21 déc. 2009

Changer l'âge d'un enfant pour répondre à la demande

Si des vendeurs changeaient les dates de production des aliments pour écouler leurs marchandises, je parie que les consommateurs parleraient fort. La pratique de changer les âges des enfants pour l'adoption est largement répandue, mais personne ne s'en préoccupe. Un couple lésé du Minnesota parle fort...

Un couple du Minnesota était excité de devenir les parents de Shallu et Komal, deux sœurs de l'Inde, jusqu'à ce qu'ils découvrent une vérité choquante qui soulève des questions sur les efforts américains pour empêcher les fraudes dans les adoptions internationales.

Selon les documents légaux envoyés aux Melichar, Komal est une fille âgée de 12 ans, du nord de l'Inde, admissible à l'adoption aux États-Unis. Les parents adoptifs ont commencé à se demander si on leur avait dit la vérité à propos des filles lorsque la plus âgée a commencé à montrer une nature violente.

Quelques mois après leur arrivée, et avant que l'adoption soit finalisée, Komal a avoué qu'elle avait 21 ans. Sa sœur cadette, Shallu, a admis qu'elle avait 15 ans, et non 11 ans comme annoncé. Les officiels de l'orphelinat et un représentant Crossroads Adoption Services d'Edina basé en Inde leur ont dit de mentir sur leurs âges et leurs origines.

A 21 ans, Komal n'aurait pas été une candidate à l'adoption. En fait, elle n'aurait pas pu se qualifier pour un visa d'orphelin aux États-Unis. Selon les règles, les enfants étrangers doivent avoir moins de 16 ans pour commencer les procédures d'adoption. Un juge de l'immigration américaine a ordonné que les sœurs soient renvoyées en Inde en juillet 2008, deux ans après leur arrivée, pour fraude sur les visas, après que des examens médicaux aient confirmé les écarts d'âge.

Komal et Shallu vivent maintenant dans un pensionnat, selon un responsable indien.

Les Melichar poursuivent l'agence d'adoption pour plus de 50 000$ en dommages.

Lire les détails dans Star Tribune.

**********

Il y a plusieurs mois, j'ai obtenu une copie de mon vrai hojuk, grâce à Jane de TRACK. Hojuk, en Corée, est un registre de famille où on en registre les naissances, les mariages, les décès, etc. des membres de la famille.

Mon vrai hojuk est un document de sept pages avec douze noms qui y sont inscrits. Pour chacune des douze personnes, il y a des informations essentielles, telles que date de naissance, noms du père et de la mère, mariage, décès, adresses. Parmi ces douze noms, il y a ceux de mon père, ma mère, mon frère, mes deux sœurs et de moi-même. Les six autres noms sont peut-être ceux de mes oncles, tantes ou grand-parents; je ne saurais le dire avec exactitude car c'est écrit en Chinois et en Coréen.

Si j'ai qualifié mon hojuk de vrai, c'est parce que j'en ai un autre appelé hojuk d'orphelin. Mon hojuk d'orphelin est un document légal d'une seule page, fabriqué dans le but de me faire adopter. Au moment où ce document a été légalement fabriqué, presque 9 années après ma naissance, je connaissais les noms de mon père et de ma mère, ainsi que les noms de mon frère, de mes deux sœurs, de mon neveu et nièce; je connaissais aussi le lieu où je résidais, ainsi que ma date de naissance. Mon hojuk d'orphelin me mentionne comme étant le chef de famille, de père inconnu et de mère inconnue, avec une fausse date de naissance.

Légal, ne signifie pas vrai ou honnête; légal signifie seulement que c'est permis par la loi.

Ma date de naissance légale diffère de ma vraie date de naissance d'environ sept mois. Lorsque mes parents ont décidé de se tourner vers l'adoption internationale pour créer leur famille, ils étaient trop vieux pour adopter un bébé, mais ils voulaient quand même avoir un enfant aussi jeune que possible, entre 6 et 8 ans. J'avais plus de 8 ans lorsque je me suis fait attrapée par l'industrie de l'adoption. L'agence a donc baissé mon âge de sept mois et quelques jours.

La plupart du temps, les âges des enfants sont changés pour les rendre légalement plus jeunes. Parfois, on augmente les âges pour répondre à la demande. Dans le cas d'une de mes amies, on a augmenté son âge de 3 ans pour répondre à la condition requise par ses adoptants qui ne voulaient pas d'enfant âgé de moins de 4 ans et demi. Imaginez les conséquences pour une enfant qui à partir de l'âge de deux ans, doit agir comme une enfant ayant trois ans de plus.

17 déc. 2009

Arrestation de l'avocate Susana Luarca

Susana Luarca, connue aussi sous le nom de María de la Asunción Loarca Saracho, une avocate qui a aidé pour nombreuses adoptions internationales au Guatemala, a été arrêtée hier au Guatemala et inculpé de trafic, des anomalies d'adoption, et de falsification des documents dans le cadre des adoptions dont elle était en charge pour les familles étrangères.

Détails dans Capturan a abogada sindicada de ser cabecilla de red de adopciones anómalas (La Hora, 16 décembre 2009).

Voir aussi la documentation réunie sur le site PPL.

