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20 juil. 2010

Korea's Lost Children

Korea's Lost Children, documentaire de BBC diffusé le 6 août 2010, est disponible en ligne, ici.

Pour d'autres informations, cliquez ici.

«Le documentaire explore les points de vue des personnes qui ont été personnellement touchées par l'adoption internationale.» Ellen Otzen, productrice de BBC World Service.

Chaque année, environ 1 000 enfants sud-coréens sont donnés en adoption aux pays occidentaux. Le programme d'adoption internationale a commencé dans les années 1950 comme réponse du gouvernement appauvri face aux masses d'orphelins métis de la guerre de la Corée.

Tout compte fait, environ 200 000 enfants coréens ont été adoptés à l'étranger au cours des 60 dernières années. Environ 300 d'entre eux sont depuis retournés vivre en Corée - et beaucoup sont maintenant impliqués dans la tentative pour modifier les lois sur l'adoption.

Dans ce programme, la journaliste de la BBC, Ellen Otzen, rencontre Jane Trenka et Suki Leith, qui ont été adoptées par des familles américaines, afin d'explorer l'impact que l'adoption étrangère a eu sur elles.

Les gouvernements successifs se sont engagés à mettre fin à la pratique de l'adoption transnationale. La Corée du Sud est aujourd'hui l'un des pays les plus développés du monde, et a un des taux de natalité les plus faibles dans le monde, alors pourquoi des enfants coréens sont toujours renvoyés?

Aujourd'hui, 89% des enfants coréens envoyés à l'étranger pour l'adoption sont nés de mères célibataires, qui disent qu'elles sont abordées par des agences privées d'adoption pendant leur grossesse qui les poussent à donner leurs enfants en adoption.

L'un des principaux acteurs, Holt International Adoption Agency, a souvent été critiqué par les adoptés coréens pour le non-respect des droits des mères célibataires et la mise en place d'un système qui rend possible «la vente de bébés coréens par correspondance».

Le chef de l'Agence, Molly Holt, affirme que l'objectif principal de l'organisation est tout simplement de donner aux bébés coréens «non désirés», «une famille permanente et aimante permanente et aimante.»

Les adoptés dire qu'il est temps que le gouvernement coréen a fait des lois qui favorisent la préservation de la famille au lieu de l'adoption internationale.

8 juil. 2010

A collection of one

Vidéo de Suki, pour tous les adoptés coréens.
This is for all the Korean Adoptees out there.
In June of 2010 we attempted to stamp a unique number on a tag, one for every child adopted out of Korea. Over the course of three weeks we were only able to stamp 90,000 tags and hang 60,000 of them. Despite being unable to complete our task before deadline, the results were profound and moving.
This is an admonishment to Korea for choosing adoption as the way to fore-go social services, but for me, it is more for all the Korean Adoptee Diaspora living in isolation or misunderstanding the world over.
You are not alone in this tragedy.
Song and artist: 칠갑산 Na Hoon A 나훈아

Photos by: Jeanne Modderman, Jes Eriksen, Paik Yeonah, Lee Miwha

24 mai 2010

Violence structurelle, mort sociale, et adoption internationale

À lire la recherche de Jane Jeong Trenka sur la façon que l'adoption internationale fonctionne en Corée, modèle pour toute adoption internationale, publiée en 4 parties sur le site Conducive Magazine.

Structural Violence, Social Death, and International Adoption: Part 1 of 4

Bien qu'il pourrait avoir jusqu'à 1 million de membres des familles coréennes directement touchés par l'adoption internationale, ces membres sont rarement entendus, le programme d'adoption, qui a sans doute «sauvé» les enfants d'une vie misérable en Corée et qui maintenant «sauve» les mères célibataires d'élever leurs propres enfants, les a également rendus socialement morts dans le processus.

Structural Violence, Social Death, and International Adoption: Part 2 of 4

La Corée a été connue comme la "Cadillac" de l'adoption internationale pour ses supposées éthique et légalité. Toutefois, alors que les adoptés adultes cherchent les parents biologiques et sont réunis, il devient évident que le système de la Corée a été criblé d'abus...

Structural Violence, Social Death, and International Adoption: Part 3 of 4

Pourquoi l'adoption internationale en provenance de Corée n'a pas de sens (et pourquoi la Corée en fait quand même). Ignorons pour un instant qu'aucune adoption internationale ne déclare que la pauvreté est en soi une bonne raison de séparer les enfants de leurs parents, leurs communautés, ou pays. Entrons dans le jeu pendant une minute avec l'argument un peu simpliste et réducteur que l'adoption internationale est une bonne façon pour les enfants des pays pauvres de commencer une nouvelle vie dans les pays riches. Dans ces conditions, il est facile de voir avec quelques faits que l'adoption internationale de la Corée n'a plus de sens...

Structural Violence, Social Death, and International Adoption: Part 4 of 4

L'image plus réaliste qui se dégage est celle des femmes vulnérables naviguant un réseau de désinformation créée par un système très développé mené par le besoin économique des agences d'adoption de garantir des enfants pour l'adoption. Les mères célibataires ont souligné avec force qu'en Corée, le choix le plus encouragé et le plus facile pour une mère célibataire est de renoncer à son enfant; le moins encouragé et le plus difficile est d'élever son enfant de façon responsable.

14 mai 2010

Abus dans les adoptions de la Corée du Sud

Tiré du discours donné par Jane Jeong Trenka, le 10 novembre 2009, devant l'Assemblée Nationale, sur le projet de révision de loi sur l'adoption.

Publié sur Conducive Chronicle, le 6 novembre 2009.

Cas d'abus documentés par TRACK.

1. Renonciation obscurer – TRACK a trouvé des cas où le parent n'a pas renoncé sous son nom réel, une personne autre que le parent a renoncé, un seul parent a renoncé, l'enfant a été renoncé pour l'adoption nationale et NON internationale, ou la signature sur le formulaire de renonciation semble être forgée. La loi actuelle tient les agences d'adoption responsables de localiser les parents des enfants afin de s'assurer qu'ils peuvent être envoyées en adoption, ce qui est un conflit d'intérêts.

2. Enlèvements au sein de la famille, en particulier par les parents et grand-mères paternels ont été documentés par TRACK. Les droits de garde de la mère étaient et sont encore trop faibles en vertu de la loi.

3. Déclarations inexactes – Les cas de déclarations inexactes sont courants dans la communauté d'adoption. Sur le papier, les enfants sont faussement représentés aux parents adoptifs et les agences d'adoption de l'Ouest par la modification des renseignements tels que l'âge, l'histoire sociale, les antécédents médicaux ou le statut matrimonial de la mère.

4. Contradictions dans le dossier d'adoption du même enfant ont été documentés par TRACK. Les contradictions peuvent être trouvées allant du document en langue coréenne à un autre document en langue coréenne (de la police à l'orphelinat à l'agence ou à l'intérieur des agences), ou allant des documents de langue coréenne aux documents de langue anglaise (ou d'autres langues occidentales).

5. Enlèvement par l'orphelinat est une autre histoire si souvent répétée, comme dans le cas de Toby Dawson. Le parent coréen est allé chercher l'enfant à l'orphelinat, mais on leur a dit que l'enfant n'était pas là ou était décédé. Les enfants plus âgés connaissaient possiblement leur identité et leur adresse résidentielle et voulaient rentrer à la maison, mais étaient gardés à l'intérieur de l'orphelinat.

6. Falsification de Hojuk. Pour toutes les adoptions internationales traitées correctement, on a utilisé un hojuk d'orphelin pour accélérer l'adoption, mais dans le cas des enfants plus âgés qui avaient déjà été enregistrés sur le hojuk de leur famille, cela signifie qu'un hojuk d'orphelin a dû être fait afin de traiter l'adoption. Il s'agit d'une falsification d'un document juridique.

7. Falisification de citoyenneté. L'enfant a été enregistré comme ayant été envoyé dans un pays d'adoption différent que celui où ils ont réellement été envoyés, et ils ont été comptabilisés comme ayant acquis la nationalité du mauvais pays.

8. Falsification d'identité. Des cas comme le cas fameux enregistré par Deann Borshay dans First Person Plural, l'enfant a été échangé par un autre qui n'a pas pu être envoyé au moment de l'adoption.

****
Mon adoption fait partie des cas 3, 4, 5, 6, 7

First Person Plural / In the Matter of Cha Jung Hee


First Person Plural

Documentaire personnel, sorti en 2000.

Durée: 56 minutes.

Cinéaste: Deann Borshay Liem.

Ce documentaire raconte l'expérience de Deann Borshay Liem, en tant qu'orpheline coréenne adoptée, grandissant dans une famille caucasienne dans une banlieue de East Bay, États-Unis. Sauf qu'elle n'était pas une orpheline, et dans la second moitié du film est consacrée à la localisation de sa mère et ses frères et sœurs et leurs réunions.

En 1966, un couple américain a adopté une "orpheline" coréenne nommée Cha Jung Hee, et l'a rebaptisée Deann Borshay. Personne n'a remis en cause l'authenticité des papiers d'identité de l'agence d'adoption, et personne non plus n'a tenu compte des déclarations de la petite fille à propos de sa famille encore en vie. Avec le temps, Jung Hee/Deann s'est bien intégrée dans la nouvelle famille et la mémoire de sa famille biologique s'est presque effacée, jusqu'à ce que des rêves récurrents mènent Deann à découvrir la vérité. Elle n'était pas une orpheline; sa mère n'était pas morte pendant son accouchement. Et ce qu'elle croyait être son nom de naissance, Cha Jung Hee, n'était pas son vrai nom. Alors que les souvenirs d'une enfance oubliée a commencé à émerger de son inconscient, sa vie a commencé à se désagréger.

Par la suite, Liem a découvert son vrai nom, Kang Jin Ok, et a trouvé sa mère et ses frères et sœurs biologiques qui vivent en Corée du Sud. Cha Hee Jung, que les parents américains de Liem pensaient avoir adoptée, avait été retirée de l'orphelinat à la dernière minute par son père. Liem a été envoyée à sa place, mais le directeur d'orphelinat lui a dit de ne jamais divulguer sa véritable identité. La découverte de Liem était déroutante pour ne pas dire plus. Qui était-elle, si elle n'était pas une orpheline? Pourquoi avait-elle été échangée? Qu'était-il arrivé à sa vraie famille? Pour tenter de réconcilier la coupure entre ses deux identités, Liem a uni ses familles biologique et adoptive, et a capturé son voyage dans un émouvant journal vidéo First Person Plural.

In the Matter of Cha Jung Hee

Documentaire, sorti en 2010.

Durée: 90 minutes.

Cinéaste: Deann Borshay Liem.

Après avoir réglé avec cette "agitation émotionnelle", Liem est retournée en Corée pour savoir ce qui est arrivée à la mystérieuse jeune fille, Cha Jung Hee, dont elle a pris sa place aux États-Unis.

