales et contraires à l'éthique, pour se procurer les bébés des mères économiquement défavorisées. Les tactiques vont de l'enlèvement pur et simple à du «counseling» plus subtile mais efficace qui renforce le mythe selon lequel le seul moyen d'être une bonne mère pour une mère célibataire moins prospère, est de donner son enfant à une famille plus aisée. L'adoption qui, au cours des trois dernières décennies a redistribué plus d'un quart de million d'enfants du monde aux États-Unis, est une composante intégrale et une manifestation de la violence globale envers les femmes.

«Penser à l'adoption sur le plan économique est une réalité inconfortable», a conclu une conférence de l'Institut d'adoption Evan B. Donaldson Adoption sur «Le 'Business' d'adoption». La Conférence a reconnu, cependant, «la détérioration des contraintes mises en place pour protéger les membres de la triade [de l'adoption]», dont les mères qui abandonnent sont les plus vulnérables, les plus réduites au silence et stigmatisées des participants.

Transférer les enfants des pauvres aux riches

L'adoption, profondément imprégnée de classicisme, transfère presque toujours des enfants des mères économiquement à risque aux adoptants de statut socio-économique plus élevé. Dans le monde entier, la pauvreté dépasse de loin l'abus, la négligence ou l'abandon comme raison de renonciation pour l'adoption.

Riitta Högbacka de l'Université de Helsinki, Finlande (2006) a rapporté: «Si on regarde le sens de ce flux humain — quels sont les pays qui envoient les enfants, quels sont les pays qui les reçoivent et qui fait les adoptions, alors c'est très clair. Cela va du sud vers le nord et de l'est vers l'ouest. Les bénéficiaires sont toujours les pays les plus riches en Amérique du Nord, en Europe et en Australie.»

Les finances sont aussi la raison première pour laquelle les mères américaines abandonnent des enfants en adoption. Reuben Pannor, auteur, chercheur, enseignant, et ancien directeur de l'agence d'adoption Vista Del Mar, en Californie, a déclaré: «La plupart des nourrissons placés en adoption sont issus de familles pauvres.... C'est un triste commentaire sur le pays le plus riche et le plus puissant au monde. Même les couples mariés pauvres renoncent à leurs enfants.»

Il n'est donc pas étonnant que, alors que la crise économique continue et de nombreuses familles luttent pour survivre, un nombre croissant de mères américaines abandonnent leurs enfants. Mettant un visage sur cette tragédie, l'article de couverture de USA Today, du 18 mai 2009, parle de Renee, 36 ans, mère de trois adolescents qui gagne 50000$ par année. Renee a renoncé à son quatrième enfant, un bébé qu'elle a allaité brièvement, en raison de contraintes financières pour elle et ses enfants.

La révolution sexuelle (fin des années 1950 au début 1970) qui a précédé la pilule et l'acceptation de la maternité mono-parentale pour les femmes blanches des classes moyenne et moyenne supérieure, a créé une offre abondante de bébés «désirables» pour l'adoption. La diminution du nombre de renonciations depuis ce temps a entraîné une prolifération croissante de profiteurs de déstructuration de famille désespérée plus rusés avec de nouvelles stratégies commerciales axées sur les mères qui vacillent au bord des finances. Ces tactiques se répartissent en quatre catégories, décrites ci-dessous.

Enlèvement, mensonges et trafics

Globalement, le trafic d'enfants pour l'adoption est endémique. Partout où il y a des guerres, des malaises sociales ou politiques, ou la pauvreté généralisée, les conditions sont mures pour la corruption. Les enfants sont volés ou enlevés, ou leurs mères se font dire le mensonge selon lequel ils seront emmenés aux États-Unis ou autres pays industrialisés pour être éduqués, et qu'ils reviendront ou qu'ils aideront leurs familles à les rejoindre.

Manipulations linguistiques et promotion de mythes

À l'intérieur des États-Unis, des formes subtiles de coercition sont employées et appliquées par un langage de jugement. Le New York Times a récemment utilisé l'expression «hors du mariage» pour signaler la forte progression des nombres de ces naissances aux États-Unis et d'autres pays industrialisés pour les femmes dans leur vingtaine et trentaine, dont plusieurs cohabitent, certains sont divorcées, mais pas mariées. Bonnie Erbe, une édititrice contribuant à U.S. News & World Report et hôte d'un programme hebdomadaire d'analyses de nouvelles de PBS —répondant au rapport de Times sur les naissances «hors du mariage»— suggère que nous «ramenions la stigmatisation envers les mères célibataires.» Erbe déplore que «il n'y a désormais aucune stigmate à être parent célibataire mais il devrait en avoir.»

Erbe n'est pas le seul qui vise un retour au temps où l'état matrimonial de célibataire pour une femme était suffisant pour perdre un enfant en adoption. Le Conseil national pour l'adoption, une branche de lobbying pour les business d'adoption, a produit une publication intitulée «BirthMother, Good Mother» afin d'aider ses agences membres essentiellement religieuses, à promouvoir l'adoption comme étant une «rédemption» et un moyen de «faire amende honorable», comme si le sexe en dehors du mariage est toujours un «péché» qui ne peut être exonéré, en se débarrassant de la preuve de son indiscrétion. Les profiteurs pro-adoption font passer l'adoption comme un choix difficile, mais un choix d'amour tout en représentant ceux qui élèvent leurs propres enfants dans la difficulté d'égoïstes. «Choisir l'adoption, déclare Good Mother, permet aux mères de naissance de se voir elles-mêmes en des termes compatissants, nobles et héroïques, redressant le tort et corrigeant l'erreur de leurs grossesses non planifiées.»

Le langage et le noslangue [note hors traduction, en anglais, Newspeak signifie langage délibérément ambigu et contradictoire pour tromper ou manipuler le public] sont également utilisés par les praticiens et les business d'adoption afin de recruter les mères en décrivant l'adoption comme un «choix aimant et désintéressé» ou «un plan» quand ce n'est pas plus que le divorce ou la mort. «Les petites filles ne rêvent pas de grandir et de donner aux autres citoyens de leur bébé à élever.» L'admiration pour avoir donné son enfant est de courte durée, cependant, une dichotomie signalée par Jim Gritter: «Comme c'est curieux qu'à un moment ces critiques admirent la contemplation [de la mère] de l'adoption et la considère comme un signe de maturité, et le lendemain, ils la considèrent comme une source de préoccupation. L'acte proposé qui était un jour considéré comme un «choix d'amour» est appelé «décharge de responsabilité», le jour suivant.»

Contourner les lois qui interdisent l'achat d'un bébé

Même s'il est illégal d'acheter un bébé, de nombreux business d'adoption ont trouvé des façons d'offrir des incitations financières avant la naissance ou après la renonciation qui peuvent faire pression et contraindre les mères dans le besoin. Barbara Katz Rothman note que beaucoup de libéraux «ne comprennent pas les formes plus subtiles de coercition et de persuasion, que ce soit psychologiques ou économiques» et perçoivent souvent «les «choix» que les gens font à cause de leur pauvreté ou de leur besoin, les choix que les individus pourraient éprouver comme étant sous contrainte ... comme étant clairement choisis.»

Les agences d'adoption et autres organisations anti-avortement offrent une variété de programmes visant à recruter des femmes enceintes. La formation professionnelle, par exemple, est proposée par le Council for Life, qui prêche l'abstinence seulement, et quand cela échoue l'adoption.

Beaucoup de ces programmes viennent avec le programme de redistribuer les enfants des femmes «pas mariées» et «pas riches» en détournant les mères en devenir de leurs systèmes de soutien, en exploitant leurs faiblesses, tout en faisant semblant de se soucier et de les aider, et en rendant souvent cette aide conditionnelle à la restitution d'un enfant. AdoptionFirst recrute des femmes enceintes en leur offrant le «traitement Tapis Rouge» qui comprend: vol aller-retour de n'importe où aux États-Unis à la Californie; accueil à l'aéroport et transfert à votre «nouveau domicile»; des visites touristiques, le logement, les frais médicaux, juridiques, frais de shopping et autres dépenses, dépassant les limites de la loi qui permet les «frais médicaux et les frais de logement». AdoptionsFirst ne mentionne pas la possibilité qu'une mère décide d'élever son enfant, même s'il est estimé que 50 à 80 pour cent des femmes qui considèrent l'adoption pendant la grossesse gardent leurs enfants. Les mères qui ont accepté les offres d'avoir leurs frais payés, ont rapporté qu'on leur a informées que si elles décidaient de ne pas compléter leur «plan» d'adoption, qu'elles-mêmes ou leurs familles doivent les rembourser.

Certaines entreprises d'adoption remercient les femmes pour leurs bébés en leur offrant un soutien financier post-renonciation. La Fondation GoldenLink offrait des paiements en espèces aux mères qui ont cédé leurs enfants à un de leurs organismes affiliés. Maintenant, Lifetime Adoption Fondation offre des bourses d'études collégiales aux mères qui ont renoncé à un enfant.

Dans plusieurs adoptions indépendantes, les frais sont payés directement par les adoptants potentiels aux futures mères. Adam Pertman, directeur exécutif de Donald Adoption Institue, rapporte que les futurs adoptants reçoivent «des instructions en ligne sur la façon d'utiliser des incitations financières pour persuader des femmes enceintes ambivalentes à renoncer à leurs enfants.» Cela a incité Madelyn Freundlich, directrice du Département de la politique des droits des enfants, à questionner dans quelle mesure ces frais «créent un sentiment d'endettement qui pourrait affecter sa prise de décision? Est-ce qu'une mère de naissance «doit» ultimement aux futurs parents adoptifs de poursuivre une adoption, parce qu'une bonne partie de l'argent a été dépensée en son nom?»