Guatemal fait pression pour des tests d'ADN des enfants adoptés aux États-Unis

Pendant trois ans, Olga Lopez a cherché désespérément sa petite fille qui a été enlevée à son domicile à Guatemala, jusqu'à ce que son visage appraisse dans la paperasserie du gouvernement pour l'adoption internationale.

Lopez, ainsi que deux autres mères qui croient aussi que leurs enfants ont été volés et placés en adoption aux États-Unis, font pression pour que le Guatemala demande au ministère américain de la justice retrouve les bébés et leur fasse passer les tests d'ADN afin qu'ils puissent être retournés.

Jusqu'à présent il n'y a pas eu de réponse des autorités américaines. Les autorités américaines n'ont pas voulu confirmer avoir reçu une demande officielle du Guatemala.

En décembre 2007, les autorités guatémaltèques ont introduit de nouvelles règles rigoureuses pour sévir contre les trafiquants de bébés. Une autorité d'adoption nouvellement créée n'a pas permis une adoption internationale depuis. Les quelques 3000 cas qui avaient commencé sous l'ancien système d'adoption sont encore en progression.

Mais Loyda Rodriguez, dont sa fille de 2 ans a été enlevée alors qu'elle jouait sur le véranda, soupçonne que le nouveau système a des fissures. Comme d'autres mères dont les bébés ont été enlevés, elle a commencé à fouiller les dossiers d'adoption du gouvernement à la recherche de sa fille. Elle croit que son bébé a été adopté par un couple du Missouri en décembre 2008.

Le Bureau du procureur général du Guatemala a demandé aux États-Unis en avril de cette année de tester les trois enfants, tous adoptés sous l'ancien régime, après que la militante Norma Cruz ait fait une grève de la faim pour attirer l'attention sur la détresse des mères. Cruz veut que les tribunaux guatémaltèques annulent les adoptions.

Cruz a commencé sa campagne après qu'Ana Escobar ait trouvé sa fille de 8 mois, qui avait été enlevée par des hommes armés, dans un bureau gouvernemental chargé de gérer les adoptions, alors qu'elle était sur le point d'être envoyé aux États-Unis. Escobar a reconnu sa fille Esther à ses petits doigts crochus de ses deux mains et a confirmé son identité avec un test d'ADN en 2008 et a récupéré son bébé.

L'ambassade américaine au Guatemala impose aux couples d'avoir les documents de deux tests ADN correspondants pour délivrer un visa pour un enfant adopté, mais les résultats d'ADN sont parfois truqués par les laboratoires qui sont de connivence avec les trafiquants d'enfants, a déclaré l'organisation des mères de Cruz, appelée la Fundación Sobrevivientes (Fondation des survivants).

La nouvelle agence d'adoption gouvernementale priorise les adoptions locales, mais le Guatemala a déclaré le mois dernier qu'il allait recommencer l'envoi des bébés à l'étranger sur une base limitée, puisque certains enfants n'ont pas trouvé de maisons locales.

Cruz affirme que les problèmes persistent malgré les nouveaux contrôles.

Détails dans Guatemala pushes for DNA tests of kids adopted in U.S. (Reuters, 8 décembre 2009).

16 déc. 2009

The Lost Children

Un enquête spéciale de 48 Hours sur l'une des plus grandes escroqueries d'adoption internationale aux États-Unis, diffusée sur CBS News le 12 décembre 2009.

Raconté par la correspondante de "48 heures" Maureen Maher, qui a été elle-même adoptée, The Lost Children présente trois familles -Patti Sawyer, Mike et Kari Nyberg, et Elizabeth et Gary Muenzler- qui ont adopté des enfants des insulaires du Pacifique du Sud des Samoa par le biais de l'agence d'adoption, Focus On Children, basée à Utah, seulement pour faire face à des décisions déchirantes des années plus tard.

"Il existe un but commun pour moi en tant qu'adoptée et en tant que journaliste, c'est de trouver la vérité", dit Maher. "Je sais par mon expérience personnelle le défi que les enfants adoptés font face pour apprendre d'où ils viennent et déterminer leur propre identité."


Watch CBS News Videos Online

Photos, autres informations et transcription du vidéo sur le site CBS.

Silence sur le cas des enfants indiens volés

Les autorités indiennes ont négligé de lancer une enquête sur la façon dont deux enfants volés ont été adoptés en Australie, en dépit document de l'année dernière prouvant que les frère et sœur ont été victimes de traite.

Silence on case of stolen Indian children
Australian couple Julia and Barry Rollings adopted two toddlers, aged 1 and 3, in India in 1998 after being assured they had been relinquished by parents who lived on the streets of Chennai and were allegedly too sick to care for them.

However, in 2006, the couple discovered the children had been taken by their father while they slept on the pavement with their mother in the slums of Chennai.
The pair, a brother and sister, were then sold for $50 and ended up in an orphanage that allowed them to be adopted by the Rollings family in Canberra.

Two years ago, the Rollings took the children, Sabila and Akil, back to India to visit their biological mother who agreed they should remain in Australia.

Late last year the Rollings went back to India to gather evidence of how the children were sold and found official documents proving the signatures of the parents had been forged. They took statements from the biological mother Sonama and other witnesses.

Lire la suite dans The Australian