Liem croyait que ce projet de documentaire --trouver Cha Jung Hee-- serait relativement facile en comparaison. Après tout, Liem possédait les documents d'adoption de Cha, des lettres qu'elle avait écrites à sa famille avant son adoption, et certains de ses biens. Mais ce n'était pas si facile. Comme cela a été capturé dans le nouveau documentaire, In the Matter of Cha Jung Hee, dont la première mondiale a eu lie au San Francisco International Asian American Film Festival, le 13 mars, Liem a découvert finalement une histoire encore plus compliquée qu'elle ne l'avait prévue.

"Je pensais vraiment que les nuages partiraient une fois que je l'aurais trouvée, et que je ... lui redonnerai tout et que ça me libérerait en quelque sorte de cette ombre dans ma vie", a dit Liem. "... Mais ça s'est avéré être vraiment un voyage à propos de trouver moi-même, je suppose, et d'embrasser ma vie ici aux États-Unis et réclamer ma vie, pas nécessairement à avoir à vivre la vie de quelqu'un d'autre ou les attentes d'avoir à être quelqu'un d'autre. Et ce fut un voyage ntérieur compliqué."

Son histoire personnelle difficile a rendu d'autant plus compliqué à s'engager à filmer. C'est pourquoi il a fallu plusieurs années à Liem pour achever In the Matter of Cha Jung Hee. Alors qu'elle raconte à nouveau une partie de son histoire d'adoption qui a été racontée dans First Person Plural, In the Matter of Cha Jung Hee approfondit, en explorant des questions sur l'identité et la mémoire à travers des séquences oniriques, en racontant chronologiquement sa recherche pour la vraie Hee Cha Jung, et en examinant et de en critiquant la politique de l'adoption de la Corée du Sud dans le contexte historique de la guerre de Corée.

Après la guerre, des milliers d'enfants en Corée du Sud ont été envoyés à l'étranger pour être adoptés, la majorité aux États-Unis et en Europe. Ayant début initialement comme un effort humanitaire, l'adoption est devenue une affaire motivée par le profit.
En dépit du fait que la Corée du Sud se range vingt-cinquième au monde en termes de population, le pays a envoyé le plus grand nombre d'enfants à l'étranger, environ 200 000. Cela a atteint un sommet en 1985, selon Liem, lorsque 9 000 enfants ont été envoyés en un an. La plus grande concentration aux États-Unis est à Minneapolis.

Cependant, des décennies plus tard, alors ces enfants ont grandi et ont atteint la majorité, beaucoup d'entre eux sont allés chercher leurs familles de naissance en Corée du Sud, souvent armés de caméras vidéo. Ils ont produit des documentaires, de la poésie, et des mémoires. Relier les adoptés coréens avec leur patrie est devenu une véritable industrie familiale. Aujourd'hui, il y a "des visites patrimoniales", des camps, des organisations, des tests d'ADN, et des cours de langue. Des milliers d'adoptés retournent en Corée chaque année. "Je pense que lorsque la Corée envoyait les enfants à l'étranger au début, personne ne pensait qu'ils reviendraient un jour ou qu'ils trouveraient les familles de naissance", a dit Liem.

En ce sens, First Person Plural était révolutionnaire pour les adoptés coréens. Ayant été projeté sur la chaîne PBS, il a gagné une large exposition, aidant à ouvrir la porte à des discussions sur les questions des adoptés. L'Internet a de plus aidé à connecter d'autres adoptés, qui étaient autrement isolés les uns des autres. Liem croit que le grand nombre d'adoptions en provenance de Chine, qui ont commencé au début des années 1990, va conduire à une culture aussi vaste des mémoires de retour et d'expression artistique lorsque ces adoptés atteindront l'âge adulte dans les prochaines années.

Bien que les mérites de l'adoption sont nombreux, Liem remet aussi en questionne l'histoire et la politique de l'adoption en Corée du Sud. Malgré le fait que la Corée se soit rapidement modernisée depuis ses racines déchirées par la guerre, Liem trouve un orphelinat en Corée du Sud plein de bébés abandonnés. "La plupart des bébés qui ont été adoptés de la Corée du Sud en ce moment sont ceux des mères célibataires", a déclaré Liem. "Et une partie de la raison qu'ils abandonnent leurs enfants est à cause du stigmate d'être une mère célibataire, ou de l'impossibilité de soutenir un enfant." Il y a un besoin pour un meilleur soutien social pour les familles monoparentales, dit-elle, et plus de promotion pour l'adoption nationale. Dans certains cas, les couples qui divorcent et se remarient, mettent leurs enfants dans un orphelinat. "Je veux dire, lâchez-moi un peut", a-t-elle dit. "Cela doit s'arrêter."

Parce que la stigmatisation de l'adoption est encore forte, Liem a obéi à la volonté de sa famille de naissance et n'a pas encore montré First Person Plural en Corée. Elle espère un jour ça va changer. Pourtant, comme Liem rencontre souvent pendant sa recherche pour Cha Hee Jung, le mode dominant de pensée pour de nombreux Coréens qui tentent de concilier leur propre histoire tragique et la réalité moderne est "d'oublier le passé."

En fin de compte, quoique le voyage physique Liem est super, son voyage métaphorique est encore plus super. In the Matter of Cha Jung Hee laisse encore des questions qui ne seront peut-être jamais être résolues, mais c'est presque comme si cela permet à Liem de ne plus être redevable aux faits de son passé. Et dans le processus, elle peut être libre d'embrasser sa vraie, présente personne.

Déclaration de la cinéaste

Cha Jung Hee était une orpheline à Sun Duck Orphanage en Corée du Sud dans les années 1960. Elle et moi n'avions rien de commun et je ne la connaissais pas personnellement. Et pourtant, à l'âge de 8, juste avant que j'aie été envoyée aux États-Unis pour être adoptée par la famille Borshay en Californie, mon identité a été échangée avec la sienne à l'insu de qui que ce soit. On m'a donné le nom de Cha Jung Hee, sa date de naissance et son histoire familiale et on m'a dit de garder l'échange secret. Parallèlement, par un tour de main bureaucratique, mon identité précédente a été complètement effacée. Pendant des années, Cha Hee Jung a été, paradoxalement, à la fois une étrangère et aussi mon identité officielle --un personnage inconnu, mais toujours présent-- définissant ma vie. Dans In the Matter of Cha Hee Jung, je recherche Cha Hee Jung afin de mettre son existence d'autrefois au repos en la rencontrant dans la vie réelle et en trouvant comment elle s'en est tirée.

Au cours de la recherche de Cha Jung Hee, je rencontre et interviewe une sélection variée d'orphelins et adoptés coréens, chacun avec leurs propres quêtes et des histoires extraordinaires à raconter. Un orphelin de guerre biracial, Coréen-Noir, banni par la société coréenne, qui rencontre ses potentiels frères et sœurs biologiques à l'âge adulte; des jumeaux adoptés et élevés en France, qui ne parlent que la langue française, sur leur chemin du retour vers leur "maison" en Corée pour visiter leur mère biologique; un orphelin du Nord qui a été envoyé avec plusieurs milliers d'orphelins de guerre de Corée à la Roumanie, qui se rappelle les douloureuses années d'après-guerre et ce que c'est que de grandir dans un pensionnat en Europe de l'Est, et beaucoup d'autres.

Ces histoires sont contextualisés dans une histoire d'adoptions en provenance de Corée débutant avec la guerre de Corée. Ensemble, elles mettent la lumière sur la façon dont les adoptions de la Corée sont étroitement associées avec l'implication militaire américaine dans la péninsule coréenne, la prospérité et l'optimisme de la société américaine après la Seconde Guerre mondiale, et les politiques de la Guerre froide, qui ont conduit la Corée du Sud à devenir "l'exportateur" numéro un, et le plus grand "importateur" américain, des enfants adoptés dans le monde.

Sites web

MuFilms.

First Person Plural sur le site PBS (bande-annonce disponible).

In the Matter of Cha Jung Hee sur le site PBS

First Person Plural sur le site Film.com

First Person Plural sur le site Asian American Media

In the Matter of Cha Jung Hee sur le site New America Media (audio MP3).

Articles

First Person Singular (East Bay Express, 10 mars 2010).

Borshay Liem’s Double Exposure of Korean Adoptions (SF 360, 12 mars 2010).

Aider nos mères monoparentales

Traduit de l'article publié sur JoongAngDAily, le 1er mars 2010.

Dr Richard Boas est un ophtalmologiste américain, avec deux enfants biologiques, qui a adopté une petite fille de quatre mois, de la Corée, en 1988. Il était heureux d'avoir une fille nouveau-née et était fier d'avoir fait la bonne chose, alors il s'est porté volontaire pour appuyer l'adoption internationale après sa retraite. Cependant, quand les tristes visages de femmes enceintes dans leur 'adolescence et leur vingtaine dans un établissement pour mères célibataires à Daegu l'ont confronté, sa vie a changé.

Il a été profondément choqué de voir la douleur des jeunes mères qui ont été contraintes ou carrément obligées d'abandonner leurs bébés en adoption en raison de l'oppression sociale ou économique.

En prenant conscience de la nécessité urgente d'aider les mères célibataires à élever leurs bébés elles-mêmes plutôt que de les mettre en adoption, il a consacré sa fortune à fonder le Korean Unwed Mothers Support Network, en 2007. Il a aidé et encouragé les initiatives de recherche pertinentes et il a encouragé les mères célibataires à se prendre en charge uniquement à travers l'unique organisation nationale à but non lucratif consacrée exclusivement à plaider pour les intérêts des familles monoparentales. Beaucoup de mères célibataires qui n'avaient personne vers qui se tourner vante ses réalisations, le qualifiant de parrain pour les mères célibataires.

Nous avons détourné nos yeux du problème de parent monoparental. La dévotion de Boas au devoir nous fait honte. Il demande: "C'est un droit humain fondamental pour une mère d'élever son enfant seule. Alors, pourquoi un pays aussi riche que la Corée ne parviennent pas à protéger les droits fondamentaux de ces femmes?" Et nous n'avons aucune réponse.

Dr Boas espère que ses activités serviront de catalyseur pour encourager le changement dans la communauté coréenne. Seulement 1 pour cent des mères célibataires aux États-Unis donnent leur bébé en adoption, tandis que 70 pour cent des mères célibataires coréennes abandonnent leurs enfants. Il a dit que son intention est de jeter la fondation pour éradiquer les préjugés et la discrimination, qui sont les vrais coupables derrière cette tragique réalité.

Mercredi dernier, de nombreuses mères célibataires ont assisté au forum "La réalité des mères célibataires et les mesures de soutien pour leur autonomie", qui a été parrainé par le Dr Boas et hébergé par le Korean Women's Development Institute. Elles ont résolument: "Nous ne sommes pas des criminelles, mais des personnes responsables qui élèvent nos enfants."

