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11 sept. 2009

Le prix que nous payons tous: trafic d'humains dans l'adoption internationale

Le magazine Conducive a publié deux articles sur l'adoption internationale et un article sur l'adoption transraciale dans son numéro de août/septembre 2009, en plus des trois articles que j'ai déjà mentionnés dans mon message-blog précédent.

1) The Price We All Pay: Human Trafficking in International Adoption

L'adoption est déjà imprégnée de séquelles de pertes pour l'enfant et sa famille. Ajoutez à cela les révélations récentes de vente de bébés pour l'adoption dans les pays comme le Vietnam et l'Inde, et on doit revoir à qui profite exactement l'adoption. Kevin Allen Minh, un adopté vietnamien, explore les manières de traiter efficacement cet élément de la traite des êtres humains. Celles-ci incluent, mais ne sont pas limitées à, voir à ce que le gouvernement américain signe la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant et détourner les fonds de l'industrie de l'adoption dans les programmes de protection de l'enfance dans leurs pays d'origine.

2)INTERNATIONAL ADOPTION: Child Protection or a Breach of Rights?

(Pour traduction de cet article, voir le message-blog précédent.)

Roelie Post, auteure du livre intitulé Romania For Export Only - The Untold Story of the Romanian ‘Orphans’ veut se distancier des étiquettes pro et anti-adoption et diriger les débats vers le cœur du problème: à savoir si l'adoption internationale est une mesure de protection de l'enfant, si les enfants ont des droits dans leur propre pays, et si l'adoption internationale est en fin de compte une violation de ces droits? Roelie Post termine par la question cruciale: l'adoption inter-pays peut-elle être légiférée, sans cela nous mène à un marché d'enfants dirigé par la demande? Les Roumains ont interdit les adoptions inter-pays, Roelie Post décrira l'expérience et les conséquences pour les autres pays.

3)TRANSRACIAL ADOPTION Some Visions I Have Seen...

À quoi ressemblerait un monde dans lequel les femmes et les communautés sont habilitées à prendre soin de leurs nouveau-nés? Shannon Gibney, L'activiste auteure et adoptée africain-américaine expose sa vision d'un tel monde. Grâce à son travail, Gibney a formé des coalitions avec le mouvement des adoptés internationaux. Ces coalitions offrent des espaces pour les adoptés pour dialoguer et pour employer la puissance de l'écriture, de l'art et de l'éducation pour commencer le processus à de création du type de monde envisagé par Gibney et tant d'adoptés comme elle en une réalité.

24 août 2009

Adoption internationale et la financiarisation du tout

Trois articles (en anglais) sur le business mondial florissant de l'adoption internationale, écrits par des adoptés coréens, publiés dans le magazine Conducive de août/septembre 2009.

1) Transnational Adoption and the “Financialization of Everything”

L'adoption internationale est souvent considérée comme une relation mutuellement bénéfique entre les enfants ayant besoin d'un foyer et les adultes financièrement stables qui veulent élever un enfant. Mais c'est aussi une entreprise qui rapporte beaucoup d'argent. En accord avec le néolibéralisme, ou le vide des services gouvernementaux, de nombreux enfants adoptés sont nés de mères célibataires qui se voient proposer peu ou pas de ressources pour s'occuper de leurs enfants. Les agences d'adoption internationale ont comblé cette lacune en offrant des logements, et en faisant des profits dans le processus. La transformation de l'adoption en un business mondial crée une incitation supplémentaire à ne pas aider les mères, qui pourraient recourir à l'adoption en désespoir de cause, non par le désir. Les adoptés activistes travaillent à faire comprendre ce problème. En s'intéressant particulièrement à la Corée du Sud, l'auteur et co-fondateur de Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (TRACK), Jane Jeong Trenka soutient le processus devrait être réaménagé de manière à remettre l'argent et les décisions fatidiques là où ils devraient: avec les mères et leurs enfants. TRACK travaille actuellement avec le gouvernement coréen pour que les voix des parents biologiques et des adoptés coréens soient entendus dans les révisions des lois d'adoption de la Corée du Sud.

2) EDITORIAL Trading in Babies

L'adoption transnationale est une entreprise mondiale florissante. Son succès et le manque de réglementation ont créé un mobile lucratif pour le trafic d'enfants. Écrivaine, activiste et cinéaste, So Yung Kim recommande de réorganiser l'industrie de l'adoption transnationale afin de protéger les droits des enfants. Les adoptés nationaux et internationaux se réunissent déjà pour discuter des options et pour s'associer sur les questions politiques. Kim propose également plus de coalitions entre les groupes des adoptés et d'autres groupes d'action luttant pour les droits fondamentaux de tous les peuples.

3) EDITORIAL International Adoption and the Fight for Human Rights

L'adoption internationale est devenue tranquillement un business lucratif. Alors que les agences d'adoption internationale voudraient sans doute la maintenir telle quelle, les adoptés adultes internationaux posent aujourd'hui des questions. Ils participent au débat sur à qui la pratique sert en fait de meilleurs intérêts, ou à qui elle devrait servir: l'adoptant ou l'adopté? Jetant un coup d'œil critique à la pratique de l'adoption internationale, président de United Adoptees International, Hilbrand Westra explore les chevauchements inquiétante des pratiques du marché libre et des justifications religieuses, et énonce des solutions pour une réforme juridique pratique. Westra montre la puissance d'un groupe naissant de voix des adoptés qui façonne ce qui était autrefois considéré comme une inégalité inévitable.

21 juil. 2009

La Corée continue de nier accès aux adoptés coréens de l'étranger

Traduit de l'article
Korea Continues to Deny Overseas Adoptees Access
publié dans Korea Times Opinion, le 17 juillet 2009, par Jennifer Kwon Dobbs et Jane Jeong Trenka.

Le ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille a ouvert un centre de service de renseignements central d'adoption mercredi afin de fournir des services post-adoption aux adoptés à la recherche de leur famille d'origine. Cependant, il y a un problème important que le ministère n'a pas tenu compte: l'accès des adoptés.

Ce centre est destiné à répondre à l'exigence d'une "autorité centrale" exigée par la Convention de La Haye sur l'adoption internationale. Cliquez sur le nouveau site Web de l'autorité centrale (www.kcare.or.kr), avec des images des adoptés dont leurs familles de naissance les cherchent et vous trouverez qu'il est entièrement en langue coréenne. Est-ce qu'un adopté de l'étranger dont la première langue est le français ou l'anglais peut le lire ou l'utiliser?

Depuis 1953, la Corée du Sud a envoyé plus de 160.000 enfants coréens à l'étranger, dans 14 pays occidentaux. C'est le plus vieux et le plus grand programme d'adoption au monde, malgré le miracle économique de la Corée du Sud.