Autres violations des droits des mères

C'est généralement l'avocat des parents adoptifs qui «représente» la mère qui renonce créant un conflit d'intérêt, ce qui a entraîné Susan à remarquer: «Il y a beaucoup de requins là-bas, les manipulant de toutes les manières qu'ils savent faire, et les lois ne les empêchent pas dans la plupart des États.»

Les mères vulnérables se voient refuser l'option de counseling, le temps de se lier après la naissance et de reconsidérer leurs pensées à propos de l'adoption, ainsi que le temps pour révoquer le consentement qui peut être pris des heures après la naissance. «Dans plusieurs États, vous pouvez changer d'avis sur l'achat d'un aspirateur ou le contrat d'un prêt hypothécaire dans un délai prescrit, mais la plupart des États n'ont pas de période de rétractation pendant laquelle une mère peut changer d'avis quant à l'abandon de son enfant», selon un rapport de l'Institut Donaldson. Le rapport a confirmé que «la plupart des États n'ont pas de lois qui maximisent la prise de décisions judicieuses ... comme le counselling nécessaire, les périodes d'attente d'au moins plusieurs jours après l'accouchement avant la signature de renonciations, et le temps de révocation adéquat pendant lequel les parents biologiques peuvent changer d'avis ».

Une épée à double tranchant

Aujourd'hui, la maternité est demandée et acceptable pour certaines femmes, indépendamment de leur statut matrimonial ou de l'orientation sexuelle, mais vilipendée lorsque c'est tentée par des femmes moins favorisées. Il s'agit d'une modification relativement récente, remarque Rickie Solinger —depuis l'administration Reagan— que les Américains ont commencé à penser qu'à moins qu'une femme ait suffisamment d'argent et de ressources, elle n'a pas le droit d'être une mère.

«Les femmes sont souvent injustement jugées indépendamment du choix qu'elles font au sujet d'une grossesse non désirée», remarque Thomas R. FAVREAU, exécutif du comté Nassau (New York). «Les femmes qui choisissent de placer un bébé en adoption ont leur instinct maternel remis en question et les femmes qui portent une grossesse non désirée à terme alors qu'elles sont célibataires ou financièrement précaires sont souvent étiquetées d'irresponsables. Dans notre culture... les femmes sont trop souvent et trop facilement jugées. Nos efforts ne devraient pas être de juger les femmes. Au contraire, notre objectif devrait être de soutenir les femmes.»

Babies for Sale de Elizabeth C. Hirschmancalls un «continuum sacré/profane» avec des règles non écrites quant à savoir qui mérite d'être une mère, sous quelles conditions la maternité est une bénédiction, et quand elle ne l'est pas. Dans la bataille pour les bébés, les mères sans ressources sont considérées comme des parents indignes qui devraient remettre leurs enfants à quelqu'un qui est «meilleur». Si vous avez suffisamment d'argent, même si vous êtes célibataire, il est socialement acceptable et même admirable de prendre l'enfant d'une mère mono-parentale, ici ou à l'étranger, grâce à l'adoption.

Pour atteindre cet objectif d'obtenir des enfants pour les femmes ayant les moyens, les futures mères sont jumelées à des adoptants potentiels avec lesquels elles s'enlisent et se sentent redevables. Les mères sont encouragées à penser à l'enfant qu'elles portent comme étant celui du potentiel couple adoptant, et non la leur, comme si elles étaient payées comme porteuses.

Les femmes mariées ou nanties sont encouragées à devenir mères par tous les moyens qu'elles peuvent se permettre, en payant souvent des dizaines de milliers de dollars pour un enfant, et sont perçues comme des altruistes. Les femmes nanties ont l'habitude d'embaucher les femmes de la classe inférieure comme gardiennes d'enfants, gouvernantes, et travailleuses de garderie, payant souvent le salaire minimum strict. Par conséquent, ça n'a pas été une grande transition pour acheter le travail reproducteur d'une autre personne, ovules ou pour laisser des femmes subir le stress émotionnel et physique de la grossesse et de l'accouchement pour leur propre bien. La maternité de substitution et certains aspects de l'adoption ont involontairement créé des chauvins féminins qui chosifient et exploitent d'autres mères qui sont contraintes à faire la chose «altruiste» et de laisser leur enfant à aller à un inconnu qui peut fournir plus «d'avantages» matériels.

Les militants cherchent à mettre fin à l'exploitation des ateliers clandestins et des travailleurs illégaux, protestent contre les mutilations génitales féminines ou aident les prostituées à quitter l'entreprise. Il y a de l'aide pour les femmes qui ont été agressées sexuellement, les survivantes de la violence domestique, et les femmes incarcérées. Il y a de la préoccupation, de l'indignation et de l'outrage pour les femmes exploitées par le patriarcat. Il est plus difficile, cependant, de faire face à la violation d'une femme aux mains d'une autre femme. L'adoption, la prise de l'enfant d'une mère, la laissant avec un chagrin à vie irrémédiable, ignorant ou justifiant l'exploitation des femmes pour le bénéfice d'une autre, nous rapproche de plus en plus du récit fictif Handmaid’s Tale de Margaret Atwood, devenant une réalité. L'adoption oppose femme contre femme, riche contre pauvre, ce qui la rend difficile à examiner et à admettre que «l'adoption n'existe que sur le dos des femmes sans ressources», comme déclare Ricki Solinger.

Selon Joss Shawyer, «L'adoption est un acte violent, un acte politique d'agression envers une femme qui est censée avoir offensé les mœurs sexuelles en commettant l'acte impardonnable de ne pas supprimer sa sexualité, et donc de ne pas la conserver à des fins d'échanges par le biais du mariage traditionnel. Le crime est grave, car elle menace le tissu même de notre société. La peine est sévère. Elle est dépouillée de son enfant par une variété de manœuvres subtiles et moins subtiles et brutalement abandonnée. «Certaines mères qui ont été persuadées d'abandonner un enfant pour l'adoption l'ont décrit comme «avorter la mère». Ni l'état matrimonial, ni l'état financier ne devrait justifier une perte permanente subie par elle et son enfant.

Où le Robinhoodism Inverse prend-il fin? Faut-il enlever tous les enfants des femmes âgées de moins de 20 ans et les donner aux femmes plus matures? Prendre les enfants des mères célibataires et les placer avec les couples mariés? Faut-il ensuite les déplacer à nouveau si le mariage prend fin? Faut-il enlever les enfants des pauvres et les donner à ceux des classes moyenne et moyenne supérieure? Alors pourquoi ne pas prendre tous les enfants de la classe moyenne et les placer dans des familles fabuleusement riches? Quelles sont les priorités du liens du sang, du patrimoine, et de la parenté? Le droit d'élever ses propres enfants n'est-il pas un droit humain fondamental? Le féminisme progressiste existe pour créer l'égalité politique, sociale, sexuelle, intellectuelle et économique, et pour protéger les droits et intérêts des femmes contre la discrimination et l'exploitation. Les droits des mères naturelles- de tout âge ou état matrimonial - ne se situent-ils pas dans la terre des préoccupations féministes?

L'idéalisme dans un monde réaliste

Dans un monde idéal, la séparation de la famille serait un dernier recours et des parents en difficulté obtiendraient le soutien dont ils ont besoin pour garder leurs enfants. Il est possible d'arriver beaucoup plus près de cet idéal que celui où nous sommes maintenant, et d'autres pays sont déjà beaucoup plus avancés.

L'Australie a pratiquement éliminé la nécessité pour tout enfant d'être retiré de sa famille d'origine en donnant la priorité aux familles et en leur fournissant les ressources dont ils ont besoin pour demeurer intactes. Même le Guatemala, qui a déjà été un «point chaud» pour la corruption des adoptions a pratiquement éliminé l'adoption internationale en mettant en œuvre les directives de la Convention de La Haye sur l'adoption internationale et en mettant la priorité sur la préservation de la famille en premier, la garde par la famille élargie en second, placement en milieu familial mais au sein de la culture ensuite, et l'adoption internationale seulement en tant que dernier recours. Les frais élevés payés par les Occidentaux rendent impossibles à concurrencer pour ceux dans les pays les plus pauvres. Lorsque que la concurrence extérieure est éliminée, on trouves des foyers en cas de besoin à l'intérieur des frontières d'un enfant.

Au Mozambique, lorsque le financement s'est épuisé dans les établissements de l'adoption, 80 pour cent des enfants ont pu être réunis avec leurs familles. Quatre-vingt-huit pour cent des aidants qui ont bénéficié d'une assistance ont pu maintenir leurs familles jusqu'à ce que les enfants atteignent l'âge adulte, et c'était plus rentable que les soins institutionnels.

Il est difficile mais indispensable pour faire face aux dures vérités comme celles énoncées par EJ Graff articule dans «Le mensonge que nous aimons». Graff sépare les croyances communes de l'adoption telles que «sauver» les orphelins «indésirables» de la réalité qu'il y a très peu d'orphelins jeunes et en santé disponibles pour l'adoption dans le monde. Les orphelins sont rarement des bébés en bonne santé; les bébés en bonne santé sont rarement orphelins. «Ce n'est pas vrai qu'il y ait un grand nombre de nourrissons n'ayant pas de maisons qui, soit seront dans des institutions ou soit ont besoin d'adoption internationale», dit Alexandra Yuster, une conseillère principale sur la protection des enfants avec l'UNICEF.
L'UNICEF estime que 95 pour cent des orphelins dans le monde ont plus que 5 ans. D'autres estiment que 89 pour cent des enfants dans les orphelinats à travers le monde ne sont pas orphelins mais ont au moins un parent vivant, comme ce fut le cas avec l'adoption de Madonna et l'adoption tentée. La croyance que fournir plus ou de «meilleurs» avantages matériels emporte sur les liens de parenté est ethnocentrique et considérée comme «génocide culturel» par certains, et ajoute à la «laideur américaine» quand la fin ne justifie pas les moyens.