Si la Corée continue à les traiter comme des criminelles et reste réticente à les soutenir, nous ne trouverons jamais de moyen de nous débarasser de notre réputation "d'exportateur d'orphelins". En tout, 1 250 enfants ont été séparés de leurs mères à la naissance et adoptés dans des pays étrangers en 2008. Il est grand temps que la société coréenne mette au premier plan la mise au point des mesures pour aider ces enfants à vivre heureux avec leurs mamans.

Autre article:

`Raising child not a matter of choice` (The Korea Herald, 29 mars 2010).

Dr Boas a souligné que la discussion de la nation sur l'adoption est encore superficielle. "Ceux qui défendent l'adoption pensent qu'ils font la bonne chose. J'avais aussi l'habitude d'avoir la même manière de voir les choses. Cependant, à la racine de cela, il y a des mères et des enfants qui ont besoin de soutien." Je pense que c'est une question de simples mathématiques. Si plus de mères élèvent leurs enfants, il y aura moins d'adoption, nationale et internationale", a-t-il dit.

13 mai 2010

Corée: Révision du système d'adoption

Traduit de l'article publié sur JoongAngDaily, le 12 mai 2010.

Beaucoup de Coréens adoptés à l'étranger retournent en Corée chaque année et sont agréablement surpris de voir le développement de leur pays d'origine. Mais la douleur qu'ils ressentent de perdre famille, langue et culture est difficile à surmonter, peu importe l'environnement dans lequel ils ont grandi.

Une jeune fille adoptée par une famille de Blancs aux États-Unis a même dit, "Je devenais presque folle parce que je n'étais pas ce que j'étais. Quoique j'aie un visage d'asiatique, je n'étais pas une Asiatique. Même si j'ai été élevée pour être Blanche, je ne suis pas une Blanche non plus." C'est pourquoi les adoptés coréens et leurs parents biologiques, frères et sœurs biologiques exhortent le gouvernement à réformer notre système d'adoption.

Même après que la Corée soit devenue un fier membre du G20, la pratique honteuse de l'envoi des bébés à l'étranger, qui a commencé il y a 50 ans avec la guerre de Corée (1950-53), se poursuit. Chaque année, plus de 1 000 enfants quittent leur patrie vers un pays inconnu, peu après leur naissance. Plus de 95 pour cent de ces enfants sont les enfants de mères célibataires monoparentales. Autrement dit, nos préjugés profondément enracinés et la discrimination sociale les forcent à être séparés de leurs mères.

Les pratiques éhontées des organismes connexes contribuent également à la situation, parce qu'ils contraignent les femmes qui n'ont nulle part où aller, à envoyer leurs enfants à l'étranger en échange de leur aide pour leurs accouchements. Il va au-delà du bon sens de penser que les agences contraignent ces femmes à signer un formulaire de renonciation à leur bébé avant même que les bébés soient nés, et refusent de retourner les bébés sans une certaine forme de paiement si la mère change d'avis.

Pour enrayer cette pratique frauduleuse, nous avons besoin de bien séparer les centres de soins pour mères célibataires des agences d'adoption. Nous devrions également donner aux femmes autant de renseignements au sujet d'élever leurs enfants qu'on ne leur en donne sur l'adoption. Et nous devrions écouter ce que le père adoptif M. Richard Boas dit depuis de nombreuses années: "La meilleure solution à ce problème consiste à créer un environnement dans lequel les mères célibataires célibataires sont en mesure d'élever leurs enfants elles-mêmes." Après avoir rencontré un groupe de mères célibataires coréennes, il a consacré sa vie à défendre leurs droits.

Le peuple coréen doit également faire un effort pour se débarrasser de leurs préjugés sur les familles coréennes qui adoptent. L'adoption nationale est sans aucun doute mieux que l'adoption internationale. Mais le nombre d'adoptions nationales a été au point mort depuis des années, en partie en raison de l'accent mis sur les liens du sang dans notre société. Par conséquent, une nouvelle perspective sur les familles doivent prendre racine ici. Construire un pays qui considère les familles monoparentales et les familles adoptives comme légitimes serait la meilleure façon d'éliminer les préjugés qui nous marquent en tant que pays qui exporte ses enfants.

9 mai 2010

Sauver les enfants, ou sauver nous-mêmes?

L'original de cet article, écrit par mon amie Suki, se trouve sur son blog Holt Adoption Baby . Faites circuler généreusement, sans oublier de donner crédit à Suki.

Ce n'est pas facile d'être un partisan de l'adoption internationale ces jours-ci: avec la construction du catalogue des médias sur des pratiques douteuses dans le monde entier, et les excès du droit des célébrités, l'adoption est tombée sous une attaque et un examen minutieux croissant, les critiques les plus virulentes venant des adoptés adultes eux-mêmes. Je ne peux pas la citer, mais une personne notable a dit récemment que l'adoption était "en état de siège."

Voilà comment ce débat est caractérisé récemment: comme une guerre. L'industrie de l'adoption bien financée et fortifiée, est en train de résister et d'employer tout leur arsenal pour arrêter cette marée changeante de l'opinion publique, et sur le front de leur arsenal se trouvent des adoptés adultes dogmatiques, qui refusent de regarder attentivement et complètement les critiques de ce qui les ont menés là où ils se sont. Beaucoup de leurs arguments sont en train de s'émietter alors que le grand public est plus disposé à remettre en question les pratiques de l'adoption dans le sillage des arguments, souvent substantiels et bien raisonnés, des adoptés adultes contre l'adoption internationale, du Fifth Estate [groupe autre que clergé, noble, roturiers, journalistes] et des médias croissants.
L'industrie de l'adoption s'accroche à leur dogme -- qu'ils sauvent des enfants -- plus fermement que jamais, comme si leur vie en dépendait. Cette attitude est particulièrement intéressante en Corée, en l'absence de guerre, dans la façon qu'ils expliquent et justifient leur présence ici. Cela n'a pas de sens du tout pour moi, et je voudrais me pencher, ci-dessous, sur les deux types de "sauvetage" qui, d'après eux, leur donnent la liberté d'exploiter:

I. Pas arraché, mais jeté.

Dans l'insistance constante que l'adoption sauve des enfants d'une société confucéenne rigide ou sauve des mères célibataires de l'ostracisme d'une société confucéenne sévère, certains partisans de l'industrie de l'adoption m'ont dit (en réponse à mon message-blog, malheureusement je ne pourrais inventer ces choses-là, même si j'essayais) que la Corée "s'en fout" et jettera toujours ses enfants, donc l'adoption est nécessaire. La présence des agences d'adoption n'a pas d'effets de causalité.
Une petite leçon d'histoire.

La Corée ne s'en foutait pas (avant).

Des érudits m'ont dit qu'avant l'existence des orphelinats -- qui n'existaient pas avant la guerre de Corée -- les enfants nés par accident et non désirés étaient gardés dans la famille élargie et les vrais orphelins étaient admis par les monastères en tant que moines en formation. Donc, ils ne jetaient pas leurs enfants et avant l'adoption, la plupart des enfants étaient pris en charge à l'intérieur du pays par la société.

Les orphelinats étaient une nécessité à la suite de la guerre parce que le pays était dévasté et les réseaux familiaux étaient brisés et des milliers d'enfants étaient légitimement sauvés. Mais l'idée d'envoyer les enfants dans d'autres pays était une intervention qui a dégagé la Corée de ses responsabilités sociales envers ses citoyens les plus démunis et qui est aussi devenue plus tard une avenue pratique pour effacer la honte de la famille QUI N'EXISTAIT PAS AVANT. En fait, L'ADOPTION INTERNATIONALE n'existait pas avant son INTRODUCTION en Corée, et les travailleurs sociaux américains à l'époque étaient très, très préoccupés par les effets du déracinement des enfants de leur culture d'origine pour vivre en minorités dans un pays encore inconfortable avec les questions raciales.

Vers la fin de la première vague d'adoptions, les Coréens abandonnaient leurs enfants massivement. Cela à cause de la présence des agences d'adoption qui offrait non seulement une bouche de moins à nourrir, mais la promesse d'une vie meilleure à un autre endroit pour leurs enfants. La méthode des agences d'adoption pour aider la Corée, n'était pas de fournir de l'aide aux familles, mais d'emmener les enfants aux familles à l'étranger qui avait plus de moyens et des idéaux chrétiens appropriés. Le concept d'international, et d'autres pays non asiatiques, était insondable pour la plupart, et peu avaient la moindre idée que leurs enfants ne reviendraient jamais. Les orphelinats étaient considérés comme une aide temporaire et ce fut un choc pour la plupart de découvrir ce que signifiait vraiment la permanence de renonciation.
Ces partisans de l'adoption m'ont dit, "la vérité est qu'ils t'ont jetée." Je ne vais pas argumenter contre le fait que j'ai été abandonnée, mais je vais argumenter contre l'idée que mon abandon était aussi insensible. Oui, j'ai été jetée. Mais était-ce par mes parents? Je pense que j'ai été jetée par mon pays, à travers le dessein de la tromperie des autres. J'ai été séparée de ce pays par des forces étrangères intervenant dans la structure délicate d'un pays à sa plus vulnérable période.

Dans l'esprit des parents coréens à l'époque, leurs enfants n'étaient pas jetés, mais remis. Remis à qui? Aucun parents (mes parents) ne laisseraient un enfant seul dans la rue, au milieu de l'hiver rigoureux de la Corée, s'ils n'avaient su que HOLT était là recueillant les enfants pour les envoyer dans les pays magiques où les rues étaient bordées d'or. Ces mythes distribués par les agences d'adoption exploitaient les espoirs et les rêves que des gens pauvres en difficulté avaient pour les membres de leur famille, et sont la véritable raison pour laquelle les familles abandonnaient leurs enfants. La présence des agences d'adoption a été et EST TOUJOURS le catalyseur de l'abandon. Leur présence encourageait les familles à se séparer et les éclats ont été projetés hors de la portée. C'est ce que j'appelle être arraché à la Corée; pas jeté.
Les vagues ultérieures des adoptés coréens (la grande majorité d'entre eux) sont devenus orphelins, non pas à cause de la guerre ou de l'économie de l'après-guerre, mais parce qu'il y avait maintenant un moyen établi pour effacer les traces des indiscrétions et de la honte familiale résultante.
Depuis plus de 50 ans, l'option adoption est devenue si bien établie que, au lieu d'un acte d'amour (erroné en raison de fausses déclarations) de désespoir, ça s'est transformé en un choix de facto pour la préservation de l'honneur familial, alors qu'avant l'adoption, les familles devaient juste endurer et vivre avec leurs transgressions. Mais cela ne s'est pas transformé par lui-même. Cela a été suggéré par les agences d'adoption pour remplir les orphelinats qui n'étaient plus nécessaires. Prendre avantage de l'honneur de la famille confucéenne était juste un prétexte pour continuer la pratique de l'adoption. La présence des agences d'adoption est maintenant utilisée comme un moyen de structuration sociale par la chirurgie. Et, personnellement, j'ai du mal à discerner ce qui est moral, éthique ou bienfaisance dans ce processus. Il est temps que la Corée comprenne que la verrue sur leur visage n'est pas l'enfant ou sa mère, mais le temps qu'ils prendront pour préserver leur image et leur statut social. Mais la Corée n'aura pas à assumer la responsabilité de leurs fautes, comme elle le faisait dans le passé, aussi longtemps que la commodité de l'adoption est une option, et les agences d'adoption ne peuvent jamais avoir les mains propres tant qu'elles persistent à "aider" la Corée en lui fournissant une poubelle. Retirez les moyens de l'abandon, et que se passe-t-il? Les gens doivent commencer à prendre la responsabilité de leurs actions. Tout comme ils le faisaient avant l'adoption ici. Tout comme les braves mères célibataires le font contre toute attente.