La réunion avec les familles de naissance est l'une des principales raisons pour laquelle les adoptés retournent en Corée. De 1995 à 2005, le ministère a indiqué que 78.000 adoptées sont venus en Corée pour chercher leurs familles. Pourtant, seulement 2,7 pour cent ont été réunis. Qu'est-ce qui explique ce faible taux de réussite?

Mads Them Nielsen, ancien directeur de services post-adoption au Global Overseas Adoptees' Link (GOAL) de 2001 à 2003, a déclaré: "En une année, j'ai reçu environ 240 demandes, y compris les requêtes par email. J'ai réuni seulement 10 cas. Le principal problème est l'obtention d'informations de la part des agences."

Le manque d'accès pour les adoptés ne comprend pas seulement les dossiers et la traduction, mais aussi la représentation active des adoptés.

Bien que l'autorité centrale ait une représentation importante des agences d'adoption, un adopté de l'étranger qui vit à Séoul, qui était un candidat potentiel pour le conseil d'administration, a été abandonné sans explication.

Son remplaçant, Steven Morrison, est un adopté qui vit aux États-Unis qui est le chef de Mission to Promote Adoption in Korea (mission pour promouvoir l'adoption en Corée). En raison de son séjour à l'étranger, il ne peut pas assister régulièrement aux réunions ou événements de Séoul qui sont importants pour le processus de prise de décision du centre de service de renseignements.

Au niveau institutionnel, le ministère continue à voir les adoptés dans leur ensemble comme des enfants et à les discriminer à leur encontre comme des "orphelins" et des "étrangers" qui ne peuvent pas représenter leurs propres intérêts et qui ne devraient pas prendre de décisions à propos d'eux-mêmes.

Toutefois, les adoptés continuent de lutter pour faire entendre leur voix. La deuxième audience, tenue le 1er juillet, du ministère sur la révision des lois sur les adoptions domestiques et internationales de la Corée du Sud, parrainée par la Korean Women's Development Institute (KWDI), a marqué la première fois en 56 ans de l'adoption internationale de la Corée qu'une masse importante d'adoptés coréens de l'étranger ont été en mesure de communiquer directement leurs propres intérêts dans une instance gouvernementale. La KWDI a fourni des services professionnels de traduction simultanée.

Cette audition publique était à l'origine destinée à être la dernière avant que le ministère envoie les révisions proposées à l'Assemblée nationale de la loi sur l'adoption.

Toutefois, après avoir vu le nombre des adoptées et des supporters qui ont exprimé leurs opinions, Park Sook-ja, la directrice du ministère du bureau de la politique familiale, a annoncé qu'une autre audience publique pourrait être nécessaire pour examiner plus en détail les préoccupations des et des mères monoparentales.

Mais le ministère n'a pas publié d'informations sur une troisième audience publique. En revanche, elle a précipité l'ouverture du centre de service en ligne et sur place, sans consulter les adoptés de l'étranger et sans aucun égard pour les commentaires qu'ils ont donnés à la dernière audience publique.

Le ministère envisage pour le centre, d'emmener la Corée du Sud en conformité avec la Convention de La Haye sur l'adoption internationale.

Conformément à la convention, il doit tenir les registres des adoptés et les aider dans leurs recherches des familles de naissance. Il devrait également servir en tant que organisme de surveillance des agences. Toutefois, le centre est inscrit comme une entité privée, et non un organisme gouvernemental avec un contrôle suffisant.

Les fonctions et les problèmes du centre sont les mêmes que l'ancien centre de renseignements d'adoption GAIPS (Global Information and Post Adoption Services Center).


En fait, il est situé dans l'ancien bureau de GAIPS - ils ont encore à changer le signe à la porte. GAIPS n'a pas réussi à établir une relation de travail avec les adoptés de l'étranger parce qu'il n'était pas disposé à fournir l'accès linguistique.

Malgré de son apparence de faire des améliorations, le gouvernement sud-coréen continue de refuser un accès authentique et les services à la communauté d'adoption. Cinquante-six ans de l'histoire d'adoption, les adoptés attendent toujours. 

Jennifer Kwon Dobbs, professeure d'anglais à St. Olaf College dans le Minnesota, est l'auteure du livre Paper Pavilion. Jane Jeong Trenka est l'auteur de The Language of Blood, Fugitive Visions et co-rédactrice en chef de Outsiders Within: Writing on Transracial Adoption. Elles sont membres de TRACK- Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (Vérité et Réconciliation pour la communauté d'adoption de la Corée), un groupe militant pour la transparence dans les pratiques d'adoptions du passé et du présent pour améliorer la vie des familles et des adoptés coréens.

*******

Le 15 juillet 2009 à Séoul, TRACK a effectué une action artistique appelée "A Game of Living Ghost", à l'extérieur de la cérémonie d'inauguration de la nouvelle autorité centrale de la Corée du Sud, KCARE. 

South Korea's new central adoption authority





TRACK = Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (Vérité et Réconciliation pour la communauté d'adoption de la Corée) et nous croyons que tous les adoptés et leurs familles doivent faire partie du processus démocratique de la révision des lois de la Corée du Sud. Ces modifications sont notamment celles de créer et de réglementer l'autorité centrale.

Message sur le vidéo:

Nous, les adoptés coréens de l'étranger et nos familles, sommes des gens invisibles que le ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille ignore alors qu'il prétend représenter nos meilleurs intérêts. Parce que le ministère ne nous a pas inclus dans le processus de recherche, de développement et d'administration de l'autorité centrale, il a fait de nous des fantômes vivants.

Aujourd'hui, nous donnons cette représentation en face de la cérémonie de l'inauguration de l'autorité centrale pour montrer comment le ministère omet de nous reconnaître en tant que des humains avec un droit moral de parler pour nous-mêmes.

Sur chaque masque, nous avons écrit nos numéros de dossiers d'adoption. Ces numéros sont les noms que la Corée du Sud nous a donnés pour nous envoyer à l'étranger pour l'adoption.

Déformés et oubliés, nous nous sommes tournés vers un mauvais usage des cérémonies que les Coréens connaissent bien. Vivants, mais socialement morts, il n'y a pas de place pour nous, pas de reconnaissance formelle ou de souvenir.

Nous avons fait du noble et de la mariée, deux personnages immortels de la communauté de masques de danse, des caractères sans parure de joie qui jouent inhabilement à Go-Stop à leurs propres funérailles.

Comme les fragments de l'histoire de la Corée d'après-guerre, nous sommes plus de 1.600.000 de fantômes vivants: les adoptés, nos parents et nos grands-parents.

Nos spectres continueront de hanter la Corée du Sud jusqu'à ce que nous soyons reconnus comme des êtres humains.