Les changements de politiques nécessaires pour protéger les droits des mères comprennent:
  • Donner la priorité à la préservation de la famille, en reconnaissant les droits des mères d'élever leurs propres enfants.
  • Financer la garde par la parenté comme une ressource secondaire avant le placement avec des étrangers.
  • Fournir des services de garde abordables et accessibles pour toutes les mères.
  • Fournir des soins abordables et accessibles de santé indépendants de son emploi.
  • Améliorer l'éducation sexuelle et l'accès à la contraception pour réduire les grossesses non désirées.
  • Inclure la prévention de l'infertilité dans le curriculum des écoles secondaires afin que les jeunes femmes comprennent les risques que des contaminants environnementaux, la procréation retardée, les MST, l'obésité et l'avortement ont sur leurs chances de devenir enceintes.
  • Assurer les avantages fiscaux et assurer que d'autres incitations à l'adoption soient utilisées pour le placement des enfants américains qui sont vraiment devenus orphelins ou qui n'ont pas de famille qui soit en mesure de fournir des soins sécuritaires pour eux, non pour trouver des bébés pour répondre à une demande.
  • Fournir les ressources nécessaires que les mères jeunes et les moins riches ont besoin pour maintenir leurs familles ensemble.
  • Assurer une option de counseling impartial et séparer le conseiller juridique pour les femmes enceintes ou les nouvelles mères qui considèrent céder un enfant en adoption.
  • Mettre fin au profit excessif dans l'adoption et appliquer la responsabilisation pour tous et les frais payés aux fournisseurs de services d'adoption afin de s'assurer qu'aucun des lignes éthiques soient franchies.
  • Appliquer l'ouverture, l'honnêteté et la transparence dans tous les placements d'enfants en éliminant les certificats de naissance falsifiés et assurer un accès égal à toutes les personnes séparées par l'adoption à leurs véritables certificats de naissance.
L'adoption fournit souvent aux enfants plus d'avantages matériels, mais à quel coût? Enlever les enfants de leur famille devrait toujours être un dernier recours, après que tous les efforts pour les garder en toute sécurité avec leurs familles aient été épuisés. Les droits des mères sont des droits des femmes et toutes les mères méritent de recevoir les ressources dont elles ont besoin, et non leur impuissance exploitée pour répondre à une demande.

10 oct. 2009

En Corée du Sud, un effort pour défendre les mères célibataires

De New York Times, 7 octobre 2009.

Un groupe résiste à la stigmatisation coréenne des mères célibataires



Sur la photo, Mok Kyong-wha, avec son fils, dit qu'elle a rompu avec son petit ami alors qu'elle était enceinte et a refusé quand il lui a demandé de subir un avortement

Il y a quatre ans, quand elle a constaté qu'elle était enceinte de son ancien petit ami, Choi Hyong-sook considérait l'avortement. Mais après avoir vu le petit spot du battement de cœur de son bébé sur les images de l'échographie, elle ne pouvait pas aller jusqu'au bout.

Comme son état de grossesse avançait, elle s'est confiée à son frère aîné. Sa réaction semblerait familière aux mères célibataires en Corée du Sud. Elle dit qu'il a essayé de l'emmener de force à une clinique d'avortement. Plus tard, dit-elle, il lui faisait pression pour qu'elle donne l'enfant en adoption.

«Mon frère a dit:«Comment peux-tu être aussi égoïste? Tu ne peux pas faire ça à nos parents», dit Mme Choi, 37 ans, une coiffeuse à Séoul. «Mais quand l'agence d'adoption a emmené mon bébé, je me sentais comme si je l'avais jeté dans la poubelle. C'était comme si la terre avait cessé de tourner. Je les ai convaincus de me laisser récupérer mon bébé au bout de cinq jours.»

Maintenant, Mme Choi et d'autres femmes dans sa situation, tentent de mettre en place la première association de mères célibataires du pays pour défendre leur droit d'élever leurs propres enfants. C'est un petit pas, mais une première étape inhabituelle dans une société qui ostracise les mères célibataires à un tel point que les Coréens décrivent souvent les choses comme scandaleux en les comparant à «une femme célibataire qui cherche une excuse pour accoucher.»

Le groupe naissant des femmes - seulement 40 sont impliquées à ce jour - est en train de s'attaquer à l'une des grandes ironies de la Corée du Sud. Le gouvernement et les commentateurs s'inquiètent au sujet du taux de natalité du pays, l'un des plus bas du monde, et déplorent la réputation internationale de la Corée du Sud de pays exportateur de bébés pour les adoptions à l'étranger.

Pourtant, chaque année, les pressions sociales poussent des milliers de femmes célibataires à choisir entre l'avortement, qui est illégale mais omniprésente, et l'adoption, qui est considérée comme socialement honteuse, mais est encouragée par le gouvernement. Les quelques femmes qui décident d'élever un enfant seule risque une vie de pauvreté et la honte.

Près de 90 pour cent des 1250 enfants sud-coréens adoptés à l'étranger l'année dernière, la plupart d'entre eux par des couples américains, sont nés de femmes non mariées, selon le ministère de la Santé, des Affaires sociales et familiales.

Dans leur campagne, Mme Choi et les autres femmes ont attiré des alliés inhabituels. Les adoptés d'origine coréenne et leurs familles de l'étranger ont commencé à revenir dans les récentes années pour parler pour les femmes, qui sont confrontées aux mêmes difficultés en Corée du Sud d'aujourd'hui que les mères biologiques des adoptés l'ont été il y a des décennies.

Un tel sympathisant, Richard Boas, un ophtalmologue de Connecticut qui a adopté une fille coréenne en 1988, a déclaré qu'il aidait les autres Américains à adopter des enfants étrangers, quand il visitait un organisme de services sociaux en Corée du Sud en 2006 et a commencé à repenser «sa mentalité de sauveur et sauvetage». Là, il a rencontré une salle remplie de femmes enceintes non mariées et âgées d'environ 20 ans.

« J'ai regardé autour et me suis demandé pourquoi ces mères abandonnaient toutes leurs enfants», a dit Dr. Boas . Il a commencé Korean Unwed Mothers Support Network, qui prône une meilleure protection sociale de l'État

«Ce que nous voyons en Corée du Sud aujourd'hui, c'est la discrimination envers les mères naturelles et la privilégisation de l'adoption au niveau du gouvernement», a déclaré Jane Jeong Trenka, 37 ans, une adoptée d'origine coréenne qui a grandi dans le Minnesota et dirige maintenant Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea, un des deux groupes organisés par des adoptés coréens qui sont rentrés dans leur patrie pour défendre les droits des adoptés et des mères célibataires. «La culture n'est pas une excuse pour violer les droits humains.»

En 2007, 7774 bébés sont nés hors mariage en Corée du Sud, 1,6 pour cent de toutes les naissances. (Aux États-Unis, près de 40 pour cent des bébés nés en 2007 avaient des mères célibataires, selon le Centre national de la statistique de la santé.) Près de 96 pour cent des femmes enceintes non mariées en Corée du Sud choisissent l'avortement, selon le ministère de la Santé, des Affaires sociales et familiales.

Des femmes non mariées qui donnent naissance, environ 70 pour cent abandonneraient leurs enfants pour l'adoption, selon une enquête financée par le gouvernement. Aux États-Unis, le chiffre est de 1 pour cent, selon le rapport de Health and Human Services Departement.

Pendant des années, le gouvernement sud-coréen a travaillé pour réduire les adoptions étrangères, qui ont culminé à 8837 en 1985. Pour augmenter les adoptions domestiques, il accorde des subventions et des avantages de santé supplémentaires pour les familles qui adoptent, et a désigné le 11 mai, Journée d'adoption.

Il consacre également des milliards de dollars par année pour tenter d'inverser la baisse de natalité, en subventionnant des traitements de fertilité pour les couples mariés, par exemple.

«Mais nous ne voyons pas de campagne pour les mères célibataires pour élever nos propres enfants», a déclaré Lee Mee-Kyong, a une mère célibataire de 33 ans. «Une fois que vous devenez une mère célibataire, vous êtes marquée comme étant immorale et un échec. Les gens vous traitent comme si vous aviez commis un crime. Vous tombez au bas de l'échelle de la société.»

Le gouvernement verse une allocation mensuelle de 85$ par enfant pour ceux qui adoptent des enfants. Il offre la moitié de cela aux mères mono-parentales ayant des enfants à charge.

Le gouvernement tente d'augmenter les paiements pour aider les mères célibataires et d'ajouter plus d'infrastructures pour fournir des soins aux femmes célibataires enceintes, a dit Su-hyun Baek, fonctionnaire au ministère de la Santé. Mais la stigmatisation sociale décourage les femmes à se manifester.

Chang Ji-Young, 27 ans, qui a donné naissance à un garçon le mois dernier, a déclaré: «La sœur de mon ex-petit ami a crié en me demandant par téléphone que je subisse un avortement. Sa mère et sa sœur ont dit que c'était à elles de décider quoi faire de mon bébé parce qu'il était la semence de leur famille.»

Les familles dont les filles non mariées deviennent enceintes déménagent parfois pour cacher la grossesse. Les mères célibataires mentent souvent à propos de leur état matrimonial, de peur d'être expulsées par les propriétaires et leurs enfants ostracisés à l'école. Environ seulement un quart des Sud-Coréens sont prêts à avoir une relation proche avec une mère célibataire comme collègue ou voisin, selon un récent sondage financé par le gouvernement de Korean Women’s Development Institute.