I.I. HOLT devrait être canonisés, car ils s'occupent des enfants handicapés ou avec des besoins spéciaux.

Prendre soin des enfants handicapés et des enfants ayant des besoins spéciaux EST une très bonne chose à faire. Mais encore une fois, pourquoi ces enfants sont-ils dans un orphelinat et non pas à la maison avec leurs parents? POURQUOI CES ENFANTS SONT-ILS DANS UN ORPHELINAT de toute façon?
En juin dernier, j'ai regardé sur les nouvelles comment un jet rempli de 30 médecins coréens sont allés au Vietnam pour effectuer une chirurgie esthétique sur les enfants avec des fentes labiales afin qu'ils puissent mener une vie heureuse et productive. SK Telecom en Corée du Sud a dépensé plus de 2 millions de dollars US sur plus de 3 000 de ces opérations. L'ironie de cela m'a fait monter les larmes aux yeux, et puis l'indignation: Parce que les équipes de chirurgiens esthétiques peuvent diriger des super relations publiques en sauvant les enfants de la défiguration dans les pays pauvres, mais ils ne le font pas ici dans leur propre pays. Parce que la Corée a de l'argent pour aider ses propres enfants. Parce qu'avoir une fente labiale est une raison suffisante pour devenir orphelin ici en Corée. Parce que les orphelinats permettent à la Corée une belle façon bien ordonnée de ne pas traiter leurs propres problèmes. Parce que ces enfants ne sont pas des problèmes, mais des gens.
Que les enfants coréens nés hors mariage aient dix doigts ou orteils, que les enfants coréens aient une fente labiale ou une condition médicale grave, que les enfants coréens soient nés avec une insuffisance pondérale, pourquoi quelconque d'entre eux (tous ceux qui précèdent, sans différenciation) sont-ils dans un orphelinat?

Réponse:
1) ils ont été rejetés parce qu'ils ruinaient l'image de la famille ou
2) il n'y avait pas assez de ressources pour prendre soin d'eux.
Dans les deux cas, ils sont dans des orphelinats:
A) parce que les orphelinats existent, soulageant les familles de leurs responsabilités et
B) parce que les services sociaux ne subviennent pas aux besoins de la société
Et B) n'a jamais à s'améliorer tant qu'il y a A) parce que A) soulage B) de ses responsabilités.

Oui, on est saint de prendre soin des handicapés et des enfants à besoins spéciaux, mais pas dans les orphelinats: ils doivent être soignés dans leurs propres maisons et dans leurs propres collectivités par leur propre pays. Et la Corée a beaucoup d'argent pour le faire. Mais en mettant en place des orphelinats, nous disons à la Corée que c'est correct de jeter les enfants que vous ne voulez pas, d'abandonner les citoyens qui ne peuvent pas se défendre. Et se féliciter ou utiliser de telle "charité" pour justifier une présence continue et compliquer des affaires intérieures d'un pays est assez répugnant. Est-ce comme cela que voulons contribuer à la société coréenne? En encourageant ceux qui ne seront pas ou ne peuvent pas être responsables? Et la raison pour laquelle il y a peu à admirer au sujet des orphelinats pour les handicapés et enfants aux besoins spéciaux, est parce qu'il ne devrait pas avoir de ghettos d'orphelins créés pour les indésirables, en premier lieu. Fournir un mécanisme pour abandonner les enfants -- pour une raison quelconque -- revient à tolérer l'abandon. Et ce n'est pas seulement limité à tolérer implicitement l'abandon des enfants: c'est activement promu comme étant la solution préférée par défaut. Les agences d'adoption perpétuent les problèmes ici.

Et pour les adoptés adultes assez myopes pour soutenir l'industrie de l'adoption, je voudrais ajouter les critiques suivantes:

C'est juste idiot pour le petit pourcentage des adoptés coréens qui ont été sauvés des résultats de la guerre de tenir des résultats et des pratiques de guerre comme modèle en temps de paix. Et toute personne qui utilise des pratiques de guerre en temps de paix, d'ailleurs. Il semblerait que l'élimination de l'adoption leur ferait perdre leur raison d'être: pour avoir passé toutes les épreuves qu'ils ont traversées. Mais c'est une fausse dichotomie. L'élimination de l'adoption retirerait plutôt des forces extérieures et permettrait à ce pays de trouver son propre équilibre et, enfin, de guérir lui-même. HOLT, les autres agences d'adoption internationale, et les adoptés comme KWB, Steve Kalb, Susan Cox et Kim Brown, devraient trouver de nouvelles raisons de se motiver -- des moyens plus profonds et plus efficaces pour vraiment aider la société de façon durable -- au lieu de chercher à ériger des monuments aux gloires passées où ils peuvent faire partie de quelque chose d'héroïque et se valider eux-mêmes. Parce qu'ils ont tellement investi d'eux-mêmes, que signifierait leur vie s'il s'avérait qu'ils ont été trompés? Ils ne peuvent pas laisser cela se produire à tout prix. Je n'ai aucun doute quant à leur engagement: mais ils veulent tellement faire partie de quelque chose qui leur fait du bien, ils ne se rendent pas compte qu'ils sont utilisés pour promouvoir et protéger ce qui contribue à l'atteinte de toute une société. De plus, le changement prend du travail. Un travail en profondeur. Beaucoup plus de travail que de faire des affaires comme d'habitude. Et qui veut travailler à ne plus avoir d'emploi? Certainement pas l'industrie de l'adoption.

C'est aussi idiot de dire d'une part, que vous soutenez les mères célibataires, alors qu'en même temps, vous soutenez les forces qui les exploitent et les oppriment.

Prendre soin des mères célibataires est une question qui a été choisie par l'industrie de l'adoption à première vue, mais c'est un leurre, car en pratique, l'industrie de l'adoption supportant les mères célibataires est dérisoire: l'essentiel de leur soutien pour les mères est de les convaincre que leurs vies seront mieux sans leurs bébés. Et pourtant, le sort des mères célibataires qui choisissent de garder leurs enfants en Corée est trop manifeste pour être ignoré, même par les adoptés qui soutiennent l'industrie de l'adoption. Mais leur donner la sympathie, puis finalement écarter leurs combats comme étant entièrement la faute de la Corée, c'est de fermer les yeux sur le fait qu'elles sont pressurisées à donner leurs enfants en adoption et rejeter leur réalité. Donc, soutenez ces mères en difficulté, et cessez de les utiliser et de ne les aider que du bout des lèvres afin de paraître ouvert d'esprit.

Votre solution n'est tout simplement pas assez bonne.

Molly Holt a admis que "des erreurs ont été faites." Et si c'était au-delà "des erreurs"? Et si rester dans un pays cinquante ans après qu'il n'y ait pas de guerre était tout simplement mal? Et si "sauver" des enfants d'une société confucéenne rigide rendait la société encore plus effroyablement rigide avec des conséquences encore plus effroyables? Et si cette intervention avait complètement redéfini, et non pas dans le bon sens, la définition de la famille dans ce pays? Et si ces "et si" ne sont pas des spéculations, mais un reflet des résultats de l'adoption internationale?

Cela fait plus de 50 ans depuis que l'adoption a été établie en Corée et il y a eu très peu de progrès dans les services sociaux, mais près de 200 000 enfants ont été envoyés. Et c'est un processus qui devrait se poursuivre? Ce triste chiffre me montre que même si l'adoption est une sorte de solution, il y a quelque chose qui est pathologiquement incorrect avec cela, et qu'elle ne traite rien. 200 000 familles brisées. Comment pouvons-nous commencer à mesurer la quantité de dommages que cette solution a fait à cette nation?

Les agences d'adoption sont comme la maman-martyre qui présente sa sainteté aux autres en se plaignant comment elle doit toujours nettoyer la salle de Johnny parce qu'il ne le fera pas lui-même. Cependant, Johnny n'est pas stupide. Il sait qu'il n'aura jamais à nettoyer sa chambre, tant qu'elle est là pour nettoyer après lui. Qui est vraiment fautif, Johnny ou sa mère? N'est-ce pas la mère qui a créé l'irresponsable garçon paresseux? Mais en ce qui concerne la Corée, il y a des vies humaines en jeu: les mamans célibataires qui ont des bras vides et le cœur brisé et les enfants qui sont envoyés à d'autres pays qui doivent passer leur vie à expliquer qui ils sont et pourquoi.

Dans une affaire de guerre, il y a toujours un temps de reconstruction où l'aide est accordée jusqu'à ce que le pays acquiert de la force pour gérer leurs propres affaires. Mais en Corée du Sud, la période de reconstruction ne s'est jamais terminée. Parce qu'il reste ce vestige de cette dépendance qui est l'adoption. Le plan de sortie ne s'est jamais concrétisé, la solution (je dirais pathologique) d'adoption a été introduite, et c'est sa présence continue a retardé la croissance personnelle, la guérison, et l'indépendance du peuple coréen.

À mon avis, l'idée entière que la Corée s'en fout et qu'elle est incorrigible, et donc les agences d'adoption doivent rester ici à perpétuité, est la plus négative-triste-désespérée-privant d'autonomie-manquant de foi-sombre évaluation du peuple coréen que j'aie jamais vu. Ces déclarations ressemblent en fait aux sentiments condescendants de la condamnation des colons envers ceux qu'ils exploitent, et ne devraient pas être tolérées. Je veux dire, il y a quelque chose de mal quand les personnes qui profitent de la collecte des ordures sont les mêmes personnes qui fournissent la poubelle et sont les mêmes personnes qui condamnent les Coréens pour l'utilisation de la poubelle qu'elles leur ont qu'ils en ont besoin.