14 juil. 2009

Pétition de TRACK

Voici une pétition de TRACK pour le droit des adoptés de participer à la révision de loi concernant les adoptions en Corée.
La pétition sera portée au minstère de la Santé et du Bien-être cet été, et aussi à l'Assemblée nationale plus tard cette année.

Here is the TRACK petition for Adoptees' Right to Participate in Korean Adoption Law Revision. These petitions will be taken the Ministry of Health and Welfare this summer, and also the National Assembly later in the year.

Suivez ces liens pour signer en français ou en anglais / You have to go to these links to sign in French or English.

Français

http://www.gopetition.com/online/29354.html

English

http://www.gopetition.com/online/29353.html

German

http://www.gopetition.com/online/29431.html

SCROLL DOWN FOR ENGLISH 

Le droit de l’adopté de participer à la révision de la loi sur l’adoption coréenne

Au ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille de la Corée du Sud.

Madame Park Sook-ja,

Nous soussignés, adoptés coréens nationaux et internationaux, parents adoptifs, parents de naissance, mères célibataires et monoparentales, et partisans alliés, vous exhortons vivement à inclure les adoptés et leurs familles de naissance (ci-après « parties investies ») en tant que partenaires égaux dans la création, le développement, la discussion et l'administration des révisions de la loi sur l'adoption de la Corée du Sud.

Pendant les 56 années d’adoption internationale de la Corée du Sud, le gouvernement sud-coréen a discuté sur ces parties investies, en essayant de représenter leurs meilleurs intérêts. Toutefois, le gouvernement a encore à travailler *avec* elles sur le processus qui influe leur vie de manière irrévocable.

Les familles de naissance des adoptés coréens sont des citoyens coréens. Les adoptés ont commencé leur vie comme des citoyens coréens. Seule la loi de l'adoption internationale de la Corée du Sud a fait d’eux des étrangers. Bien que les adoptés internationaux n’aient pas la citoyenneté sud-coréenne, ils possèdent l’autorité morale et le droit de participer aux procédures gouvernementales qui continuent à les créer.

En n’incluant pas ces parties investies, les audiences sur la loi de l’adoption du ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille ne tiennent aucun compte de leurs vies et celles de leurs familles (environ 1.000.000 citoyens coréens) qui continuent à être réduits au silence par le plus vieux programme d'adoption au monde. Depuis les années 1950, la Corée du Sud a envoyé le plus grand nombre d'enfants au monde en vue de l'adoption internationale. Une adoption internationale coûte aujourd’hui 17000$. Combien l'adoption internationale a rapporté à la Corée du Sud depuis sa création est actuellement inconnu.

En incluant ces parties investies, les révisions de la loi sur l’adoption de la Corée du Sud reflèteront démocratiquement les 1.160.000 d’années combinées d’expériences vécues par les adoptés et leurs familles (1 an pour chaque vie).

En tant que pays ayant le plus vieux et le plus important programme de l'adoption internationale au monde, la Corée du Sud peut établir une nouvelle norme éthique pour une représentation vraie et juste de ses membres les plus vulnérables de la société dont les vies sont affectées de manière irrévocable par les lois d’adoption de la Corée du Sud. Nous exhortons le gouvernement sud-coréen à ne pas manquer cette occasion.

Sincèrement,

les soussignés

Qui peut signer la pétition: les adoptés, les parents adoptifs, les parents de naissance, les mères célibataires et monoparentales, les personnes alliées et les organisations connexes. 

Adoptees' Right to Participate in Korean Adoption Law Revision

To: South Korean Ministry of Health, Welfare, and Family

Dear Director Park Sook-ja:

We -- the undersigned Korean domestic and overseas adoptees, adoptive parents, birth parents, unwed and single mothers, and allied supporters -- strongly urge you to include overseas and domestic adoptees and their birth families (henceforth “invested parties”) as equal partners in the creation, development, discussion, and administration of South Korea's adoption law revisions.

In the 56 years of overseas South Korean adoption, the South Korean government has talked about these invested parties, attempting to represent their best interests. However, the South Korean government has yet to work *with* them on the very processes that irrevocably affect their lives.

The birth families of Korean adoptees are Korean nationals. Adoptees began their lives as Korean nationals. Only South Korea’s international adoption law made overseas adoptees foreigners. Though overseas adoptees lack South Korean citizenship, they have the moral authority and right to participate in the governmental procedures that continue to create them.

By not including these invested parties, the Ministry of Health, Welfare, and Family's hearings on adoption law ignores their lives and those of their relatives (an estimated 1,000,000 Korean nationals) who continue to be silenced by the world's longest-running adoption program. Since the 1950s, South Korea has sent away the greatest number of children for international adoption in the world. An international adoption today costs $17,000. How much money international adoption has brought into South Korea since its establishment is currently unknown.

By including these invested parties, South Korea’s adoption law revisions will democratically reflect over 1,160,000 combined years of adoptee and adoptee relatives' lived experience (1 year for each life).

As the world's largest and oldest international adoption program, South Korea can set a new ethical standard for the true and just representation of its most vulnerable members of society, whose lives are irrevocably affected by South Korea’s adoption laws. We urge the South Korean government not to miss this opportunity.

Sincerely,

The Undersigned

28 juin 2009

L'arbre généalogique et l'adopté


Le projet d'arbre généalogique, le devoir "emmène les photos des grands-parents pour étudier nos ancêtres québécois", et "emmène une photo de quand tu étais bébé" pour l'album des finissants,... ça me rappelle des émotions telles que tristesse et anxiété.


Je ne me suis sentie comprise que lorsqu'on a abordé ce sujet dans les groupes d'adoptés adultes.


**********

Garrett Mack avait 4 mois quand il a été adopté de la Corée, 2 ans quand il est devenu un citoyen américain, et 8 ans lorsque ces deux faits se sont heurtés avec une telle force qu'il a cessé de vouloir aller à l'école.

Un enseignant a lancé une discussion en classe, au sujet de leur milieu familial, en se concentrant sur les "ancêtres" qui s'étendent du parent à l'enfant, a ensuite assigné un "projet d'arbre généalogique" à Garrett et ses camarades de classe. Garrett s'est battu contre cela, écrivant plaintivement à un moment donné, : "Je suis un Américain" en bas à droite du formulaire. Quelques jours plus tard, sa mère, Pamela Mack, a remarqué qu'il avait effacé les mots.

"Garrett, pourquoi as-tu effacé cela?" a-t-elle demandé à son fils. Au bord des larmes, il a répondu: "Je ne suis pas américain, et je ne suis pas coréen, et je ne veux plus être Garrett." Pamela Mack rappelle: «Il disait en gros, 'Je ne sais pas ce que je suis, donc je ne veux être rien.' Cela a brisé mon cœur."