«J'ai été refusée à huit reprises dans les demandes d'emplois», a dit Mme Lee. «Chaque fois qu'une compagnie a appris que j'étais une mère célibataire, elle m'a accusée de malhonnêteté.»

Mme Choi, la coiffeuse, a dit que sa famille a changé son numéro de téléphone pour éviter tout contact avec elle. Quand son père a été hospitalisée et qu'elle est allée le voir avec son bébé, sa sœur les a empêchés d'entrer dans sa chambre. Quand elle lui a écrit, dit-elle, son père a brûlé les lettres. L'an dernier, environ trois ans après la naissance, il a finalement accepté Mme Choi de nouveau dans sa maison.

«Ce jour-là, je l'ai vu dans la salle de bain, en train de pleurer sur une de mes lettres», dit-elle. «J'ai réalisé combien cela a dû être difficile pour lui aussi.»

Article sur le même sujet

SEOUL JOURNAL; Babies for Export: And Now the Painful Questions par New York Times publié en 1988. Remarquez que la différence aujourd'hui, contrairement il y a 20 ans, est qu'il y a une masse importante d'adoptés qui vivent en Corée, travaillant activement pour que le gouvernement agisse.

12 mai 2009

Compte-rendu de la Journée d'adoption en Corée

Adoption Day in Seoul, Korea (Journée d'adoption à Séoul, Corée)




La Journée d'adoption en Corée a été créée par les agences d'adoption afin de promouvoir l'adoption domestique. Durant le week-end dernier, se sont déroulés différents événements organisés par ASK, KoRoot et TRACK afin d'emmener un nouveau sens à cette journée, en soulignant la nécessité d'aider les mères célibataires pour qu'elles puissent élever leurs enfants, au lieu de les encourager à les donner en adoption. De plus, ces trois organismes utilisent la Journée d'adoption afin de faire comprendre au public à propos de l'adoption internationale. Vous pouvez lire les comptes rendus de deux merveilleuses personnes sur leurs super blogs, le Blog de Jane et
le Blog de Suki, ainsi que sur le
Blog de TRACK. 

Les adoptés coréens internationaux supportent les droits des mères de naissance en Corée du Sud.

 (Traduction de Korean intercountry adoptees support birth mother’s rights in South Korea du site The Hankroreh) 

Les organisations de défense des droits des adoptés coréens et les ONG sud-coréens parrainent les événements supportant "une journée sans adoption" pour aborder les causes profondes.

Adoptee Solidariy Korea (ASK), une organisation des adoptés coréens, a parrainé un symposium en après-midi à la Commission nationale des droits de Corée (NHRCK) à propos de solutions alternatives à l'adoption inter-pays (ICA) adoption, avec des représentants de cinq ONG, le vendredi 8 mai.

L'événement, organisé conjointement avec la Korean Foster Care Association, le Korean Unwed Mothers Support Network, le A-Ha! Sexuality Education Counseling Center, TacTeen et le Korea Sexual Violence Relief Center, était l'un d'une série d'événements tenus le week-end concurremment avec la Journée d'adoption.
Le 11 mai a été désigné en 2006 comme une journée nationale pour promouvoir et soutenir l'adoption nationale en Corée du Sud. En 2008, le Ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille a annoncé que les adoptions nationales avait dépassé les adoptions internationales pour la première fois avec 1288 adoptions nationales et 1264 adoptions internationales. Selon la Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (TRACK), l'adoption internationale représente la migration de masse de jusqu'à 200.000 enfants coréens dans 15 différents pays occidentaux.

Selon Kim Stoker, représentante de l'ASK, "La majorité des enfants disponibles pour l'adoption, qu'elle soit domestique ou internationale, sont de mères célibataires qui doivent renoncer à leurs enfants non pas par choix mais par nécessité en raison de l'absence d'aide sociale combiné avec le patriarcat, la pauvreté et la stigmatisation sociale." Stoker a dit,"Essayons d'empêcher l'adoption et de créer une alternative en supportant les droits des femmes en Corée du Sud où les mères célibataires peuvent garder leurs enfants."

Kwon Hee-jung, un chercheur du Women’s Culture and Theory Institute et coordonnateur de Korean Unwed Mothers Support Network qui a pris la parole au forum NHRCK a dit que le développement des droits des femmes et le questionnement de la construction des modèles de la famille nucléaire en Corée du Sud n'ont jamais été bien "au-delà des débats autour de l'institution du mariage" et "la réflexion sur les droits de reproduction a été centrée sur concevoir ou de ne pas concevoir, donner naissance à un enfant ou pas." Elle a ajouté que, jusqu'à récemment, "il n'y a pas eu beaucoup de considération des droits de la femme de garder son propre enfant, ni le droit de l'enfant de vivre avec sa famille naturelle."

Park Young-sook, présidente de la Korean Foster Care Association, a déclaré que le gouvernement sud-coréen a récemment augmenté le soutien à l'éducation des enfants de mères célibataires, le mois dernier, "à partir de 50000 won par mois d'allocation à 100000 won." Les familles d'accueil ont eu le droit de recevoir 65000 won par mois de la part du gouvernement et, selon les stipulations de la législation de l'adoption, les parents qui adoptent domestiquement ont également été admissibles à un soutien financier de 100000 won par mois.

Kwon a ajouté que six nouveaux centres pour mères célibataires sont ouverts à travers le pays. En réponse à une suggestion d'un membre de l'auditoire en ce qui concerne la construction des centres de soins à proximité des établissements scolaires pour soutenir les adolescentes qui ont décidé de mener leur grossesse à terme et d'élever leurs enfants afin qu'elles puissent terminer leur éducation, elle estime qu'il y a moins de 100 établissements privés pour les mères célibataires, les mères célibataires et leurs bébés, et les mères et leurs enfants qui sont souffrent économiquement.

ASK a dit qu'alors ils avaient envisagé le forum comme une opportunité d'inclure les agences d'adoption, dont la mission comprend également l'amélioration du système de protection sociale et de soutien des droits des enfants d'être élevés avec leurs familles naturelles, les agences ont refusé de participer. Jenny Na, co-fondatrice et membre actuel du comité directeur d'ASK a déclaré que le but du symposium était d'explorer les moyens de "s'attaquer aux causes profondes de l'adoption en fournissant l'éducation sexuelle pour les jeunes, en abordant la violence sexuelle chez les jeunes femmes, en soutenant les alternatives à l'adoption internationale qui existent présentement comme les familles d'accueil et ou la garde par la parenté, et en augmentant l'aide aux mères célibataires ou monoparentales."

Lee Mi-jeong, un chercheur à Korean Women’s Development Institute (KWDI), qui a parlé le 4 mars à la 52ième Women‘s Policy Forum: "Improving Attitudes Toward unwed Mothers and promoting support" (Améliorer les attidues envers les mères célibataires et de promouvoir le soutien), organisé par KWDI et le membre de l'Assemblée nationale, Kim Kum-lae tenu à Assembly Member’s Office Building, demande également si l'adoption est la solution à la situation des mères célibataires et leurs enfants. "Frappée par la capacité de la communauté des adoptés coréens résidant en Corée du Sud à se faire entendre, en contraste avec les mères célibataires et monoparentales, elle dit qu'à l'heure actuelle, il n'existe pas suffisamment de statistiques disponibles. Elle estime que, tandis qu'il est peut-être possible pour retracer le nombre des mères célibataires ou monoparentales qui reçoivent un certain type d'assistance pour parent monoparental, que ça "pourrait ne représentent que 5 pour cent du nombre total des mères célibataires et monoparentales." Lee suggère que cela pourrait être dû à l'attitude de la Corée du Sud qui a stigmatisé les mères célibataires et monoparentales, mais elle voit cela en train de changer alors que le gouvernement augmente le service et le soutien financier.

Jane Jeong Trenka,présidente de TRACK, qui a assisté le forum du vendredi et coordonné l'événement du théâtre de marionnettes le dimanche, affirme qu'il existe actuellement un projet de révision de la législation de l'adoption coréenne actuellement en circulation au Ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille (MHWF). Trenka a dit: "Réviser l'adoption n'est pas à propos des choix de l'éducation des enfants des parents adoptifs, que ce soit interne ou internationale, mais plutôt à propos d'un pays tentant de corriger la discrimination envers les mères célibataires et l'utilisation de l'adoption internationale comme une solution à un problème national. Elle s'est fait dire par des officiels de la Division de l'enfance et de la protection de la jeunesse du MHWF que ça pourrait aller jusqu'à l'Assemblée nationale en octobre pour être approuvé. Trenka dit qu'elle espère le plein accès à la langue pour faciliter la participation des adoptés dans les prochaines audiences publiques révisant les projets de lois sur l'adoption.

En guise de conclusion, Stoker a dit: "Alors que le gouvernement peut faire une meilleure politique et qu'il peut y avoir une augmentation de soutien réel en termes de logement et de financement, l'attitude du public a aussi besoin de changer pour la rendre possible pour les mères célibataires de garder leurs enfants."

Questions or commentaire à [englishhani@hani.co.kr]  

Réflexions pour la journée de l'adoption

(Traduct de Relfections for Adoption Day, sur le site JoongAngDaily)

Le chanteur Cho Young-nam, a raconté une fois sa première rencontre avec sa fille adoptive. "À la fin d'une journée, je suis allé dans une garderie où ma femme a dit qu'elle rencontré une jeune fille qu'elle aimait et m'a demandé d'aller voir moi-même." Alors qu'il marchait au bout du couloir, il a entendu des chuchotements de soignants disant qu'ils souhaitaient qu'Eun ji soit choisie parce que sinon elle serait envoyée à l'orphelinat quelques mois plus tard. Comme il était sur le point d'entrer dans une chambre où il pourrait choisir un tout-petit, il a soudainement entendu une voix forte dans sa tête criant à quel point c'était mal. "Je n'allais pas faire des achats compulsifs dans un magasinage. Je ne devrais pas être examiner une fille comme si elle était une bonne chaussure à acheter!" Avec cette pensée, il est retourné au bureau de la garderie et a demandé une jeune fille nommée Eun-ji. Ce jour-là, il y a 15 ans, une petite fille de 5 ans a trouvé une maison avec la famille Cho au lieu de l'orphelinat.