Que la société coréenne est quelque chose qui doit être sauvée de ou que la société coréenne ne peut pas changer (elle s'est formée en une nation exportatrice de bébés, alors la capacité de changement est manifestement là) est très discutable et non pas une fatalité. Et canoniser Holt et les d'autres agences d'adoption pour leur travail - ont-ils vraiment été amis de la Corée? Ou sont-ils des opportunistes et des exploiteurs de la Corée? Le peuple coréen aime aussi leurs enfants, et en l'absence de la solution-adoption, ils se montreront à la hauteur et de prendront soin de leurs propres enfants, comme ils le faisaient avant l'intervention de l'extérieur.

L'adoption n'est pas la meilleure solution: donner à un pays une véritable autonomie en cessant des interventions qui déforment la société l'est. Aider la Corée à retourner aux valeurs familiales et les valeurs communautaires de uri nara l'est. Développer les services sociaux l'est. Préserver familles l'est. Trouver l'équilibre l'est. Mais vous devez travailler à cela. Et vous devez RESPECTER les gens, avoir FOI en l'humanité, et les traiter avec DIGNITÉ.

Les exhortations des agences d'adoption et de leurs partisans, qu'ils continuent à "sauver" les enfants et leurs mères, sonnent faussent. Les seuls qu'ils sauvent sont eux-mêmes: de la crise existentielle, de leur travail d'identité, de tout reproche de soi, de perte d'emploi ou de la damnation éternelle. Le plus triste, c'est: ne se rendent-ils pas compte que travailler à se trouver sans travail devrait être leur objectif? Cet objectif devrait être la création de sociétés fortes qui attachent de la valeur à tous ses citoyens et qui n'ont pas besoin d'abandonner leurs enfants?

Quel gaspillage de leur vie. Quel gaspillage des ressources, humaines et économiques. Quelle bataille stupide, cette guerre de l'adoption.

Un super blog: Hello Korea!

Un blog que je suis fidèlement: Hello Korea!.

Comme le décrit son sous-titre, adoptee repatriation adventure, le blog raconte les aventures d'une adoptée qui est retournée vivre dans son pays d'origine, la Corée.

C'est en fait le blog de ma meilleure amie, Suki. Elle déménagé en Corée, il y a plus d'une an, pour mesurer ce qu'elle a perdu, ce qu'elle a acquis, pour apprendre sur sa culture de naissance, pour réapprendre sa langue maternelle, et pour étudier les profondes répercussions que l'adoption a eu non seulement sur elle, mais aussi sur tous les adoptés transraciaux et internationaux, et sur la nation coréenne.

Mais, je ne le lis pas juste parce que c'est celui de mon amie. C'est un blog super, très bien écrit. Elle ne parle pas que de l'adoption; elle parle aussi de sa vie d'enseignante en anglais, de ses découvertes, des films, de la culture coréenne, de ses difficultés à réapprendre sa langue maternelle, des gens qu'elle rencontre, ses opinions, ses réflexions, etc.

J'ai traduit ci-dessous un de ses messages.

Malheureusement, je ne pourrais inventer ces choses là, même si j'essayais

Pour chaque heure que vous voyagez loin de Séoul, vous remontez aussi dans le temps d'une décennie. Il y a de moins en moins de ressources et c'est de plus en plus conservateur. En ce moment, à Daegu, une jeune femme cherche désespérément une place pour vivre, pour elle et son bébé .

La jeune femme a dit à la maison pour mères célibataires, lors de sa première admission, qu'elle voulait garder l'enfant. Cinq fois, l'agence d'adoption internationale lui a fait pression pour qu'elle renonce à l'enfant alors que l'enfant était encore dans l'utérus. Cinq fois. Et cette jeune femme forte a encore dit non. Combien de mères célibataires ne sont pas aussi fortes? Après la naissance du bébé, elle est allée demander l'aide de son pasteur, et le pasteur a essayé de la convaincre de lui donner le bébé. Et donc, sans famille pour l'aider, sans services sociaux pour l'aider, la maison pour mères célibataires voulant simplement l'exploiter, et même son pasteur voulant ce qui sort de son corps, elle est en train de "surfer d'un canapé à l'autre" en cherchant une quelconque façon de garder son bébé. Au.moment.où.j'écris.ceci.

Le gouvernement coréen a lancé un nouveau programme pour aider les parents monoparentaux. Ça semble être un excellent programme. Malheureusement, il n'aide que les parents monoparentaux qui ont été légalement mariés à un moment donné.

Dans une partie reculée de l'île de Jeju, au large des côtes de la Corée du Sud, il y a une maison pour mères célibataires. Il n'y a ni télévision, ni internet là-bas. Il n'y a pas de formation professionnelle. Il n'y a pas de vrais services pour aider une jeune femme si elle voulait garder son bébé. Mais il y a un counseling en adoption.


Une adoptée dans la fin vingtaine raconte comment sa réunion est le cas classique d'avoir à rester un secret. Sa mère ne l'avait pas abandonnée. Sa tante l'avait prise et l'avait abandonnée. Et donc, sa mère a été forcée de créer une vie en l'absence de sa fille, comme si elle n'avait jamais existé.

Un adopté pourrit dans une prison aux États-Unis. Jane lui écrit régulièrement: c'est une sainte. Il y a aussi des chances que sa mère ne l'ait pas abandonné. La piste à travers le temps conduit à une escorte qui l'a emmené à une agence d'adoption. Ces escortes étaient souvent payés par les agences. Ces escortes étaient souvent des sages-femmes. Ces bébés étaient souvent enlevés de leurs mères par les grands-mères ou d'autres membres de la famille. Les sages-femmes escortes pouvaient gagner de l'argent des deux côtés.

Une autre adoptée m'écrit et me dit que son amie a été réunie avec sa mère. La mère a dit que l'agence d'adoption lui avait offert de l'argent pour le bébé. Je pense que la mère doit savoir, car elle était là... Il y a une période où mon agence d'adoption internationale préférée offrait supposément 90$ US par tête.

Maintenant, quelqu'un peut-il ME DIRE si la PRÉSENCE des agences d'adoption internationale n'exerce pas de pression négative dans ce pays de ma naissance??? Je veux dire, peut-on vraiment le croire? Même les adoptés qui ont grandi choyés et couvés avec amour?

Non. J'aurais pu avoir été convaincue par quelqu'un avant, mais plus maintenant. La vérité est simplement fourrée devant mon visage tout le temps ici.

Vous savez, les Coréens ont des préjugés à propos des adoptés: ils supposent que nous avons grandi choyés et ils sont jaloux de nous et de notre parfait anglais. Et puis ils nous rencontrent et sont clairement perturbés parce que nous ne pouvons pas parler coréen et nous connaissons presque rien sur la Corée. Ils ne peuvent pas vraiment comprendre ce qu'est une crise d'identité, et ça semble un petit prix à payer pour le luxe et un anglais (ou français ou ...) parfait, et ainsi la perte d'identité peut être facilement écartée.

Mais nous n'avons pas "perdu" notre identité. Que nous ayons eu une vie merveilleuse dans nos familles adoptives ou que nous ayons été abusés dans nos familles adoptives; que nos nouveaux pays nous aient donnés des opportunités ou qu'ils nous aient ostracisés; que nous nous ayons assimilé ou que nous ne nous soyons jamais adaptés, nous n'avons pas "perdu" nos identités. Nos identités nous été enlevées, et nous avons été arrachés de notre pays et bien souvent arrachés des bras de nos mères sous la contrainte. Même moi, une enfant trouvée: pensez-vous vraiment que mes parents m'auraient laissée dans la rue, au milieu de l'hiver, s'ils ne savaient pas que Holt était autour en train de collecter des enfants? Non. Ma famille était très probablement déchirée par les disparités économiques. Combien des 500$ que ma famille adoptive a payé pour m'avoir aurait pu aller à la préservation de ma famille d'origine, en 1966, en Corée?

Cette violence et ces agressions envers notre personne (et nos mères) nous ont été faites par notre propre pays. C'est apparu d'abord sous la forme d'une aide externe, qui a été acceptée avec plaisir pour nettoyer certains problèmes sociaux, et maintenant, c'est devenu de la violence systémique et structurelle qui est institutionnalisée.

Et cette violence se PRODUIT ENCORE AUJOURD'HUI. Combien de parents adoptifs prennent la peine juste de venir en Corée? Combien ont vu leurs bébés avant de les ramasser à l'aéroport? Combien de Blancs ces enfants avaient-ils déjà vus dans leur vie? Combien de mots coréens les adoptants connaissent-ils quand ils reçoivent leur bébé? Combien d'Asiatiques seront dans la vie de ces enfants? La liste s'allonge encore et encore, et c'est un millier de petites violences au-dessus de la violence principale qui ne disparait en fait jamais et qui est là évident à chaque fois que vous passez devant un reflet de vous-même...

Aujourd'hui, j'étais à la librairie, une fois de plus pour essayer de trouver des ressources pour m'aider à apprendre ma langue maternelle perdue, et je suis tombée sur une bande dessinée sur l'histoire de la Corée, pour les étrangers. Le livre d'histoire se termine avec Harry Holt sauvant les enfants après la guerre. Il mentionne la poursuite des travaux de Holt auprès des personnes handicapées et comment Holt favorise l'adoption nationale. Il omet de mentionner le stupéfiant nombre de 200.000 enfants environ qui ont été envoyés à l'étranger pour l'adoption internationale, la GRANDE MAJORITÉ non handicapés, et en l'ABSENCE de guerre ou de famine ou de quelconque raison valable.

Vous voyez, la véritable histoire de nous, les 200 000, est toujours omise dans les livres d'histoire. Parce que ce n'est pas convenable. Mais elle doit être là. Mais si c'était vraiment là-dedans, alors l'adoption internationale viendrait à stopper brutalement. Alors, il y des forces qui empêchent la vérité d'être écrite. Mais il faut y mettre fin. Maintenant. Pas après 60 ans et 100 000 bébés de plus. Parce que quand les mères coréennes veulent garder leurs bébés, et quand elles se cherchent de l'aide, elles ne devraient pas être accueillies par un loup déguisé en agneau.

8 mai 2010

À la recherches de leurs filles adoptées en France

Des familles coréennes sont à la recherche de leurs enfants envoyés en adoption à l'étranger et elles annoncent sur des sites Web entièrement de langue coréenne, où il est presque garanti qu'aucun adopté irait chercher.

Jane, sur son blog, a traduit une centaine de ces annonces dans ses moments libres en espérant que plus de familles seront réunies. Elle m'a envoyé les deux annonces qui devaient être traduites en français. 

Adoptées coréennes en France, lisez ce qui suit, car c'est peut-être vous qu'on cherche! 

1er avis de recherche



L'annonceur dit que la fratrie a été envoyée en France en 1984, par l'agence Holt, groupe sanguin A.

http://www.holt.or.kr/holt/familysearch/parent_view.jsp?lang=K&stype=C&caseno=A00000380&page=5&name=&year=&spec=&order=&c_no=106006002





On pense que c'est une autre annonce par la même personne.