Le projet d'arbre généalogique, le devoir "apporte-tes-photos-photos-de-bébé", et le projet de mini-autobiographie - toutes les agrafes du programme de l'école élémentaire - sont des tentatives bien intentionnées d'inciter les enfants à étudier l'histoire de leur famille et de leur vie. Mais ces projets peuvent être chargés d'émotions pour les enfants adoptés et les autres enfants de familles non traditionnelles.

Suite dans l'article publié dans Boston.com, le 31 mars 2009.

The roots of the problem

Adoption advocates say family trees don't work for all kids. Family orchard, anyone?

Garrett Mack was 4 months old when he was adopted from Korea, 2 years old when he became a US citizen, and 8 years old when those two facts collided with such force that he stopped wanting to go to school.

A teacher launched a classroom discussion of family backgrounds, focusing on "bloodlines" that extend from parent to child, then assigned a "family-tree project" to Garrett and his classmates. Garrett struggled with it, at one point writing plaintively "I am an American" on the lower right of the form. A few days later, his mother, Pamela Mack, noticed he had erased those words.
"Garrett, why did you erase this?" she asked her son. On the verge of tears, he replied: "I'm not American, and I'm not Korean, and I don't want to be Garrett anymore." Recalls Pamela Mack: "He was basically saying, 'I don't know what I am so I don't want to be anything.' It broke my heart."
The family tree project, the bring-in-your-baby-pictures assignment, and the mini-autobiography project - all staples of the elementary school curriculum - are well-meaning attempts to get children to consider their family history and life story. But such projects can be emotionally loaded for adopted children and other children of nontraditional families.
"They should keep in mind that some adopted kids don't know their [birth] family, and try to come up with ways that they can do their project without having to feel bad that they don't know their family," says Ruby Cheresnowsky, 10, of Salem, an adopted child from Guatemala. "They should keep in mind that some of this stuff might be private and confidential. Some adopted kids might not want to share their parents' background."
Family-tree projects are typically assigned from kindergarten to fourth grade, though they can also surface in higher grades as students begin to study genetics. Typically, students are asked to create a tree depicting the genealogy of their families, from grandparents to parents to aunts and uncles to siblings.
Some adoption advocates say that such projects can suggest to kids that their own family situation is "not normal," or prompt them to ask themselves why their birth parents chose not to raise them, or why they know so little about their own background. As for baby pictures, many adopted children do not have them, especially if they were adopted as toddlers or beyond. And if they are asked to write their life story, it may awaken painful memories of abuse, neglect, or dislocation, or there may be certain chapters they just don't know.
All in all, some advocates argue, such projects can pose painful dilemmas or raise questions about identity to youngsters at an age when they are ill equipped to handle them.

"That old family tree with a mom and a dad, it doesn't work for a lot of children, including adopted children," says Renee Lubowich, a social worker at the Needham-based Alliance for Children, who works with adoptive families and says such school projects are a recurring concern.
Adds Amy S. Cohen, executive director of Adoptions With Love Inc., a Newton-based adoption agency: "You have all sorts of blended families, stepfamilies, families with two fathers or two mothers, or just single-parent families. That's where the school systems are a little behind. These older curriculums and lesson plans don't always fit in with the realities of what families are today."
Some adoptive parents say such assignments are no big deal and that adopted children can simply populate the family tree with members of their "forever family" - their adoptive family. "There are ways to deal with it without parents getting all up in arms," says Bridget Smyser of Needham, the adoptive mother of two boys from Guatemala. "I really don't think your child is going to be traumatized for life just because their story is different from the perceived norm."
Joan Lefler Clark, former director of the Adoption Community of New England, is among those who are stepping up efforts to sensitize teachers and school administrators on the issue. Clark faced a roomful of elementary school teachers in Pembroke one recent afternoon and asked: "Why are you doing the family-tree project? If you can't come up with a reason, I have to question why you're doing it."
"There are better ways for a child to introduce themselves than with a family tree," Clark said in an interview. "It's problematic for a lot of kids. For adopted kids, there's the issue of which family do they put on there: the birth family or the adoptive family?" Making this quandary more acute is the large increase in "open" adoptions, wherein adoptive families, including the child and his adoptive parents, maintain contact with the birth parents.
Heidi Guarino, chief of staff of the Massachusetts Department of Elementary and Secondary Education, says the department does not issue guidelines to schools on such classroom projects but relies on administrators and teachers in individual school districts to adapt their curriculum in a way that fits their student bodies. She said adoptive parents need to let schools know if a certain assignment will raise complications for their children.
Thomas Scott, executive director of the Massachusetts Association of School Superintendents, said common sense can allay most problems. "School districts are well aware of the variety of different ways children are raised today, and they try to be respectful of that," he said.
Yet some parents and experts say that many adopted children feel put on the spot, caught between the desire to fit in with their classmates and please their teachers on the one hand, and to protect their privacy on the other. Moreover, many children do not want to be defined by the single fact that they are adopted.
To avoid the complications of a family tree, some adoption advocates who conduct workshops in schools suggest that teachers employ the concept of an orchard instead. During her visit to Pembroke, Clark suggested that teachers try the motif of a house. The child can write names in each room of the house, and then draw paths leading from the house to other people or places special to him or her.
Many teachers are already sensitized to the ramifications of family-tree projects. Rita Cheresnowsky, Ruby's adoptive mother, got a call several years ago from Ruby's second-grade teacher, who was about to assign a family-tree project. "She wanted my input," Cheresnowsky said. "She said, 'This may be something a little difficult and challenging for your child.' "
Cheresnowsky suggested that the class be given three choices: a river, a garden, or the traditional tree. Ruby drew a river with tributaries feeding into it. The tributaries included Cheresnowsky as well as Ruby's birth mother, the foster mother who cared for her in Guatemala, her child-care provider, her kindergarten teacher, and Cheresnowsky's parents and brothers.
"A tree is just based on your family and your ancestors and stuff," Ruby said. "But the river shows the people who came into my life. It's a better way of showing your family. You can put more in that river than you could in a tree."
Don Aucoin can be reached at aucoin@globe.com.

15 janv. 2009

Un Allemand à la recherche de sa mère indienne

Traduit de l'article A German in search of his Indian mother, publié dans The Times of India par Ambika Pandit, le 11 janvier 2009.

NEW DELHI: Arun Dohle est un allemand dont les racines se trouvent en Inde. Il se bat pour les droits des enfants en mettant en évidence comment les normes de l'adoption, et la pure absence de celles-ci dans de nombreux domaines, conduisent à la traite des enfants, en particulier depuis l'augmentation des adoptions inter-pays. À travers cela, le jeune militant en Dohle est à la recherche de sa propre famille.