Aujourd'hui, la Corée commémore la Journée d'adoption. Jusqu'au début des années 1990, rares étaient ceux assez courageux dans cette société conservatrice avec ses racines profondes de notions de famille de sang à s'ouvrir sur l'adoption d'un enfant. Mais comme la société s'est développée en acceptant de plus en plus, ce n'est plus une question secrète; environ la moitié des cas d'adoption l'année dernière ont été administrés ouvertement par le biais des agences.

Pourtant le pays est accablé par la stigmatisation de l'envoi d'un si grand nombre de ses bébés vers les maisons d'outre-mer. Depuis 1958, lorsque le pays a commencé à tenir des registres des adoptions outre-mer, le total d'adoptés nés en Corée se porte à 160000.

L'Américaine, Brooke Newmaster, lors d'une visite à la terre de sa naissance, a témoigné la manière dont les adoptés vivent avec la douleur d'avoir à chaque fois expliquer et convaincre les autres ainsi qu'à eux-mêmes de leur identité. Le Suèdois, Tobias Hubinnet, dans son étude sur le lien entre l'adoption outre-mer et le nationalisme de la Corée, a réprimandé leur pays de leur naissance; le gouvernement a non seulement sauvé des sommes énormes dans des dépenses sociales mais a empoché de 4000$ à 7000$ en frais pour chaque enfant envoyé à l'étranger. Ils ont le sentiment qu'ils ont été abandonnés par leur mère patrie, ainsi que par leurs mères biologiques.

Ce qu'ils demandent de leur pays de naissance n'est pas seulement l'encouragement à garder les bébés dans le sol coréen, mais d'accroître le soutien aux mères monoparentales célibataires. Presque tous les adoptés outre-mer sont nés de mères célibataires.

L'écrivaine, Jane Trenka Jeong, qui a écrit sur les expériences d'adoption trans-raciale adoption The Language of Blood, a raillé: "La Corée est un pays qui interdit les exportations des chiens Jindo. Est qu'un enfant d'une mère célibataire vaut moins qu'un chien?"

Ironiquement, le soutien aux mères célibataires de la Corée vient de l'extérieur du pays. Dr. Richard Boas, un père américain d'une fille adoptée en provenance de la Corée, a fondé le Korea Unwed Mothers Support Network. "Qu'est-ce qui est plus précieux pour un nouveau-né que l'amour et les soins d'une mère?" demande-t-il.

C'est une question que nous avons tous besoin de nous demander aujourd'hui, la Journée d'adoption.

L'auteur est un rédacteur de nouvelles économiques du JoongAng Ilbo.

Par Lee Na-ree [windy@joongang.co.kr] 

Autres liens:

One plus one Day (The Hankyoreh, 11 mai 2009) 

Changing families, enduring love
(JoongAngDaily, 13 mai 2009)

3 déc. 2008

Feminist lens on adoption

Du site Menessota Women's Press, publié le 3 décembre 2008.

Feminist lens on adoption



Personal story, research frame the issue
Katie Leo
" Adoption is defined by American ethnocentrism. What 'we' do is right. We have the solution for everything. We can take better care of these children than you can."

-Jennie Anderson



by Katie Leo

Two years ago my husband and I decided, after four years of unsuccessful pregnancy attempts, to consider adopting a child from Korea. In doing so we joined the thousands of couples struggling with infertility who consider this option each year, in addition to fertile couples who choose to adopt, and the hundreds of thousands of couples who have done so since the practice of international adoption began. That number, in fact, includes my parents. I was adopted from Korea at the estimated age of 10 months.

Reproductive justice

As an adult Korean adoptee, I knew first hand how it felt to grow up divorced from the language, culture and people of my birth country. The undeniable question for me involved whether I could reconcile my political beliefs with participation in international adoption. Could I call myself a feminist and social justice advocate and still adopt? I realized that for me, the answer was no.

I am part of a growing number of adult adoptees who view adoption as a feminist issue, part of a continuum of reproductive rights. This perspective extends to the right to raise one's child the same importance as the right to choose whether or not to bear one.

In her book "Beggars and Choosers: How the Politics of Choice Shapes Adoption, Abortion, and Welfare in the United States," feminist historian Rickie Solinger examines adoption through this lens of reproductive rights. She states, "I believe it is crucial to consider the degree to which one woman's possession of reproductive choice may actually depend on or deepen another woman's reproductive vulnerability." In other words, how might an individual woman's right to choose adoption actually exploit another woman's lack of rights?

Jae Ran Kim, a social worker, adoption scholar and author of the blog Harlow's Monkey, is a Korean adoptee. She echoed Solinger's call for a broader consideration of reproductive rights: "Who has access to reproductive choice? We focus so much on abortion as a feminist issue, we haven't talked about a woman's right to parent."

Shannon Gibney, an African-American adoptee, activist and writer, said that many of her colleagues have redefined reproductive rights as "reproductive justice," which has broader implications beyond individualism and invites interrogation of systems of oppression versus privileging the individual. Using this language, Gibney explains, a woman can ask herself, "How can I make the most just decision, given my current historical context?"

Looking at adoption through this lens amounts to a paradigm shift, and I believe it raises crucial questions facing all Americans as we move through the 21st century. How do our choices and actions affect others, including people we do not see and will never know? Do our rights and freedoms impede those of others? And, what can an individual woman live with?

International adoption 101

International adoption, also called intercountry adoption (ICA) or transnational adoption, is generally defined as the global movement of children between countries which began on a mass scale after the Korean War and has been responsible for nearly a half million child migrations, almost one third from Korea. Initially conceived as a form of child rescue for war orphans, adoption from Korea grew into a profitable economic industry that would become the blueprint for international adoption in general.

The United States as a receiving country accounts for almost half of all international adoptions and has since the practice began. Rounding out the top five receivers for the past decade are France, Italy, Canada and Spain. Since international adoption's inception, the predominant sending countries have shifted, with Korea dominating until the 1990s. Although Korea remains a primary source for adopted children, in recent years the prevailing country of origin has been China. Russia, Romania, Ukraine, Guatemala, Colombia and Peru have also been major sources. A quick glance through this list of sending and receiving countries begs certain questions about international adoption. First, who benefits and who loses as a result of this practice? In "Beggars and Choosers," Solinger describes the "new baby consumers" of intercountry adoption as "wealthy choice makers from the United States, Canada, and Western Europe." Second, what economic and/or social conditions in the sending countries have left some women so powerless that they feel they have no choice but to relinquish their children?

While international adoption began in countries devastated by war (often U.S.-supported), it later expanded to include countries where the effects of globalization and state-sanctioned patriarchy have left poor women more vulnerable than ever.

In an interview with Mirah Riben, Solinger stated that "adoption, as a social practice, absolutely depends on the existence of groups of women rendered deeply vulnerable most essentially today because of their poverty." Some critics of intercountry adoption have noted that historically the streams of children have run one way-from the so-called Third World to predominantly white adopters-and likened it to a form of modern colonialism.

Myths of the legitimate mother

Conventional language around child relinquishment has often fixed birthmothers in a position that simultaneously acknowledges and negates them. As an example, here is the story I was told about myself when I was a young girl: You were abandoned on the doorstep of an orphanage with a note that read "Please take care of my child." Your mother loved you very much, but since she was probably a prostitute, a very young (probably teenaged) girl, or a single woman, she couldn't take care of you. So, she did the most loving thing a mother could do, she gave you up for adoption so that you could have a better life.

I accepted and retold-indeed, even took pride in-this story for years. This narrative, conveyed by my parents who first heard it from the adoption agency, illustrates the sort of manufactured positioning that Kim describes. It marks my birthmother with a presumed status, and this status ranks her on a social scale, at an inferior placement that highlights her lack of resources and defines her as therefore illegitimate for motherhood. Her economic and social vulnerability is an unquestioned given.

The story further implies certain suppositions about what "a better life" means. In this scenario, "better" clearly means American, but it also suggests wealthier, Caucasian, and most important, not with my birthmother. This notion of "a better life" has permeated adoption narratives since the practice began, often used as justification for its existence.

Who benefits?

But who gets to define what "a better life" means? Colombian-born adoptee advocate Jennie Anderson, executive chair of the Resource Committee of Adopted Adults, pointed out that "adoption is defined by American ethnocentrism. What 'we' do is right. We have the solution for everything. We can take better care of these children than you can."

Over the years the social justice argument for adoption has proved increasingly problematic for many. In her article "Birth Mothers from South Korea Since the Korean War," scholar Hosu Kim states, "Although it often has been understood historically as a humanitarian effort ... I argue the practice of intercountry adoption is a radical example of global inequality played out at the site of actual woman's bodies and often pits two women-the birth mother and the adoptive mother-against each other in a struggle to claim a legitimate motherhood."

Writer and educator Sun Yung Shin, who was adopted from Korea, framed it this way: "How do white women-whether adoptive mothers, social workers, psychologists, nurses or missionaries-serve the needs of the white patriarchy by mobilizing resources (birth mothers, social workers, the children to be adopted)? How does this hive of activity serve the controlling white masculinity?"