L'annonce dit que les sœurs sont parties en France ensemble. La plus jeune a une brûlure sur le bras. La photo du bébé est celle de la sœur aînée à l'âge de 1 mois.





Photo de la personne qui a placé l'annonce.

http://www.holt.or.kr/holt/familysearch/parent_view.jsp?lang=K&stype=C&caseno=A00000381&page=5&name=&year=&spec=&order=&c_no=106006002

(Gardez à l'esprit que, parfois, les parents ne savent pas vraiment à quel pays l'adopté a été envoyé. Donc, ça pourrait être en France, peut-être pas.) 

2ième avis de recherche

On cherche encore deux sœurs qui ont été envoyées en France.

http://www.holt.or.kr/holt/familysearch/parent_view.jsp?lang=K&stype=C&caseno=A00000305&page=10&name=&year=&spec=&order=&c_no=106006002

La maman qui cherche ses filles a créé un site web pour laisser savoir à ses filles qu'elle les aime et qu'elle les recherche. http://www.searchformydaughters.eu/ 

À la recherche de mes filles



Choi Ji Yeon and Choi Ji Hee

Numéros de Holt: K85-3776 et K85-3777





C'était une période difficile à l'époque et je travaillais dur pour subvenir aux besoin des jeunes filles, ce qui n'est pas le cas de leur père. Sous la forte pression et ayant été emmenée à croire que les filles resteraient en Corée, j'ai signé le document. Dans cette culture et ce temps, on ne demandait pas l'avis d'une jeune fille. Les hommes et les parents dirigeaient.

Pendant que j'étais partie travailler, le père et sa famille ont envoyé les deux jeunes filles en France, via l'agence Holt, c'est ce qu'on m'a dit plus tard.

Les filles avaient 6 et 3 ans.

C'était à Busan, Corée du Sud, en décembre 1985.

Je n'ai même pas eu le temps de leur dire au revoir.

Choi Ji Yeon et Choi Ji Hee.

Numéros de Holt: K85-3776 et K85-3777.

Cette page a un but, c'est de laisser savoir à mes filles que je les aime, et que je suis à leur recherche, dans l'espoir de les revoir un jour.

Elles m'ont été enlevées.

La douleur est constante.

Je rêve encore de leurs visages.

Et me réveille en pleurant.

Ji Yeon, Ji Hee – S'il vous plait, contactez-moi à:
contact@searchformydaughters.eu

Je suis Sung Gyui Ohk, votre mère biologique; je vis maintenant au Danemark.

5 mai 2010

5 mai. Fête des Enfants en Corée.

May 5th. Children's Day in Korea.

Stop international adoption in Korea!... Stop human trafficking!

5 mai. Fête des Enfants en Corée
Rappelez-vous des 200 000 enfants envoyés à l'étranger.

16 mars 2010

Corée du Sud et son ministre de l'hypocrisie et de la stupidité

La Corée du Sud a le taux de fécondité le plus bas au monde, avec 1,2 enfant par femme, alors que la moyenne internationale est de 2,54.

Il y a quelques dizaines d'années, dans les années 1960 et 1970, le gouvernement avait fait campagne pour réduire le nombre des naissances avec des slogans du genre: "Garçon ou fille, un enfant, c’est suffisant!" ou "L’absence de planning familial nous mène à la misère!" Dans les années 1970 et 1980, il n'était d'ailleurs pas rare que des familles (ou des femmes seules) choisissent de placer en orphelinat des enfants dont elles estimaient ne pas pouvoir prendre en charge l'éducation, nombre d'entre eux ayant été adoptés par des couples occidentaux.

Sous l'effet de la campagne antinataliste, le taux de fécondité a chuté de manière spectaculaire entre 1970 (en moyenne 4,53 enfants par femme) et 2008 (1,08 enfant par femme). Si ces tendances se poursuivent, la population sud-coréenne ne s'élèverait plus qu'à 50 000 personnes en 2305. David Coleman, professeur à l’université d’Oxford, évoquant un "syndrome coréen", annonce que "la Corée du Sud sera le premier pays à disparaître de la planète!"

Naturellement, cette évolution démographique aura des conséquences dramatiques sur l’économie du pays et sur les prestations sociales, les retraites nationales et les assurances de santé nationales entre autres. En 2016, le nombre des personnes en âge de travailler (15-64 ans) va commencer à chuter, et leur moyenne d’âge va passer de 38,7 ans à 41,8.

Les menaces sur l'économie du pays sont déjà évidentes puisque certaines entreprises ont subi les effets néfastes de la faible taux de fécondité dans leurs ventes. Agabang & Company, fabriquant des produits pour enfants et bébés, a remanié sa structure d'entreprise depuis 2000 pour faire face à la baisse du taux. Namyang, l'un des principaux producteurs locaux de produits laitiers, a réussi à survivre dans l'environnement économique difficile après cherché avidement des marchés étrangers comme le Vietnam et la Chine depuis 2003.

Jeon Jae-hee, Ministre de l'ingéniosité l'hypocrisie

Mme Jeon Jae=hee, que le Korea Times a surnommé "ministre de l'ingéniosité" politiques familiales mises en place en France (un des pays les plus dynamiques démographiquement de l'UE), notamment les allocations familiales, mais elle a apparemment a raté le fait que les Françaises n'ont pas besoin de se marier pour élever leurs bébés et que la France n'exporte pas ses bébés à l'étranger.

Le même ministère qui envoie les bébés des mères célibataires pour l'adoption à l'étranger organise des "nuits de procréation" de sorte que les seules "bonnes" personnes puissent avoir des bébés. En janvier, le ministère a éteint les lumières dans les bureaux à 7h00 PM le mercredi pour encourager les travailleurs à rentrer chez eux et profiter du temps de qualité avec leur famille, en espérant que ça mènerait à procréer. Pour augmenter le taux de natalité, le ministère a introduit des incitations pour les fonctionnaires ayant plus de deux enfants. Des chèques-cadeaux au montant de 2 millions de wons seront présentés à la naissance d'un deuxième enfant alors que le montant sera porté à 3 millions de wons pour un troisième.

Jeon Jae-hee va jouer aussi l'entremetteuse entre les employés et les employées célibataires du ministère, en organisant aussi des "Love Studio". (Espérons qu'elle a prévu un chaperon pour chaque "date" organisée pour ne pas que ça mène effectivement à une naissance d'un bébé hors mariage qui risquerait d'être envoyé en adoption internationale).

Un pays avec un tel problème démographique ne peut se permettre d'exporter ses bébés, mais la politique de Jeon Jae-hee, ministre de l'hypocrisie/stupidité, pour accroître le taux de naissance, ne fait rien pour garder les bébés (déjà nés) des mères monoparentales.

Réunification de la Corée, solution possible?

Des pays de l'ouest soutiennent que la réunification de la Corée serait une réponse au problème démographique. En réalité, ces pays espèrent la réunification pour avoir les bébés des Nord-Coréens (par conséquent continuer à avoir les bébés des Sud-Coréens). Les États-Unis ont déjà introduit un projet de loi pour intensifier l'aide humanitaire pour les orphelins de la Corée du Nord et promouvoir les adoptions de ces enfants par les Américains. La Holt (l'agence responsable de mon adoption) est déjà dans cet effort pour "l'aide humanitaire" en Corée du Nord, mais les personnes qui connaissent le système d'adoption internationale savent que la Holt est en train de se lécher ses babines en attendant l'ouverture de la frontière pour vendre les bébés des familles pauvres, utilisant le nom de Jésus, aux couples occidentaux. La réunification de la Corée mènera à la réunion de certaines familles, mais elle mènera certainement à déchirer un plus grand nombre de familles par le biais de l'adoption internationale et elle ne sera certainement pas une solution pour augmenter le taux de natalité, car la Corée est dirigée par des "losers" qui ne font que se plier aux désirs des vautours occidentaux en échange d'argent.

14 févr. 2010

Danish Video Artist Recalls Search for Korean Parents

Chosun Ilbo, 31 décembre 2010

To the video artist Jane Jin Kaisen, who was adopted by a Danish couple when she was three months old, the Korean War casts a long shadow. "In Korean society, there are still traces of the Korean War. I wanted to know how these traces influence the Korean people today, and how they are remembered among adopted Koreans. The War was the most important reason why Korea started exporting babies," she says.

Kaisen was raised in Denmark's second largest city Aarhus. "It's a quiet city with population of less than 5 million. My parents didn't have any children so adopted me," she says. She first realized that she was different from the majority of Danish people when she was five years old. "I was on a bus with my mom and I saw a dark-skinned person. I said, 'That's a black,' and my mother replied, 'That is not a polite expression. You are different, too. You are Korean.' It was then that I realized for the first time that I was different from normal Danish people. It was shocking at the time to be different, but because I had no memory of Korea and had not developed a Korean identity, it was just a very abstract feeling of being different," she recalls.

In adolescence, she grew increasingly confused about her identity. "I think the sense that there was nobody in my family who was like me was the most difficult to bear."

After finishing high school, she began to try and find her biological parents. "I went on a trip of several countries including Korea. I found a record on my adoption in Korea. Many of my adoptee friends have a hard time finding their biological parents because finding relevant records itself is very difficult, and even if they have the record, they fear it would hurt their family. But I really wanted to meet them, so I made my decision," she says.

Fortunately, the process was relatively smooth for Kaisen, and she was finally reunited with her biological parents. "The first time I met my biological parents, I was happy, yet I was also sort of sad and had very complicated emotions," she says. "Usually, you think a reunited family will be able to continue to meet up, but because we'd been separated for such a long time, there is big linguistic and cultural barrier. It is extremely difficult unless you make a lot of effort."

Kaisen declined to elaborate further on her biological parents. "One thing I really want to tell you is that after I met my biological parents, I felt that I am no longer the same Dane I used to be." She met her biological parents for the first time in 2001, and there was a second reunion in 2004. She usually visits Korea every year but can't get to meet her biological parents very often because she comes on a tight schedule and they live in Jeju Island.

Currently based in the U.S., Kaisen said there are moments when she feels she is Korean to the bone. "Adoptees joke that Koreans are very emotional, kimchi-loving people. I feel that when I cry as I watch melodrama. Among Korean dishes, I like bibimbap, and I eat kimchi, too. I've been living in Los Angeles for over one year and a half, and I eat a lot of Korean food there," she says.

Her Korean background has widened her artistic horizon and deepened her understanding of different races and cultures. She is grateful that her background has pushed her to become what she is now.

11 févr. 2010

Repenser le consentement à l'adoption

Traduit de l'article anglais publié sur Korea Times, le 31 décembre 2009, Jennifer Kwon Dobbs, Jane Jeong Trenka et Tobias Hubinette.