Il fait partie des nombreux militants et des ONG qui se sont réunis à travers le pays, pour la Consultation Nationale de deux journées sur la "Lutte contre les défis en matière de l'adoption: lutte contre la traite d'enfants" qui a débuté le samedi à New Delhi. Comme les histoires de trafics et d'absence de contrôles adéquats se sont dévoilés, la propre histoire de Dohl a révélé comment l'enfant dans chaque adopté aspire à connaître son histoire familiale.

Dohle a été légalement adopté par un riche couple allemand d'une institution à Pune. Quand il a appris à propos de son adoption, la quête de connaître ses parents biologiques l'a poursuivi. Après avoir terminé sa scolarité, Dohle est venu à Pune avec les quelques détails que ses parents ont pu fournir sur l'institution d'où ils l'avaient adopté. Toutefois, il a été choqué lorsque l'institution a refusé de partager tout détail.

Dohle dit qu'il aime ses parents qui l'ont adopté, mais qu'il désire encore trouver ses parents biologiques pour savoir pourquoi ils ont dû l'abandonner. Alors qu'il a affirmé avoir retracé son père biologique, il a été incapable de retrouver sa mère. Dohle a alors approché la Cour suprême de l'Inde soulevant la question que l'enfant a le droit de savoir d'où il vient et qu'aucune institution ou un organisme ne peut nier cela. Il a demandé que toutes les institutions devraient avoir les documents pour révéler la piste. La dernière audition de l'affaire était 2006 et c'est toujours en instance auprès du tribunal.

Lors de la convention, peu de gens connaissait l'histoire de Dohle. Mais la passion avec laquelle il a parlé contre la traite au nom d'adoptions internationales et sur la façon dont les mères célibataires et les parents pauvres sont trompés par des trafiquants, a exprimé l'intense réflexion d'un adopté. "L'énorme quantité d'argent impliquée dans les adoptions inter-pays conduisent à la traite et l'exploitation des parents et de l'enfant", a ajouté Dohle. Dohle fait maintenant partie d'un réseau informel aidant les adoptés à retrouver leurs parents biologiques à la recherche de réponses aux questions qui les hantent tous les jours.

L'animateur de la Campaign Against Child Trafficking (CACT), Raaj Mangal Prasad, a affirmé, "Il n'y a pas de loi complète pour traiter la question de l'adoption. Cela permet aux droits acquis de jouer un rôle."

L'absence d'un représentant unique de la Central Adoption Resource Agency, une autorité centrale mise en place pour examiner toutes les questions liées à l'adoption à la convention nationale, a été considérée par les ONG et les militants comme un indicateur de la gravité avec laquelle le gouvernement traite la question.

ambika.pandit@timesgroup.com

Liens:

Campaign Against Child Trafficking in India

Adopted boy comes back for mother (The Times of India, 28 janvier 2004)

I'm Pawar's nephew: German National (28 janvier 2004)

Dohle case puts the spotlight on adoption issues (The Times of India, 3 février 2004)

In search of mother with an aching heart (The Hindu, 24 août 2004)

10 déc. 2008

Film sur l'adoption transraciale

Extrait du DVD, Adopted. http://www.adoptedthemovie.com/

Adoption - A Korean Adoptee Thinks She's White.
Lynne Connor, une adoptée coréenne, explique comment elle a grandi en se voyant comme une blanche.



Adoption - An Adoptee Talks About Racism Lynne Connor discute de l'incapacité de sa mère à reconnaître le racisme.



Adoption - An Adoptee on her Mom's Perspective. Lynne Connor parle de l'incapacité de sa mère à reconnaître qu'elle était une Coréenne.



Adoption - An Adoptee Talks about Being Called Names. Lynne Connor évoque un garçon qui avait l'habitude de se moquer d'elle quand elle était petite.



Lutte pour l'identité

Un extrait du DVD intitulé Struggle for identity: Issues on Transracial Adoption sur youtube. Un compte réaliste et cru de l'expérience de l'adoption transraciale, raconté par des jeunes adultes qui ont été adoptés enfants, ce documentaire examine les effets de l'adoption transraciale sur les individus, les familles et la société.





Struggle for Identity: A Conversation 10 Years Later. Un suivi, dix ans plus tard. Les participants du premier film racontent pourquoi ils ont fait de l'adoption transraciale un travail de leur vie.



3 déc. 2008

Feminist lens on adoption

Du site Menessota Women's Press, publié le 3 décembre 2008.

Feminist lens on adoption



Personal story, research frame the issue
Katie Leo
" Adoption is defined by American ethnocentrism. What 'we' do is right. We have the solution for everything. We can take better care of these children than you can."

-Jennie Anderson



by Katie Leo

Two years ago my husband and I decided, after four years of unsuccessful pregnancy attempts, to consider adopting a child from Korea. In doing so we joined the thousands of couples struggling with infertility who consider this option each year, in addition to fertile couples who choose to adopt, and the hundreds of thousands of couples who have done so since the practice of international adoption began. That number, in fact, includes my parents. I was adopted from Korea at the estimated age of 10 months.

Reproductive justice

As an adult Korean adoptee, I knew first hand how it felt to grow up divorced from the language, culture and people of my birth country. The undeniable question for me involved whether I could reconcile my political beliefs with participation in international adoption. Could I call myself a feminist and social justice advocate and still adopt? I realized that for me, the answer was no.

I am part of a growing number of adult adoptees who view adoption as a feminist issue, part of a continuum of reproductive rights. This perspective extends to the right to raise one's child the same importance as the right to choose whether or not to bear one.

In her book "Beggars and Choosers: How the Politics of Choice Shapes Adoption, Abortion, and Welfare in the United States," feminist historian Rickie Solinger examines adoption through this lens of reproductive rights. She states, "I believe it is crucial to consider the degree to which one woman's possession of reproductive choice may actually depend on or deepen another woman's reproductive vulnerability." In other words, how might an individual woman's right to choose adoption actually exploit another woman's lack of rights?

Jae Ran Kim, a social worker, adoption scholar and author of the blog Harlow's Monkey, is a Korean adoptee. She echoed Solinger's call for a broader consideration of reproductive rights: "Who has access to reproductive choice? We focus so much on abortion as a feminist issue, we haven't talked about a woman's right to parent."

Shannon Gibney, an African-American adoptee, activist and writer, said that many of her colleagues have redefined reproductive rights as "reproductive justice," which has broader implications beyond individualism and invites interrogation of systems of oppression versus privileging the individual. Using this language, Gibney explains, a woman can ask herself, "How can I make the most just decision, given my current historical context?"

Looking at adoption through this lens amounts to a paradigm shift, and I believe it raises crucial questions facing all Americans as we move through the 21st century. How do our choices and actions affect others, including people we do not see and will never know? Do our rights and freedoms impede those of others? And, what can an individual woman live with?