Moving forward

As a woman dealing with the pain of my own infertility, I did not want to think through all these questions when I first considered adopting a child. Frankly, I just wanted to be a mother. My decision not to adopt after realizing that adoption was in conflict with my political beliefs is my personal choice. I do not condemn all adoptive parents, my own included, whom I love profoundly. Nor do I condemn adoption across the board. I do think, however, that we need to reframe our discussion of adoption. And though this story is about international adoption, I believe this discussion should include domestic adoption and foster care.

I believe that if the spirit of feminism creates solidarity between women across social, economic and racial barriers, feminists should work to remove the obstacles that render women around the globe so powerless, rather than using their situations as a reason to take their children from them. We should also question adoption language that carries implicit judgments of who makes a legitimate mother. Other issues to address are using children as a commodity, and racial coding of mothers and children. And we should work toward the extension of reproductive rights to include the rights of women to raise their children.

The challenge of our times is to reach across divisive lines and work together. We have learned all too well in recent years how rigid adherence to emotionally charged political stances can damage public discourse and hinder progressive action. I fiercely hope that all invested parties in questions of adoption can strive together toward a just and equitable world for all women.

I recommend that those interested in this topic explore the tremendously rich body of scholarly and creative work by adult adoptees.

Online resources:

AK Connection Minnesota organization for adult Korean adoptees. www.akconnection.com

Resource Committee of Adopted Adults www.childrenshomeadopt.org/rcaa

Adoptee Solidarity Korea (ASK) www.adopteesolidarity.org

Adopted and Fostered Adults of the African Diaspora (AFAAD) http://afaad.wordpress.com

International Soundex Reunion Registry (ISSR) Aids adoptees and birthparents interested in reuniting. www.issr.net

Check out Jae Ran Kim's blog at harlowmonkey.typepad.com

Reading list

Outsiders Within edited by Jane Jeong Trenka, Julia Chinyere Oparah and Sun Yung Shin. A collection of essays, research, poetry and artwork by transracial adoptees.

The Language of Blood by Jane Jeong Trenka. Memoir by an adult Korean adoptee who grew up in white, rural Minnesota.

Transnational Adoption by Sara Dorow. An adoption academic's look at American adoptive parents of Chinese-born children combines sociology and empirical data.

Beggars and Choosers by Rickie Solinger. Feminist historian, examines adoption through this lens of reproductive rights.

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28 août 2008

Korean adoptees from abroad and birth mothers protest overseas adoption

Traduction de l'article "Korean adoptees from abroad and birth mothers protest overseas adoption" paru dans Yonhap News.
Kim Young-gyo, le 5 août 2007.

SÉOUL, août 2007 (Yonhap)- Roh Myung-ja s'est réuni avec son fils chaque année depuis 2004, date à laquelle elle a été réunie avec lui après l'avoir donné en adoption il y a environ 30 ans. Elle est l'une des milliers de femmes coréennes dont les enfants ont été adoptés à l'étranger.

Roh, âgée de 29 ans, croit que ce qu'elle a connu dans les années qui ont précédé le retour de son fils ne devrait arriver à personne. Maintenant, elle travaille comme un membre du personnel de Mindeulae (en anglais, Dandelions et en français Pissenlits), un groupe civique des parents de la Corée du Sud dont les enfants ont été adoptés à l'étranger et qui s'opposent au système d'adoption de la nationn, qui envoie des milliers d'orphelins et d'enfants abandonnés à l'étranger.

"Nous espérons qu'aucune autre mère n'aura à passer par la douleur et les souffrances que nous avons vécues. L'adoption outre-mer laisse des cicatrices profondément enracinées sur les mères et les enfants," a déclaré Roh dans une interview avec l'Agence de presse Yonhap le samedi.

Environ 30 adoptés coréenne de l'étranger et 10 mères, y compris Roh, se sont réunis samedi pour un rassemblement au centre-ville de Séoul pour appeler le gouvernement à abolir l'adoption internationale de la Corée du Sud. Les mères et les adoptés ne sont pas tous apparentés les uns aux autres.

Ils ont tenu des signes de piquetage qui disaients: "Real Choices for Korean Women and Children," , "Les bébés coréens, pas pour l'exportation" et "Fin à l'adoption outre-mer."

Une campagne de collecte de signature a également commencé à exprimer leur opposition à l'adoption outre-mer. Le groupe civique envisage de recueillir un million de signatures au niveau national.

Les chiffres du gouvernement montrent qu'il y a eu environ 87500 adoptions nationales, contre 158000 adoptions internationales, depuis la fin de la guerre de Corée en 1953.

En 1977, Roh a dû abandonner son enfant de 11 mois et elle n'avait aucune idée que son fils était parti aux États-Unis.

"J'ai été littéralement choquée lorsque j'ai reçu un appel téléphonique en 2004 disant que mon fils s'en vient des États-Unis pour me chercher", a déclaré Roh.

Roh a déclaré que personne ne demande ou n'est responsable de ce qui se passe aux enfants après qu'ils soient adoptés à l'étranger.

"Heureusement, ça s'est bien passé pour mon fils. Mais qui sait ce que les autres enfants subissent?" dit-elle. "Le jour où j'ai emmené mon fils pour magasiner pour la première fois, il m'a dit: 'C'est la première fois de ma vie que je suis allé magasiner sans me soucier que je ne suis pas blanc". Le fils de Roh, qui n'a pas été en mesure de faire un voyage cette semaine à Séoul à partir du Dakota du Sud, soutient sans réserve son action, dit-elle.

Jaeran Kim a été l'une des adoptés de l'étranger qui se sont joints aux protestations du samedi. Travailleuse sociale mettant l'accent sur l'adoption nationale aux États-Unis, Kim a été adoptée de la Corée du Sud par une famille américaine en 1971.

"Lorsque les gens parlent de l'adoption, ils ne se soucient pas de savoir comment l'enfant grandit ou comment ça affecte les mères biologiques», a-t-elle dit. "Le système d'adoption est trop dominé par les familles adoptives et les agences d'adoption." Kim a souligné qu'elle n'a pas eu d'expérience négative comme adoptée coréenne aux États-Unis et qu'elle est en bonne relation avec ses parents adoptifs.

Ce n'est pas une question de savoir si vous aviez une bonne expérience ou mauvaise expérience comme enfant adopté. Le système d'adoption va bien au-delà. Il travaille au sein d'une politique, la structure institutionnelle de la société», a-t-elle dit.

Kim, qui était à sa troisième visite en Corée du Sud, n'a pas été en mesure de trouver ses parents biologiques encore, mais elle planifie de vivre en Corée du Sud avec son mari et ses enfants pendant un certain temps dans l'avenir.

"L'adoption n'affecte pas seulement moi comme enfant adoptée, mais elle a également des répercussions sur ma famille - mon mari et mes enfants. Mes enfants n'ont pas leurs grands-parents en Corée du Sud, et eux aussi, ils ont perdu leur part de la culture coréenne», a-t-elle dit.

Elle a fait valoir qu'un enfant doit être adopté par la famille élargie ou la communauté élargie à tout le moins, et que l'adoption internationale devrait être la dernière option.

La Corée du Sud, la 11ième puissance économique au monde, est le quatrième pays en 2004, après la Chine, la Russie et le Guatemala à envoyer le plus d' enfants aux États-Unis pour l'adoption, selon un document de recherche de Peter Selman, un universitaire britannique.

ygkim@yna.co.kr

Vidéo YouTube: Birthmothers protest to end adoption



Autre article:

"Je pense que tout le monde est d'accord que la meilleure chose pour un enfant est d'être élevés par leur propre mère", a déclaré Trenka, rédactrice de Yonhap News Agency. "Peut-être que, matériellement, nous [les adoptés] pouvons avoir plus, mais nous parlons des relations mère-enfants, et je pense que c'est plus important que l'argent."Trenka a déclaré que la Corée, la 12e puissance économique dans le monde, peut se permettre de prendre soin de ses propres enfants et elle devrait comme dans tout autre pays développé. Les mères sont obligées d'envoyer leurs enfants pour adoption outre-mer en raison de l'absence d'un système de protection sociale.
Trenka a déclaré que les adoptions sont une forme de violence envers la mère, parce que la société coréenne fronce les sourcils sur l'idée d'une femme seule élevant un enfant. Ainsi, la seule femme n'a pas d'autre choix que d'abandonner l'enfant.
Elle a comparé le problème au soi-disant "femmes de réconfort", qui ont été forcées à être des esclaves sexuelles pour les soldats japonais pendant la Seconde Guerre mondiale.
"Je pense que les Coréens soutiennent unilatéralement les femmes de réconfort et sont tout à fait conscients de la violence qui leur est arrivée en tant que femmes.
Mais, j'ai remarqué que les gens ne se soucient pas autant des mères, même s'il s'agit d'une forme de violence sexuelle envers les femmes". Adoptee seeks end to overseas adoptions (JoongAng Daily, le 4 août 2007)

18 août 2008

Dr. Richard Boas speaks on Korean unwed moms -

"Dr Boas est un parent adoptif d'une jeune fille de la Corée. Il avait l'habitude de promouvoir les adoptions internationales, mais après son premier voyage en Corée, il a soudainement fait un virage de 180 degré et il a investi beaucoup de temps, d'argent et d'énergie dans le soutien mamans coréennes célibataires au cours des deux dernières années. Il a créé un réseau de support pour les mères célibataires en Corée (Korean Unwed Mothers Support Network). Il a également été un merveilleux auditeur à l'adulte a adoptées et a mon plus grand respect." J. J. Trenka (du site YouTube)

Voir aussi l'article American adoptive father launches campain to help unwed Korean moms dans Korea.net

Le vidéo suivant est le discours de Dr Boas à l'Institut du développement des femmes coréennes (Korean Women's Development Institute, KWDI), le jeudi le 14 août 2008.