Alors que les adoptions internationales vers les États-Unis ont atteint, en 2009, le bas niveau en 13 ans, la Corée du Sud se distingue comme étant le seul pays - à part l'Éthiopie - à avoir augmenté les adoptions internationales vers les États-Unis au cours de cette dernière année.

Avec la tendance internationale qui se tourne clairement vers des solutions domestiques et la préservation de la famille, on pourrait se demander pourquoi plus de 1080 bébés sont allés de la Corée du Sud aux États-Unis cette année, pour l'adoption.

La réponse réside dans les lois sur l'adoption de la Corée, qui sont en train d'être révisées par le Ministère de la Santé, des Affaires sociales et de la famille pour l'année écoulée. Le 29 décembre, le ministère a tenu sa dernière audience publique sur son projet de loi visant à réviser la Loi spéciale sur l'adoption qui régit les adoptions internationales.

Ces lois ont permis le plus ancien programme d'adoption internationale au monde ayant le plus longtemps fonctionné sans interruption au monde, d'envoyer jusqu'à 200 000 enfants à l'étranger.

Le fait que 89 pour cent des enfants adoptés à l'étranger soient nés de mères non mariées en 2008 est une indication que le système des agences d'adoption que la loi supervise, cible une certaine population pour répondre à la demande d'adoption.

Un point important sur lequel le gouvernement et les activistes s'accordent tous les deux, est la nécessité d'allonger la période de délibération au cours de laquelle il est illégal pour une mère d'abandonner son enfant pour adoption - actuellement, les mères pourraient abandonner un enfant alors qu'il est encore dans l'utérus.

Toutefois, les opinions des activistes et du ministère diffèrent grandement sur la quantité de temps que les mères ont besoin pour délibérer avant de prendre une décision qui affecte la vie pour elle-même, pour son bébé et pour les générations futures.

Alors que le projet de loi rédigé par les adoptés et les mères célibataires demandent 30 jours après la naissance pour les délibérations, le ministère propose 72 heures après la naissance pour l'adoption nationale, suivi d'une procédure judiciaire. Pour l'adoption internationale, aucune procédure judiciaire est nécessaire.

Les activistes sont en désaccord avec le ministère pour deux raisons: tout d'abord, le temps de 72 heures continuerait de donner une base juridique pour prioriser l'adoption nationale plutôt que la préservation de la famille. Deuxièmement, il n'y a rien dans le projet de loi qui modifie la façon dont les adoptions internationales sont effectuées.

Cela signifie qu'on donne encore priorité aux adoptions internationales par rapport à l'adoption nationale, qui est elle-même privilégiée par rapport à la préservation de la famille.

Cette hiérarchie est exactement le contraire des recommandations par les lois internationales sur la protection de l'enfance, qui indiquent que la préservation de la famille doit venir en premier, suivie par l'adoption nationale, et enfin l'adoption internationale en tant que dernier recours.

Alors que le ministère base ses idées sur le modèle américain, des meilleurs modèles pour un petit pays comme la Corée sont l'Allemagne, qui permet aux mères un minimum de huit semaines pour un seul enfant ou 12 semaines pour les jumeaux pour consentir, ou la Suède, où les mères peuvent prendre six semaines pour décider.

En Allemagne et en Suède, ainsi que de nombreux autres pays développés européens et en Australie, les abandons d'enfant pour l'adoption nationale sont rares car il existe néanmoins des protections juridiques et économiques pour les familles monoparentales.

Dans le passé, le ministère a fait valoir que les enfants devraient pouvoir être abandonnés immédiatement après la naissance, en soutenant que la sécurité de l'enfant pourrait être en danger.

Mais les mères qui se soucient vraiment de leurs bébés pour avoir séjourné dans une maison pour mères célibataires, disent que si une urgence médicale se produisait, elles feraient la même chose que n'importe quelle autre mère - appeler à l'aide.

Les enfants qui sont envoyés pour l'adoption proviennent presque toutes des maisons de mères célibataires, et de ces mères, 766 sur 1114 étaient âgées d'au moins 20 ans, en 2008. Nous pouvons raisonnablement supposer que les mères qui sont allées à des refuges ou qui ont dépassé l'âge de 20 ans sont capables de faire un appel téléphonique d'urgence.

Le sujet de l'abandon d'un enfant pour adoption est un sujet grave et qui bouleverse la vie. Les mères doivent avoir des conseils adéquats et le temps de délibérer avant que leur relation légale à leur enfant soit rompue. Même 72 heures n'est pas suffisant.

Lors d'une autre audience publique sur la loi spéciale sur l'adoption, tenue le 10 novembre à l'Assemblée nationale et parrainée par la Rep. Choi Young-Hee du parti d'opposition Democratic Party (DP), Kwon Hee-jung du Korean Unwed Mothers Support Networkde a dit qu'une mère qui était venue à son groupe voulait ravoir son enfant après avoir rapidement consenti à l'adoption.

Même si elle a finalement pu ravoir son bébé, l'agence d'adoption l'a forcée à payer une forte somme d'argent avant de redonner l'enfant. La somme était si importante qu'elle ne possédait pas assez d'argent. Elle a demandé de payer par carte de crédit, mais l'agence a exigé en espèces. Une levée de fonds a été faite entre amis, et enfin le bébé a pu rentrer chez elle.

Malheureusement, les histoires comme celles-ci ne sont que trop communes dans la communauté d'adoption. Tant qu'on ne donne pas suffisamment de temps aux mères pour délibérer, tant qu'elles subissent des pressions ou sont contraintes par les agences d'adoption et leurs vastes réseaux d'hôpitaux et les maisons de mères célibataires, il est impossible pour les mères de prendre des décisions pleinement informées pour elle et son bébé.

Les droits parentaux ne devraient pas être coupés à partir d'un lit d'hôpital, d'une agence d'adoption privatisée, ou d'une maison de mères célibataires qui sert de source d'approvisionnement pour les agences d'adoption internationale.

La Corée devrait écrire ses lois sur l'adoption afin de répondre aux normes les plus élevées, et elle ne devrait pas prendre comme modèle les États-Unis - où le taux de pauvreté est supérieur à celui de la Corée, selon les dernières statistiques de l'OCDE, et où un enfant sur cinq souffre de la faim, selon le rapport le plus récent de l'US Department of Agriculture (USDA).

La Corée devrait prendre comme point de référence de plus petits pays européens qui pratiquent véritablement une politique de protection sociale juste. Mais tel que c'est en ce moment, les bébés envoyés à l'adoption internationale n'auront même pas les plus élémentaires protections de la cour. Faut-il s'étonner que la Corée ait envoyé tant d'enfants lorsque les adoptions internationales peuvent être accélérées si facilement?

La Corée doit créer des lois justes si elle est pour se hisser aux normes et éthiques internationales pour l'adoption et effacer sa "stigmate" de "pays exportateur d'orphelins".

La Corée doit finalement aller au-delà de sa honte et de sa culpabilité au sujet du programme d'adoption internationale et formuler proactivement des lois qui préservent les familles et cesser de viser les mères célibataires quand elles sont à leur moment le plus vulnérable.

25 janv. 2010

Des Sud-Coréens se font dire d'entrer chez eux pour faire des bébés

Une suggestion inhabituelle pour les travailleurs du gouvernement sud-coréen: rentrer à la maison et se multiplier. Reportage de BBC:
À 1900 le mercredi, les responsables au Ministère de la Santé vont éteindre toutes les lumières dans le bâtiment. Ils veulent encourager les fonctionnaires à entrer chez eux avec leurs familles et, ainsi, en faire de plus grandes. Ils ont l'intention de répéter l'expérience tous les mois.

Le pays possède l'un des plus bas du monde taux de natalité, inférieur même à celui de son voisin, le Japon.

Stimuler le nombre de nouveau-nés est une priorité pour le gouvernement, qui regarde dans l'abîme d'une société vieillissant rapidement, des niveaux de main-d'œuvre décroissant et des coûts de santé montant en flèche.
Et ce n'est pas tout. Le gouvernement va aussi jouer au Cupidon. Selon Reuters:
Le ministère de la Santé prévoit un programme de jumelage où il joindra les fonctionnaires célibataires pour des rencontres sociales et du travail communautaire, dans l'espoir de favoriser l'amour entre les bureaucrates disponibles qui cherchent à se marier.
En 2006, le président Roh proposait une société qui encourage les naissances afin de combattre la dénatalité.

Pourtant le gouvernement sud-coréen continue à exporter plus de 1000 bébés par année. Ils poussent les mâles à procréer et ils exportent les bébés des mères monoparentales.

Ma suggestion diabolique: Adoptez des enfants des autres pays, comme l'ont fait Jang Byung-jeong et Kim Kyung-hee de la Russie. La compétition fera flipper les occidentaux.

Ma suggestion rationnelle: Aidez les mères monoparentales. Ça fera alors plus de 1000 naissances assurées par année.

16 déc. 2009

Qu'est-ce que l'adoption signifie pour une mère de naissance?

L'article suivant, écrit par Jane Jeong Trenka, a été publié sur le site Conducive Mag en novembre 2009, mois national de l'adoption (aux États-Unis et au Canada).

Remarque préliminaire: Gotcha, en anglais, est une prononciation détendue de I got you ou I've got you. Gotcha Day (Jour que je t'ai eu), est une expression communément utilisée dans le monde anglophone par les parents adoptifs pour parler du jour où ils ont eu leur enfant adoptif.

What does “Gotcha” mean?


Lee Pil-rye, la mère de naissance de Trenka

November is National Adoption Month. What would such a celebration of adoption, whether in the U.S. or another country, mean to my Korean birthmother?

At the time my mother became a “birthmother,” I was six months old, and my sister was four years old. Because she passed away about nine years ago, I will take the liberty of imagining what she might say about the meaning of adoption in her life, if she could read other people’s blogs in English, and if she could blog back.

What Adoption Means to Me

By Lee Pil-rye

I did not give birth to my child “with my heart.” I gave birth to my child with my body – painful, and tearing.

I did not “give” my child to another mother as a “gift.”

I was desperate and without the means to earn enough money myself. I and my children were victims of domestic violence. There was nowhere for us to go. No one would help us. We were so alone. I had no other choice but to relinquish my children.

But my children did not feel relinquished. They felt abandoned. I am so, so sorry.

As a woman in a profoundly patriarchal society, I was not allowed to divorce a man who hurt me. I did not have strong custody rights over my own children. Laws did not protect me or my daughters.

I was so desperate that I signed away my baby for international adoption the day I brought her to the orphanage. I signed her away with my red-inked thumbprint because I had no stamp. I didn’t know what international adoption meant. I thought my daughters would just live well in another country and be raised in privilege, send pictures and letters, and then come back to me, their mother.

The noise of the airplane taking off tore my heart.