International adoption 101

International adoption, also called intercountry adoption (ICA) or transnational adoption, is generally defined as the global movement of children between countries which began on a mass scale after the Korean War and has been responsible for nearly a half million child migrations, almost one third from Korea. Initially conceived as a form of child rescue for war orphans, adoption from Korea grew into a profitable economic industry that would become the blueprint for international adoption in general.

The United States as a receiving country accounts for almost half of all international adoptions and has since the practice began. Rounding out the top five receivers for the past decade are France, Italy, Canada and Spain. Since international adoption's inception, the predominant sending countries have shifted, with Korea dominating until the 1990s. Although Korea remains a primary source for adopted children, in recent years the prevailing country of origin has been China. Russia, Romania, Ukraine, Guatemala, Colombia and Peru have also been major sources. A quick glance through this list of sending and receiving countries begs certain questions about international adoption. First, who benefits and who loses as a result of this practice? In "Beggars and Choosers," Solinger describes the "new baby consumers" of intercountry adoption as "wealthy choice makers from the United States, Canada, and Western Europe." Second, what economic and/or social conditions in the sending countries have left some women so powerless that they feel they have no choice but to relinquish their children?

While international adoption began in countries devastated by war (often U.S.-supported), it later expanded to include countries where the effects of globalization and state-sanctioned patriarchy have left poor women more vulnerable than ever.

In an interview with Mirah Riben, Solinger stated that "adoption, as a social practice, absolutely depends on the existence of groups of women rendered deeply vulnerable most essentially today because of their poverty." Some critics of intercountry adoption have noted that historically the streams of children have run one way-from the so-called Third World to predominantly white adopters-and likened it to a form of modern colonialism.

Myths of the legitimate mother

Conventional language around child relinquishment has often fixed birthmothers in a position that simultaneously acknowledges and negates them. As an example, here is the story I was told about myself when I was a young girl: You were abandoned on the doorstep of an orphanage with a note that read "Please take care of my child." Your mother loved you very much, but since she was probably a prostitute, a very young (probably teenaged) girl, or a single woman, she couldn't take care of you. So, she did the most loving thing a mother could do, she gave you up for adoption so that you could have a better life.

I accepted and retold-indeed, even took pride in-this story for years. This narrative, conveyed by my parents who first heard it from the adoption agency, illustrates the sort of manufactured positioning that Kim describes. It marks my birthmother with a presumed status, and this status ranks her on a social scale, at an inferior placement that highlights her lack of resources and defines her as therefore illegitimate for motherhood. Her economic and social vulnerability is an unquestioned given.

The story further implies certain suppositions about what "a better life" means. In this scenario, "better" clearly means American, but it also suggests wealthier, Caucasian, and most important, not with my birthmother. This notion of "a better life" has permeated adoption narratives since the practice began, often used as justification for its existence.

Who benefits?

But who gets to define what "a better life" means? Colombian-born adoptee advocate Jennie Anderson, executive chair of the Resource Committee of Adopted Adults, pointed out that "adoption is defined by American ethnocentrism. What 'we' do is right. We have the solution for everything. We can take better care of these children than you can."

Over the years the social justice argument for adoption has proved increasingly problematic for many. In her article "Birth Mothers from South Korea Since the Korean War," scholar Hosu Kim states, "Although it often has been understood historically as a humanitarian effort ... I argue the practice of intercountry adoption is a radical example of global inequality played out at the site of actual woman's bodies and often pits two women-the birth mother and the adoptive mother-against each other in a struggle to claim a legitimate motherhood."

Writer and educator Sun Yung Shin, who was adopted from Korea, framed it this way: "How do white women-whether adoptive mothers, social workers, psychologists, nurses or missionaries-serve the needs of the white patriarchy by mobilizing resources (birth mothers, social workers, the children to be adopted)? How does this hive of activity serve the controlling white masculinity?"

Moving forward

As a woman dealing with the pain of my own infertility, I did not want to think through all these questions when I first considered adopting a child. Frankly, I just wanted to be a mother. My decision not to adopt after realizing that adoption was in conflict with my political beliefs is my personal choice. I do not condemn all adoptive parents, my own included, whom I love profoundly. Nor do I condemn adoption across the board. I do think, however, that we need to reframe our discussion of adoption. And though this story is about international adoption, I believe this discussion should include domestic adoption and foster care.

I believe that if the spirit of feminism creates solidarity between women across social, economic and racial barriers, feminists should work to remove the obstacles that render women around the globe so powerless, rather than using their situations as a reason to take their children from them. We should also question adoption language that carries implicit judgments of who makes a legitimate mother. Other issues to address are using children as a commodity, and racial coding of mothers and children. And we should work toward the extension of reproductive rights to include the rights of women to raise their children.

The challenge of our times is to reach across divisive lines and work together. We have learned all too well in recent years how rigid adherence to emotionally charged political stances can damage public discourse and hinder progressive action. I fiercely hope that all invested parties in questions of adoption can strive together toward a just and equitable world for all women.

I recommend that those interested in this topic explore the tremendously rich body of scholarly and creative work by adult adoptees.

Online resources:

AK Connection Minnesota organization for adult Korean adoptees. www.akconnection.com

Resource Committee of Adopted Adults www.childrenshomeadopt.org/rcaa

Adoptee Solidarity Korea (ASK) www.adopteesolidarity.org

Adopted and Fostered Adults of the African Diaspora (AFAAD) http://afaad.wordpress.com

International Soundex Reunion Registry (ISSR) Aids adoptees and birthparents interested in reuniting. www.issr.net

Check out Jae Ran Kim's blog at harlowmonkey.typepad.com

Reading list

Outsiders Within edited by Jane Jeong Trenka, Julia Chinyere Oparah and Sun Yung Shin. A collection of essays, research, poetry and artwork by transracial adoptees.

The Language of Blood by Jane Jeong Trenka. Memoir by an adult Korean adoptee who grew up in white, rural Minnesota.

Transnational Adoption by Sara Dorow. An adoption academic's look at American adoptive parents of Chinese-born children combines sociology and empirical data.

Beggars and Choosers by Rickie Solinger. Feminist historian, examines adoption through this lens of reproductive rights.

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24 nov. 2008

Debatt: Adoption kan vara barnhandel

12 adoptés suédois de l'étranger se prononcent dans un débat...

Traduit de l'article Debatt: Adoption kan vara barnhandel publié le 8 novembre 2008 dans afondbladet.



Daniel Cidrelius, Danjel Nam, Mikael Jarnlo, Gitte Enander, Daniel Hansson, Patrik Lundberg, Malena Swanson.


L'adoption pourrait être un trafic d'enfants.


12 adoptés de l'étranger: les pays de l'ouest ne devraient pas permettre la traite des êtres humains.