Voici son discours écrit en plein texte (provient du site TRACK) Voir plus bas pour la traduction du discours.

Good afternoon. I’m honoured to speak at today’s KWDI forum. I’m founder and director of The Korean Unwed Mothers Support Network that advocates for and raises the visibility of the issue of the difficult situation of unwed Korean mothers and their children. In addition, I have established at Norwalk Hospital, in Connecticut, as well as Connecticut Hospice, funds that assist cancer patients and their families. I am a Board Member of The Charter Oak Challenge Foundation, which issues to address issues of poverty and lack of quality education in Bridgeport Connecticut, one of the poorest cities in the States.

In 1987, my wife and I already had two wonderful children, and we wished to have a third child. We decided to adopt from Korea, as we understood that children there born to unwed mothers faced a difficult future, especially girls. By adopting, we hoped to give a child a better life in the States. In addition, we understood that Korea and US had the world’s best developed system of intercountry adoption. Esther was born at Pusan in October 1987 and came to us three and a half months later.

For many years, I have been an ophthalmologist specializing in glaucoma, a potentially blinding disease. It was most rewarding yet I wished to help people in a different way.

In 2005, I learned that many local families could not adopt due to steep and rising costs. I was especially moved by their desire to adopt siblings of children already adopted, also special needs children. I was truly grateful to Family and Children’s Agency in Connecticut (FCA) and Social Welfare Society in Seoul (SWS) for bringing us our child and wanted to be able to help other families adopt, as we did.

I began meeting with other adoptive families in my area. Together, we started The Adoption Foundation at FCA. While I was with the Foundation, we aided about fifteen families. It was truly gratifying to review applications from families, and make grants that would help them adopt.

I believed in our work, and wanted to do everything I could to promote it, so I asked to join the FCA social workers on their trip to Korea on October 2006, at my expense.

The trip changed me completely.

I was not prepared for my reaction to holding infants (some as young as four days old), meeting special needs children, visiting sick children in the hospital, and seeing a three month-old boy and his foster mom. These children had been relinquished by their unmarried mothers, and therefore orphaned. However, I was deeply moved by dozen young women in SWS facility in Daegu. All were approximately 18-24 years old, all were pregnant and unmarried and every single one of these mothers had already agreed to give up her child. Suddenly, I realized that 20 years ago, Esther’s mother was one of these women, and Esther was one of these orphans. And I had the answer to a question that had bothered me since adopting Esther; I had not recognized or validated the woman who gave birth to my child, nor the relationship between them.

I had strongly supported adoption from Korea. However, I realized that I had been blind to the circumstances of unwed Korean mothers, their children and families, and the possible negative effects of adoption, especially international adoption, on mother and child. Seventy percent of unmarried Korean mothers give up their children. The US figure is 2%. Why the disparity? Is this truly necessary? More importantly, isn’t it the right of any loving, capable mother to bring up her child, if she chooses, not only in Korea, but anywhere in the world? The women I met in Daegu, and Esther’s mother Young Ja before them, had painfully relinquished their children, especially with no societal alternative.

With my thinking sharply changed, I returned home, asking: How can I, an American adoptive parent, help so that the best interests of unmarried Korean mothers and their children are met? Is there a role that I should play, would it make a difference, and would it be accepted and embraced by Korean society? If a woman chooses to keep and raise her child, how can I help increase the likelihood that she will be able to do this? Should she choose to place her child for adoption, how may I help her? If Esther had been born last week, what would have been the right things to do for her and her mother?

Adoption from Korea sharply increased over 50 years ago as a valid response to the needs of war orphans and children fathered by American servicemen. Adoption continues for completely different reasons. Some overseas adoption may always be necessary. However, why isn’t Korea, a democracy with the world’s 12 largest economy, helping its own? Why isn’t it doing everything it can to help unmarried women keep and raise their children, if they choose? These brave women deserve all the help they can get!

Stunned, I left the pro-international adoption foundation I helped to start. Instead, I began to focus on unwed Korean moms and their children. My hope was that I could do something to help Koreans positively address this issue.

An unwed Korean woman and her child endure social stigma, hostility, alienation from her family, insufficient childrearing resources, and lack of government support. Even though there is a father, the mother is told that since she created he problem, she must solve it, alone. If the mothers give up her child for adoption – which she usually does, she is faced with guilt and shame for the rest of her life. I love my daughter, and as grateful as I am that Esther became my daughter, it pains me to see any woman give up her child because family, society and government will not support her – just as Esther was given up by her mother. I have met many Koreans who feel guilty about this issue, but who seem unwilling or unable to change it.

I respect and understand that Koreans have a five thousand year history, with patriarchal traditions that stress blood lineage and a stigma against unmarried mothers and their children. This longstanding stigma is largely supported by current public policy.

It is important for me to help make more visible the difficult situation of unwed mothers and their children, and educate, inform, promote discussion, even debate, and serve as a resource in the hope that Korans positively address the issue, in their own way. Koreans have a wonderful opportunity to embrace these mothers and children.

This is my fifth trip to Korea in less than two years. I have engaged in a number of activities which include, but are not limited to, support Ae Ran Won, which aids unwed mothers and their children, support The Korean Women’s Workers Association, Korean Women’s Associations United, as well as Hanbumo – which all provide advocacy and support for older single mothers. It is also my pleasure to support research to be undertaken by the KWDI, on a range of issues concerning unwed mothers.

I came to Korea this time to continue my ongoing work, and future may hold return trips, I hope, to work with my friends and colleagues in this wonderful country.
Thank you.

Traduction:

Bonjour. Je suis honoré de prendre la parole au forum de KWDI d'aujourd'hui. Je suis fondateur et directeur de The Korean Unwed Mothers Support Network (Le réseau de support des mères célibataires coréennes) qui prône et élève la visibilité de la question de la difficile situation des mères célibataires coréennes et de leurs enfants. De plus, j'ai créé à l'hôpital de Norwalk, au Connecticut, ainsi qu'à l'hospice de Connecticut, les fonds qui aident les patients atteints de cancer et leurs familles. Je suis un membre du conseil d'administration de la Charte Challenge Oak Foundation, qui aborde les problèmes de la pauvreté et le manque d'une éducation de qualité à Bridgeport dans le Connecticut, une des villes les plus pauvres aux États-Unis.

En 1987, ma femme et moi avions déjà eu deux merveilleux enfants, et nous souhaitions avoir un troisième enfant. Nous avons décidé d'adopter de la Corée, car nous avions compris que les enfants nés de mères célibataires faisaient face à un avenir difficile, en particulier les filles. En adoptant, nous espérions donner à un enfant une vie meilleure aux États-Unis. De plus, nous avions compris que la Corée et les États-Unis avaient développé les meilleurs systèmes d'adoption internationale au monde. Esther est née à Pusan en Octobre 1987 et est venue à nous trois mois et demi plus tard.

Pendant de nombreuses années, j'ai été un ophtalmologiste spécialisé dans le glaucome, une maladie qui peut rendre potentiellement aveugle. C'était gratifiant pourtant je souhaitais aider les gens d'une manière différente.

En 2005, j'ai appris que de nombreuses familles locales ne pouvaient adopter en raison d'une hausse exorbitante des coûts. J'ai été particulièrement ému par leur désir d'adopter des frères et sœurs des enfants déjà adoptés, également des enfants avec des besoins spéciaux. J'étais vraiment reconnaissante envers Family and Children’s Agency (FCA)dans le Connecticut et à Social Welfare Society dans Séoul (SWS)de nous amener nos enfants et je voulais être en mesure d'aider d'autres familles à adopter, comme nous l'avons fait.

J'ai commencé des rencontres avec d'autres familles adoptives dans ma région. Ensemble, nous avons commencé l'Adopted Fondation à FCA. Alors que j'étais avec la Fondation, nous avons aidé une quinzaine de familles. C'était vraiment gratifiant d'examiner les demandes des familles, et donner des subventions qui les aidaient à adopter.

Je croyais en notre travail, et je voulais faire tout mon possible pour le promouvoir, alors j'ai demandé de me joindre aux travailleurs sociaux de FCA pour leur voyage en Corée, en Octobre 2006, à mes frais.

Le voyage m'a complètement changé.

Je n'étais pas prêt à ma réaction à tenir des enfants (certains âgés d'à peine quatre jours), à rencontre des enfants avec des besoins spéciaux, de visiter des enfants malades à l'hôpital, et de voir un garçon âgé de trois mois et sa mère d'accueil. Ces enfants avaient été abandonnés par leurs mères célibataires, et donc étaient rendus orphelins. Toutefois, j'ai été profondément ému par une douzaine de jeunes femmes dans le service de SWS à Daegu. Elles toutes âgées d'environ 18-24 ans, toutes étaient enceintes et non mariées, et chacune de ces mères avait déjà accepté de renoncer à son enfant. Tout à coup, je me suis rendu compte que 20 ans plus tôt, la mère d'Esther était l'une de ces femmes, et Esther était l'une de ces orphelins. Et j'ai eu la réponse à une question qui m'avait toujours tracassé depuis l'adoption d'Esther; je n'avais pas reconnu ou validé la femme qui a donné naissance à mon enfant, ni la relation entre elles.

J'avais fortement appuyé l'adoption de la Corée. Toutefois, je me suis rendu compte que j'avais été aveugle aux circonstances des mères célibataires coréennes, leurs enfants et les familles, et les éventuels effets négatifs de l'adoption, en particulier l'adoption internationale, sur la mère et l'enfant. Soixante-dix pour cent des mères célibataires coréennes abandonnent leurs enfants. Les États-Unis chiffrent à 2%. Pourquoi cette disparité? Est-ce vraiment nécessaire? Plus important encore, n'est-ce pas le droit de toute mère aimante et capable d'élever son enfant, si elle choisit, non seulement en Corée, mais partout dans le monde? Les femmes que j'ai rencontrées à Daegu, et Young Ja, la mère d'Esther avant elles, ont douloureusement renoncé à leurs enfants, en particulier sans alternative de la société.