I went mad.

I went to church.

Maria, comfort me.

The church gave me eggs, and pencils.

When I met my older daughter again, so many years later, I pressed her face to my breast to show her that I made her with my own body. That I indulged her, allowing her to nurse for years, as long as she wanted. How much I loved her. How much I wanted to show her that. But I only frightened and repulsed her.

I prepared her favorite food and she did not remember it.

I took her to the old places where she used to play, and she did not remember them.

I spoke to her in the language she spoke as a child, and she could not understand me.

I called her by her name and she did not recognize herself.

She did not recognize me.

Maria, comfort me.

Is this our Father’s plan?

What does “Gotcha” mean?

What have I gotten from this?

I am not a whore, not a saint, not a storybook character.

I am a real person.

I am a real mother.

My name is Lee Pil-rye.

My children were never orphans.

This is what adoption means to me.

*******
Lee Pil-rye’s daughter, Jane Jeong Trenka, was sent for international adoption to Minnesota in 1972, and returned to live in Korea in 2004. She is the author of Fugitive Visions and The Language of Blood, and co-editor of Outsiders Within: Writing on Transracial Adoption. She is president of TRACK (Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea).

3 déc. 2009

Adoptés de la Corée et en quête d'identité

Aux adoptés qui se croient/ se sentent seuls. Lisez ceci.

L'étude de Evan B. Donaldson Adoption Institute sur les luttes des adoptés coréens par rapport à leurs identités.

Publié sur New YorK Times, le 8 novembre 2009.

Enfant, Kim Eun Mi Young détestait être différente.

Quand son père a amené des jouets à la maison, un disque et un livre d'images sur la Corée du Sud, le pays d'où elle a été adoptée en 1961, elle les a ignorés.

En grandissant en Géorgie, au Kansas et à Hawaï, dans une famille de militaire, elle sortait seulement adolescents de race blanche, même quand les garçons asiatiques étaient dans les parages.

"À aucun moment, je ne me suis considérée autre chose qu'une blanche", a dit Mme Young, 48 ans, qui habite à San Antonio. "Je n'avais aucun sens d'identité en tant que femme coréenne. Fréquenter un homme asiatique m'aurait forcé à accepter qui j'étais."

Ce n'est que dans sa trentaine qu'elle a commencé à explorer son héritage coréen. Une nuit, après une sortie pour fêter avec son mari de l'époque, elle dit qu'elle a craqué et s'est mise à pleurer de façon incontrôlable.

"Je me souviens d'être assise là à penser, où est ma mère? Pourquoi m'a-t-elle laissée? Pourquoi ne pouvait-elle pas se battre pour me garder", dit-elle. "Ça a été le commencement de mon voyage pour découvrir qui je suis."

Les expériences de Mme Young sont communes chez les enfants adoptés en provenance de la Corée, selon l'une des plus grandes études sur l'adoption transraciale, qui doivent être publiées lundi. Le rapport, qui met l'accent sur la première génération d'enfants adoptés en Corée du Sud, a révélé que 78 pour cent de ceux qui ont répondu s'étaient considérés de race blanche ou avaient voulu être des blancs quand ils étaient enfants. Soixante pour cent ont indiqué que leur identité raciale était devenue importante au moment où ils étaient à l'école moyenne, et, adultes, près de 61 pour cent ont dit qu'ils avaient été en Corée, tant pour en apprendre davantage sur la culture que pour trouver leurs parents biologiques.

Comme Mme Young, la plupart des adoptés coréens ont été élevés dans les quartiers à prédominance blanche et ont vu peu, sinon aucun, des gens qui leur ressemblaient. Le rapport indique également que les enfants étaient moqués et étaient victimes de discrimination raciale, souvent par des enseignants. Et seule une minorité des personnes interrogées ont déclaré s'être senti bien accueillis par les membres de leur propre groupe ethnique.

En conséquence, bon nombre d'entre eux ont eu du mal à venir à bout de leur identité raciale et ethnique.

Le rapport a été publié par le Evan B. Donaldson Adoption Institute, un groupe de politique et de recherche sur l'adoption à but non lucratif basé à New York. Depuis 1953, des parents aux États-Unis ont adopté plus d'un demi-million d'enfants venant d'autres pays, la grande majorité d'entre eux des orphelinats de l'Asie, L'Amérique du Sud et, plus récemment, l'Afrique. Pourtant, l'impact de ces adoptions sur l'identité n'a été étudié que de façon sporadique. Les auteurs de l'étude Donaldson Adoption Institute ont dit qu'ils espéraient que leur travail guidera les responsables politiques, les parents et les agences d'adoption pour aider la génération actuelle des enfants adoptés dans des pays d'Asie à former sainement leurs identités.

"Tellement de recherches sur l'adoption transraciale a été faite selon le point de vue des parents adoptifs ou des enfants adolescents", a dit Adam Pertman, directeur exécutif de l'institut. "Nous avons voulu pouvoir tirer parti de la connaissance et de l'expérience de vie d'un groupe d'individus qui peuvent fournir un aperçu de ce que nous devons faire mieux."

L'étude recommande plusieurs modifications dans les pratiques d'adoption qui sont importantes selon l'Institut, notamment un meilleur soutien pour les parents adoptifs et la reconnaissance que l'adoption grandit en importance pour leurs enfants à partir de l'âge de jeune adulte, et tout au long de l'âge adulte.

La Corée du Sud a été le premier pays où les Américains ont adopté en grand nombre. De 1953 à 2007, environ 160 000 enfants sud-coréens ont été adoptés par des gens d'autres pays, la plupart d'entre eux aux États-Unis. Ils constituent le groupe le plus important des adoptés transraciaux aux États-Unis et, selon certaines estimations, 10 pour cent de la population coréenne du pays.

Le rapport dit que des changements importants ont eu lieu depuis que la première génération d'enfants adoptés ont été amenés aux États-Unis, du temps où on disait aux parents d'assimiler les enfants dans leurs familles sans égard à leur culture d'origine.

Pourtant, même les adoptés qui ont été exposés à leur culture et ont des parents qui discutent des questions de race et de discrimination disent qu'ils ont trouvé cela difficile en grandissant.

Heidi Weitzman, qui a été adoptée de la Corée à l'âge de 7 mois et qui a grandi dans les quartiers ethniquement mixtes de St. Paul, a déclaré que ses parents étaient en contact avec d'autres parents ayant des enfants coréens et lui ont même offert de l'envoyer à un "camp de la culture" où elle pouvait en apprendre davantage sur son héritage.

"Mais je haïssais ça", a déclaré Mme Weitzman, une thérapeute en santé mentale à Saint-Paul. "Je ne voulais pas faire quelque chose qui me faisait ressortir comme étant coréenne. En étant entourée de gens qui étaient blonds et brunets, je pensais que j'étais blanche." Ce n'est que lorsqu'elle a déménage à New York après le collège qu'elle a commencé à devenir confortable en tant que Coréenne.

"J'avais 21 ans avant de pouvoir me regarder dans le miroir et ne pas être surprise par ce que je voyais me rendant mon regard", dit-elle. "Le processus de découvrir qui je suis, a été un long processus, et je suis toujours là-dessus."

Le chemin de Mme Weitzman vers la découverte de soi, est assez typique des 179 adoptés coréens avec les deux parents de race blanche qui ont répondu à l'enquête Donaldson Adoption Institute. La plupart ont dit qu'ils ont commencé à se considérer davantage comme Coréens lorsqu'ils ont fréquenté le collège ou lorsqu'ils ont déménagé vers les quartiers ethniquement diverses à l'âge adulte.

Pour Joel Ballantyne, un professeur de secondaire à Fort Lauderdale, en Floride, qui a été adopté par des parents blancs en 1977, l'étude confirme beaucoup des sentiments que lui et d'autres adoptés ont tenté d'expliquer depuis des années.

"Cela donne la preuve que nous ne sommes pas fous ou simplement ingrats envers nos parents adoptifs, lorsque nous parlons de nos expériences", a déclaré M. Ballantyne, 35 ans, qui a été adopté à 3 ans et qui a grandi en Alabama, au Texas, et enfin, en Californie.

Jennifer Town, 33 ans, .est d'accord.

"Beaucoup d'adoptés ont des problèmes à parler de ces questions avec leurs familles adoptives", dit-elle. "Ils le prennent comme une sorte de rejet quand nous essayons juste de comprendre qui nous sommes."

Mme Towns, qui a été adoptée en 1979 et a grandi dans une petite ville du Minnesota, se souvient qu'au cours du collège, quand elle a annoncé qu'elle allait en Corée pour en savoir plus sur son passé, ses parents ont "flippé".

"Ils le considéraient comme un rejet", dit-elle. "Ma mère adoptive est vraiment fanatique de la généalogie, retraçant sa famille en Suède, et elle était fâchée après moi parce que je voulais savoir qui j'étais.

M. Ballantyne a déclaré avoir reçu une réaction similaire quand il parlé à ses parents de ses plans de voyage en Corée.

L'étude de la Donaldson Adoption Institut conclut que ces voyages sont parmi les nombreux moyens dont les parents et les agences d'adoption pourraient aider les adoptés à traiter leur lutte avec l'identité et la race. Mais Mme Towns et M. Ballantyne ont dit tous les deux que tandis que voyager en Corée du Sud a été une expérience révélatrice à bien des égards, c'était également démoralisant.

Beaucoup de Coréens ne les considèrent pas comme de "vrais Coréens" parce qu'ils ne parlent pas la langue ou ne semblaient pas comprendre la culture.

M. Ballantyne a trouvé sa grand-mère maternelle, mais quand il l'a rencontrée, elle l'a grondé pour ne pas avoir appris le coréen avant de venir.

Elle était celle qui m'avait mis en adoption", a-t-il dit. "Alors, cela a juste créé une tension entre nous. Même quand je partais, elle a continué à dire que j'avais besoin d'apprendre le Corée avant que je revienne."

Sonya Wilson, adoptée en 1976 par une famille blanche dans Clarissa, Minnesota, affirme que même si elle partage un grand nombre des expériences des personnes interrogées dans l'étude - elle a grandi en étant la seule Asiatique dans un village de 600 habitants - les changements de politique doivent s'intéresser à pourquoi les enfants sont mis en adoption, et devraient faire davantage pour aider les femmes célibataires en Corée du Sud pour garder leurs enfants. "Cette étude ne traite pas de ces questions", a dit Mme Wilson.

Mme Young a dit que l'étude était utile, mais que ça arrivait trop tard pour aider les gens comme elle.

"J'aurais aimé que quelqu'un ait fait quelque chose comme ça quand j'étais jeune", a-t-elle dit.

À LIRE!!! Rapport de plus de 100 pages: BEYOND CULTURE CAMP: PROMOTING HEALTHY IDENTITY FORMATION IN ADOPTION