Nous appuyons la décision du Ministère social de ne pas prolonger l'accord d'adoption avec le Vietnam.

Nous voulons protester contre la perspective centrée sur les occidentaux qui domine le business de l'adoption internationale, et défendre notre droit et celui de tous les autres enfants adoptés de ne pas avoir à vivre avec le soupçon que des irrégularités ont été commises dans le cadre de nos propres adoptions telles que de faux documents, de fausses identités et des histoires inventées trop fréquents, écrivent 12 adoptés des pays étrangers.

Le business d'adoption internationale depuis le début du millénaire a non seulement explosé en échelle avec maintenant près de 40 000 adoptions par an, mais a aussi été ébranlé par une série de rapports d'irrégularités. Jamais auparavant un si grand nombre d'enfants du tiers monde n'ont été adoptés par l'Ouest, mais en même temps, le business n'a jamais impliqué autant de scandales de corruption seulement dans les années 2000.

À cause de la baisse du taux de natalité dans l'Ouest et la prospérité croissante dans de nombreux pays du tiers-monde, l'adoption internationale fait aujourd'hui face à une situation sans précédent: il y a maintenant plus d'adultes sans enfant dans l'Ouest qui veulent adopter qu'il n'y a d'enfants dans le tiers-monde. Puisdes sommes croissantes d'argent en circulation ont marqué cette situation délicate pour des activités qui se développent de plus en plus en trafic d'êtres humains pur.

Par conséquent, des scandales d'adoption ont été documentés à maintes reprises au cours des dernières années dans les grands pays comme la Chine, le Vietnam, l'Inde, le Népal, l'Éthiopie, le Brésil, le Paraguay et la Guatemala. Cela a conduit de nombreux pays bénéficiaires tels que l'Allemagne, l'Angleterre, le Canada, lePays-Bas et l'Australie à mettre fin à leur accord avec les pays d'origine les plus frappés par la corruption.

La Suède, qui, proportionnellement, est le pays ayant adopté le plus grand nombre d'enfants d'origine étrangère au monde et a des agences d'adoption, a toutefois choisi d'ignorer les développements destructifs en étendant ses activités dans de nouveaux pays qui sont connus pour les trafics d'enfants et en continuant à adopter à partir de ces pays avec l'argument que les Suédois ont une morale plus élevée que les autres Occidentaux.

En 2002, par exemple, le centre d'adoption a obtenu l'autorisation de l'organisme d'État pour les affaires d'adoption internationale à adopter au Cambodge, en dépit des rapports sur la traite et les États-Unis qui avaient arrêté les adoptions de ce pays. L'autorisation a ensuite été levée après que l'ambassade de Suède au Cambodge ait protesté en référant aux trafics importants dans le pays.

Maintenant, cette tendance s'est récemment reprise par des affaires sociales qui a décidé de ne pas prolonger l'accord d'adoption avec le Vietnam en référence à la présence de la traite des enfants, et que le pays est de ne pas entrer dans la Convention de La Haye sur la protection des enfants dans les adoptions internationales. Cette convention, en 1993, destinée à freiner de plus en plus incontrôlable adoption industrie, mais la Suède a encore un certain nombre de
Suédois des agences d'adoption se livrant à des activités dans les pays d'origine, y compris la Corée, la Thaïlande et la Colombie, que pas signé la Convention.

Maintenant, ceci a été récemment répété par le Ministère social qui a décidé de ne pas prolonger l'accord d'adoption avec le Vietnam, en référence à la présence de trafic d'enfants et que le pays n'a pas pris la Convention de la Haye sur la protection des enfants dans les adoptions internationales. Cette convention, en 1993, était pour freiner l'industrie de l'adoption de plus en plus incontrôlable mais la Suède a encore un certain nombre d'agences d'adoption suédoises se livrant à des activités dans les pays d'origine, y compris la Corée, la Thaïlande et la Colombie, qui n'ont pas signé la Convention.

Nous tenons à exprimer notre appui à la décision du Ministère social de ne pas prolonger l'accord d'adoption avec le Vietnam. Les besoins des occidentaux de recevoir des enfants adoptés ne doivent pas diriger l'industrie de l'adoption internationale, risquant ainsi que le commerce des êtres humains soit légitimisé et légalisé.

En tant qu'adoptés de l'étranger, nous voulons protester contre la perpective centrée sur l'Ouest qui domine aujourd'huit le business de l'adoption internationale, et nous voulons défendre notre droit et celui des autres enfants adoptés de ne pas avoir à vivre avec le soupçon que des irrégularités ont été commises dans nos propres adoption, comme elles sont malheureusement trop fréquentes avec de faux documents, de fausses identités et des histoires inventées qui sont les conséquences des beoins des adultes et la recherche du profit qui régissent le business d'adoption internationale.

Les débatteurs d'aujourd'hui.

Daniel Cidrelius, anthropologue social et adopté du Sri Lanka

Gitte Enander, avocate juriste et adoptée la Corée.

Charlotta Göthlin, Information et adoptée de la Corée.

Daniel Hansson, étudiant juriste et adopté de la République Dominicaine.

Linda Place, PhD et adoptée de la Corée.

Mikael Jarnlo, social and adopté de l'Éthiopie.

Fatima Jonsson, PhD et adoptée de la Corée.

Patrik Lundberg, a journalist and adopted from Korea.

Danjel Nam, journaliste et adopté de la Corée.

Helena Nilsson, comportementaliste et adoptée de la Corée.

Matilda Sjödell, enseignante et adoptée de la Corée.

Malena Swanson, avocate juriste et adoptée de la Corée.

27 oct. 2008

Deux blogs

Je vous recommande fortement deux blogs:

Holt Baby à http://holtsurvivor.wordpress.com/

Adoption Survivor: http://adoptionsurvivor.wordpress.com/

Et pour les adoptés via Holt qui cherchent leurs parents biologiques. Soyez tenace - ne vous découragez pas!, c'est ce que vous conseille l'auteure de ces blogs, qui soit dit en passant, est mon amie. Vous trouverez des informations détaillées sur la façon de déchiffrer les
pratiques du service post-adoption de Holt, et ce que vous pouvez faire pour l'emporter à: Be Tenacious - How to get your Identity Back.


Lorsqu'une agence d'adoption vous répond qu'il n'y a pas d'informations dans votre dossier, ce n'est peut-être pas vrai, selon l'expérience de ma courageuse amie "Holt Baby" ou devrais-je plutôt dire "Holt survivor".