Avec ma pensée brusquement changé, je suis retourné la maison, posant la question suivante: Comment puis-je, un parent adoptif américain, aider afin que les meilleurs intérêts des mères célibataires et de leurs enfants soient rencontrés? Existe-t-il un rôle que je devais jouer, faudrait-il faire une différence, et serait-il accepté et adopté par la société coréenne? Si une femme choisit de garder et d'élever son enfant, comment puis-je aider à augmenter la probabilité qu'elle sera en mesure de le faire? Si elle devait choisir de placer son enfant pour l'adoption, comment pourrais-je l'aider? Si Esther était née la semaine dernière, quelle aurait été la bonne chose à faire pour elle et sa mère?

L'adoption de la Corée a augmenté il y a plus de 50 ans comme une réponse valable aux besoins des orphelins de guerre et des enfants engendrés par les militaires américains. L'adoption continue pour des raisons complètement différentes. Certaines adoptions internationales pourraient toujours être nécessaires. Toutefois, pourquoi la Corée, avec un pays démocratique avec la 12 plus grandes économie au monde, n'aide-t-elle pas ses propres citoyens? Pourquoi ne fait-elle pas tout ce qu'elle peut pour aider les femmes célibataires à garder et élever leurs enfants, si elles le souhaitent? Ces femmes courageuses méritent toute l'aide qu'elles peuvent obtenir!

Étourdi, j'ai quitté la fondation de pro-adoption internationale que j'avais aidé à démarrer. Au lieu de cela, j'ai commencé à mettre l'accent sur les mères célibataires coréennes et de leurs enfants. Mon espoir est que je pouvais faire quelque chose pour aider les Coréens à faire positivement face à ce problème.

Une femme coréenne célibataire et son enfant subissent la stigmatisation sociale, l'hostilité, l'aliénation de sa famille, l'insuffisance des ressources pour élever son enfant, et le manque de soutien gouvernemental. Même s'il y a un père, la mère se fait dire que puisqu'elle a créé le problème, elle doit le résoudre, à elle seule. Si la mère abandonne son enfant pour adoption - c'est ce qu'elle fait habituellement, elle est confrontée à la culpabilité et la honte pour le reste de sa vie. J'aime ma fille, et aussi reconnaissant que je sois que Esther soit devenue ma fille, ça me fait souffrir de voir une femme abandonner son enfant parce que la famille, la société et le gouvernement ne la supportera pas - tout comme Esther a été abandonnée par sa mère. J'ai rencontré beaucoup de Coréens qui se sentent coupables à ce sujet, mais qui semblent ne pas vouloir ou ne pas pouvoir le changer.

Je respecte et comprends que les Coréens ont une durée d'histoire de cinq mille ans, avec des traditions patriarcales soulignent la lignée de sang et une stigmatisation à l'encontre des mères célibataires et de leurs enfants. Cette stigmatisation de longue date est largement soutenue par les politiques publiques actuelles.

Il est important pour moi de contribuer à rendre plus visible la situation difficile des mères célibataires et leurs enfants, et d'éduquer, d'informer, de promouvoir des discussions, même débat, et de servir de ressources dans l'espoir que les Coréens traiteront positivement le problème, à leur manière. Les Coréens ont une merveilleuse occasion d'entourer ces mères et ces enfants.

C'est mon cinquième voyage en Corée en moins de deux ans. J'ai entrepris un certain nombre d'activités qui comprennent (mais ne sont pas limités à): le soutien de Ae Ran Won, qui aide les mères célibataires et leurs enfants, le soutien de Korean Women's Worker's Association, Korean Women’s Associations United, ainsi que Hanbumo -qui tous fournissent soutien aux mères célibataires âgées. J'ai également le plaisir de soutenir la recherche qui sera entreprise par KWDI, sur un éventail de questions concernant les mères célibataires.

Je suis venu en Corée cette fois-ci pour poursuivre mes travaux en cours, l'avenir contiendra des voyages de retour, j'espère, pour travailler avec mes amis et collègues dans ce merveilleux pays. Merci.

13 août 2008

South Korea Debates International Adoption

Voir la version originale "South Korea Debates International Adoption"

dans VOA News

13 Août 2008

Le reportage de Stother. Download (MP3)

La Corée du Sud débat sur l'adoption internationale.

Depuis les années 1950, la Corée du Sud a envoyé plus de 150000 enfants orphelins pour vivre avec des familles occidentales. C'est en partie dû à un préjugé que de nombreux Coréens ont, à prendre des enfants qui ne sont pas les leurs. Mais un nombre croissant d'avocats appellent à mettre fin à l'adoption internationale et s'efforcent d'encourager les familles coréennes à adopter. Jason Strother, de Séoul.

Han Yeon-hee, son mari et leurs sept enfants sont montés à bord de leur mini van familial. Leurs enfants sont âgés de 7 à 28 ans. Mais un seul est l'enfant biologique du couple. Han dit qu'elle a adopté six enfants parce qu'elle ne voulait pas voir un enfant grandir sans famille. Elle dit qu'avant même d'être mariée, elle voulait non seulement avoir son propre enfant, mais aussi en adopter un. Elle n'a jamais pensé qu'elle finirait par en adopter autant.

Mis à part la grandeur, la famille de Han est unique parce que la plupart des Coréens n'envisagent pas l'adoption. À un orphelinat de Séoul, environ 40 enfants s'assoient pour le déjeuner. Selon les défenseurs de l'adoption, des milliers d'enfants sud-coréens vivent dans ces institutions. La plupart ont été abandonnés par des mères célibataires ou des parents qui ne pouvaient pas s'occuper d'eux. Lorsqu'un enfant atteint ses trois mois, les chances qu'il soit adopté deviennent minces.

Soon-Chun Gul, est le directeur de MPAK - Mission to Promote Adoption in Korea (Mission pour promouvoir l'adoption en Corée). Il explique que le préjugé est la principale raison des familles coréennes pour ne pas adopter. Chun dit que de nombreux Coréens pensent qu'ils doivent maintenir la lignée familiale, alors il est difficile pour de nombreuses personnes d'avoir un esprit ouvert envers l'adoption d'enfants d'une autre famille. Il ajoute que beaucoup de gens ont des préjugés sur les orphelins, et pensent qu'ils ont des défauts génétiques ou que leurs parents sont alcooliques ou ont des problèmes mentaux.

Depuis la fin de la guerre de Corée en 1953, la Corée du Sud s'est fiée sur les familles de l'Ouest, principalement des États-Unis, pour adopter ses enfants orphelins. Mais cette pratique a un nombre croissant de critiques. Les leaders de l'opposition sont des adoptés sud-coréens qui, en tant qu'adultes, sont retournés vivre dans leur pays naissance.

Kim Stoker, qui a été adoptée par une famille américaine en 1972, représente un groupe appelé Adoptees Solidarity Korea. Elle affirme que le gouvernement devrait essayer d'aider les mères célibataires, au lieu de les encourager à envoyer leurs enfants à l'étranger. "Au lieu de développer des programmes de bien-être social, [le gouvernement sud-coréen], il est devenu dépendant du programme de l'adoption internationale pour s'occuper de certains aspects de la société, et ils n'ont jamais eu à développer aucune sorte de filet de sécurité sociale parce qu'ils ont l'adoption internationale», a déclaré Stoker.

Stoker considère que l'adoption internationale est une violation, non seulement des droits humains de la mère mais aussi de l'enfant. Elle dit que c'est quelque chose que les gens des pays adoptifs ne comprennent pas. "Vous savez, les gens ont cette attitude que les adoptés devraient être reconnaissants», a-t-elle dit. "Reconnaissants, pourquoi? Ne pas être élevée avec la femme qui m'a donné naissance? Devrais-je être reconnaissante d'avoir été enlevée de ma culture, de ma langue, de mes collègues, des gens qui sont de ma race?"

Chun Soon-gul de MPAK dit que lui aussi, souhaiterait voir la fin des adoptions internationales, un jour. Mais pour l'instant, plus de travail doit être fait pour aider les milliers d'enfants sud-coréens qui grandissent dans des orphelinats. Il dit que sans l'argent ou le soutien d'une famille pour entrer à l'université, il est facile pour les orphelins de rester en arrière. Chun dit que lorsque des orphelins atteignent leurs 18 ans et doivent quitter l'orphelinat, il est très difficile pour eux de mener une vie normale. Il est difficile pour eux de trouver un bon emploi rémunéré et ils finissent par se trouver au bas de la société. Chun dit que la Corée a besoin d'avoir plus de familles, comme Han Yeon-hee, qui soient prêtes à offrir aux orphelins des foyers d'amour.

De retour à la maison de Han, Hannah, huit ans, pratique ses leçons de piano. Han dit qu'elle sait qu'il faudra beaucoup de temps pour que les autres familles coréennes surmontent leurs préjugés envers les orphelins. Elle espère que sa famille pourra être en mesure de changer les attitudes envers l'adoption. Elle dit qu'en Corée, il n'y a pas de bons modèles pour l'adoption. Elle dit que les gens pensaient que l'adoption était une honte ou ils gardaient le secret. Elle espère que ses enfants peuvent être de bons exemples.

Le travail de Han Yeon-hee et MPAK pourrait porter fruits. L'année dernière, pour la première fois depuis que l'adoption internationale a commencé en Corée du Sud, il y a eu plus d'enfants pris en charge par des familles coréennes que d'enfants envoyés à l'étranger.