Il y a quelques semaines, ma camarade de "holt baby" a pu obtenir, ses documents d'adoption. Voici ce que révélaient ses documents.
  • un document trouvé traite de deux enfants abandonnées
  • le document n'est pas étampé officiellement
  • le document comporte sept items qui les traitent parfois individuellement, parfois ensemble
  • transférées le même jour
  • de la même place
  • le même âge
  • le même sexe
  • on leur avait donné à toutes les deux des noms provisoires à cause de leur abandon
  • on leur avait plus tard donné des numéros de Holt consécutifs #4708 et #4709 (numéros dont tous les orphelins de Holt portent sur leurs photos carrées).
Il y a une infime possibilité que ces filles aient un lien de parenté.

Holt International a trouvé les dossiers de mon amie et lui ont promis de la contacter. Après avoir consulté avec Holt Korea, ils ont annulé leur promesse.

Voici le lettre qu'elle leur a écrit (traduite de l'anglais):

Je suis entrée dans ce processus de recherche pas différente de plus tous les autres
personnes adoptées, pensant naïvement que Holt m'aiderait comme il est indiqué sur votre
site Web. Toutefois, ce processus, bien que convivial, a été
continuellement frustré par vos méthodes.

* Tout d'abord, votre organisme m'a dit que vous ne pouvez pas m'aider
parce que j'ai été abandonnée et qu'il n'y a pas de données pouvant m'identifier. Désolé.

* Ensuite, j'ai reçu mon dossier d'enfant, qui est mon droit légal, seulement pour
trouver qu'il y avait des informations importantes dans mes documents.
* Lorsque pressé de recevoir mon dossier complet, qui est mon droit, et
qui inclut les dossiers en Corée, on m'a dit qu'ils étaient les mêmes que
les registres à Holt International, en Oregon.

* Ensuite, on m'a dit que mon évaluation de Holt Corée dossiers a révélé
il n'y avait pas les informations d'identification afin que vous ne pouvait pas m'aider. Désolé.

* Lorsque pressés à recevoir mon dossier complet, qui est mon droit légal, et qui inclut les dossiers en Corée, on m'a dit qu'ils étaient les mêmes que
les registres à Holt International, en Oregon.

* Puis, on m'a dit que l'évaluation de mes documents de Holt Korea montraient qu'il n'y avait pas d'information pouvant m'identifier, alors vous ne pouviez pas m'aider. Désolé.
* Lorsque pressés à savoir ce que Holt Korea était en train de regarder, on m'a dit qu'il n'y avait qu'une seule page dans un journal de bord et qu'il n'y avait rien d'important. Désolé.

* Seulement après persévérance que votre organisme a cédé et m'a envoyé une
copie de mon fichier Holt Korea et il s'est avéré qu'il y a deux documents
au lieu d'un. Le deuxième document était très certainement le plus important.
* Il n'y a eu rien à part des excuses et des retards dans la
traduction de cet important document.

* Lorsque j'ai demandé de mettre ma demande de contact avec l'orphelin de Holt #4709
son registre passif, vous m'avez dit que vous pourriez faire mieux et faciliter
le contact. Vous avez brisé cette promesse.

Une fois de plus, vous agissez en qualité d'arbitres de ce qui est et n'est pas valide.

Il est entendu que deux enfants sur un seul document n'est pas commun
comme vous le déclarez.

Je trouve l'argument selon lequel nous ne pouvons pas être apparentés à cause des
noms de famille différents inacceptable, puisqu'il est indiqué directement sur le
document qu'on nous a donné des noms provisoire. Puisque nos deux noms
ont été fabriqués, comment pouvez-vous utiliser la différence des noms comme un
argument pour briser votre promesse de faciliter mon contact? Comment pouvons-nous
faire confiance aux autres données, telles que l'âge? Si Holt Korea dit maintenant
nous avons six mois d'écart, comment pouvons-nous savoir si c'est vrai puisque nos noms ont été fabriqués? Comment pouvez-vous discerner la réalité de la fiction quand il n'y a pas de faits connus sauf des fictions connues? Comment pouvons-nous faire confiance à votre organisme avec un bilan catastrophique de l'histoire indiquée ci-dessus?

Votre anéantissement répété de mes efforts de recherche continueront d'être fondés
sur les prémisses illogiques et ceci entrave dans la recherche d'un éventuel lien de famille qui pourrait être rétabli, indépendant d'un désir de la mère à
garder l'anonymat. Si cet anéantissement n'est pas intentionnel, il y a
l'ignorance brute et de l'ineptie de la part de Holt International.
Vous pouvez faire mieux. Vous n'avez pas bien traité mon cas. Vous pouvez faire mieux comme que vous avez promis et faciliter le contact avec la fille #4709, puisque vous avez les informations l'identifiant, afin que nous puissions définitivement - et non pas
basé que sur vos doutes - exculure qu'elle est ma soeur. Ce n'est
pas une question de pouvez-vous le faire. C'est une question de volonté.

L'orpheline Holt #4709 pourrait très bien ne pas être ma soeur, mais il est ridicule
de ne pas la peine de le découvrir. Il n'y a rien à perdre à la contacter et
tout à gagner.

Je n'avais pas à me plaindre de votre organisme avant ceci, mais cette mascarade
de ce que vous appelez recherche assistée a enflammé mon attitude à l'égard de
Holt. Il n'est pas trop tard pour réellement fournir ce que vous dites faire. Et
tenir vos promesses.

Une fois de plus, je dois vous rappeler que tout mon processus de recherche est
partagé publiquement et est transparent de ce côté, même si elle n'est pas à de votre côté. Plus vous rendez ma recherche difficile, plus il est désavantageux pour Holt International. Et c'est la clé, M. Kalb - vous auriez pu épargné à nous tous beaucoup d'irritation et de mauvaise humeur si vous aviez donné tous mes documents à l'avance le premier jour et les aviez examinés avec un oeil d'enquêteur pour vraiment m'aider. Je ne comprends pas comment ça peut aider votre cas en renvoyant continuellement les adoptés les mains vides.

Je voudrais terminer mes relations avec votre organisme sur une
note positive. S'il vous plaît, donnez-moi une raison de le faire.

15 sept. 2008

adopted-abused.com

Vous avez été adopté(e) et vous avez été abusé(e) par vos parents adoptifs et/ou par leur(s) enfant(s) biologique(s)? Vous n'êtes pas seul(e).

Si vous avez eu le courage d'en parler, on vous a fait probablement fait des commentaires du genre.
  • ça n'a rien avoir avec l'adoption
  • pas besoin d'être adopté pour être abusé
  • tu as été malchanceux dans ton adoption
  • tes parents sont quand même généreux
  • les abus dans les familles adoptives sont rares
  • ....
Ne croyez pas ces mensonges. Les abus dans les familles adoptives arrivent plus souvent qu'on voudrait croire, surtout dans les adoptions transraciales.

Rejoignez les adoptées qui ont courageusement exposé la vérité pour tenter d'épargner d'autres enfants d'un tel sort inutile qui pourrait être évité.

http://adopted-abused.com/