Amber's first short film "Jagadamba, Mother of the Universe" (2008, 10 min) is playing at film festivals around the world. It is a tender, inspiring story about her experiences as a queer transracial (Korean) adoptee who grew up in Korea, Nepal, Liberia, and the US. The film explores adoption, race, sexuality, and Amber's healing journey through music.
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23 juin 2010
17 mai 2010
Outside Looking In: Transracial Adoption in America
Documentaire, sorti en 2001.
Producteurs: Katy Chevigny, Dallas Brennan
Directeur: Phil Bertelsen
Durée: 65 minutes
Synopsis
En tant qu'enfant noir, adopté par des parents blancs dans les années 1970 et qui a grandi une banlieue majoritairement de race blanche, l'adolescence du cinéaste Phil Bertelsen a été marquée par de bons souvenirs d'une famille aimante, aussi bien que des souvenirs de périodes difficiles d'introspection et de doute de soi. Avec le film OUTSIDE LOOKING IN: Transracial Adoption in America, Bertelsen passe derrière la caméra pour présenter trois familles avec des enfants adoptés de race différente, qui grandissent dans trois régions différentes du pays. A travers les histoires de trois générations d'adoptés, le film explore les nombreuses questions complexes qui se posent lorsque l'enfant et les parents ne partagent pas la même origine raciale.
Pour plus détails sur le film, voir aussi le site ITVS.
Interview avec Phil Bertelson, sur le site Adoptive Families.
Producteurs: Katy Chevigny, Dallas Brennan
Directeur: Phil Bertelsen
Durée: 65 minutes
Synopsis
En tant qu'enfant noir, adopté par des parents blancs dans les années 1970 et qui a grandi une banlieue majoritairement de race blanche, l'adolescence du cinéaste Phil Bertelsen a été marquée par de bons souvenirs d'une famille aimante, aussi bien que des souvenirs de périodes difficiles d'introspection et de doute de soi. Avec le film OUTSIDE LOOKING IN: Transracial Adoption in America, Bertelsen passe derrière la caméra pour présenter trois familles avec des enfants adoptés de race différente, qui grandissent dans trois régions différentes du pays. A travers les histoires de trois générations d'adoptés, le film explore les nombreuses questions complexes qui se posent lorsque l'enfant et les parents ne partagent pas la même origine raciale.
Pour plus détails sur le film, voir aussi le site ITVS.
Interview avec Phil Bertelson, sur le site Adoptive Families.
14 mai 2010
First Person Plural / In the Matter of Cha Jung Hee
First Person Plural
Documentaire personnel, sorti en 2000.
Durée: 56 minutes.
Cinéaste: Deann Borshay Liem.
Ce documentaire raconte l'expérience de Deann Borshay Liem, en tant qu'orpheline coréenne adoptée, grandissant dans une famille caucasienne dans une banlieue de East Bay, États-Unis. Sauf qu'elle n'était pas une orpheline, et dans la second moitié du film est consacrée à la localisation de sa mère et ses frères et sœurs et leurs réunions.
En 1966, un couple américain a adopté une "orpheline" coréenne nommée Cha Jung Hee, et l'a rebaptisée Deann Borshay. Personne n'a remis en cause l'authenticité des papiers d'identité de l'agence d'adoption, et personne non plus n'a tenu compte des déclarations de la petite fille à propos de sa famille encore en vie. Avec le temps, Jung Hee/Deann s'est bien intégrée dans la nouvelle famille et la mémoire de sa famille biologique s'est presque effacée, jusqu'à ce que des rêves récurrents mènent Deann à découvrir la vérité. Elle n'était pas une orpheline; sa mère n'était pas morte pendant son accouchement. Et ce qu'elle croyait être son nom de naissance, Cha Jung Hee, n'était pas son vrai nom. Alors que les souvenirs d'une enfance oubliée a commencé à émerger de son inconscient, sa vie a commencé à se désagréger.
Par la suite, Liem a découvert son vrai nom, Kang Jin Ok, et a trouvé sa mère et ses frères et sœurs biologiques qui vivent en Corée du Sud. Cha Hee Jung, que les parents américains de Liem pensaient avoir adoptée, avait été retirée de l'orphelinat à la dernière minute par son père. Liem a été envoyée à sa place, mais le directeur d'orphelinat lui a dit de ne jamais divulguer sa véritable identité. La découverte de Liem était déroutante pour ne pas dire plus. Qui était-elle, si elle n'était pas une orpheline? Pourquoi avait-elle été échangée? Qu'était-il arrivé à sa vraie famille? Pour tenter de réconcilier la coupure entre ses deux identités, Liem a uni ses familles biologique et adoptive, et a capturé son voyage dans un émouvant journal vidéo First Person Plural.
In the Matter of Cha Jung Hee
Documentaire, sorti en 2010.
Durée: 90 minutes.
Cinéaste: Deann Borshay Liem.
Après avoir réglé avec cette "agitation émotionnelle", Liem est retournée en Corée pour savoir ce qui est arrivée à la mystérieuse jeune fille, Cha Jung Hee, dont elle a pris sa place aux États-Unis.
Liem croyait que ce projet de documentaire --trouver Cha Jung Hee-- serait relativement facile en comparaison. Après tout, Liem possédait les documents d'adoption de Cha, des lettres qu'elle avait écrites à sa famille avant son adoption, et certains de ses biens. Mais ce n'était pas si facile. Comme cela a été capturé dans le nouveau documentaire, In the Matter of Cha Jung Hee, dont la première mondiale a eu lie au San Francisco International Asian American Film Festival, le 13 mars, Liem a découvert finalement une histoire encore plus compliquée qu'elle ne l'avait prévue.
"Je pensais vraiment que les nuages partiraient une fois que je l'aurais trouvée, et que je ... lui redonnerai tout et que ça me libérerait en quelque sorte de cette ombre dans ma vie", a dit Liem. "... Mais ça s'est avéré être vraiment un voyage à propos de trouver moi-même, je suppose, et d'embrasser ma vie ici aux États-Unis et réclamer ma vie, pas nécessairement à avoir à vivre la vie de quelqu'un d'autre ou les attentes d'avoir à être quelqu'un d'autre. Et ce fut un voyage ntérieur compliqué."
Son histoire personnelle difficile a rendu d'autant plus compliqué à s'engager à filmer. C'est pourquoi il a fallu plusieurs années à Liem pour achever In the Matter of Cha Jung Hee. Alors qu'elle raconte à nouveau une partie de son histoire d'adoption qui a été racontée dans First Person Plural, In the Matter of Cha Jung Hee approfondit, en explorant des questions sur l'identité et la mémoire à travers des séquences oniriques, en racontant chronologiquement sa recherche pour la vraie Hee Cha Jung, et en examinant et de en critiquant la politique de l'adoption de la Corée du Sud dans le contexte historique de la guerre de Corée.
Après la guerre, des milliers d'enfants en Corée du Sud ont été envoyés à l'étranger pour être adoptés, la majorité aux États-Unis et en Europe. Ayant début initialement comme un effort humanitaire, l'adoption est devenue une affaire motivée par le profit.
En dépit du fait que la Corée du Sud se range vingt-cinquième au monde en termes de population, le pays a envoyé le plus grand nombre d'enfants à l'étranger, environ 200 000. Cela a atteint un sommet en 1985, selon Liem, lorsque 9 000 enfants ont été envoyés en un an. La plus grande concentration aux États-Unis est à Minneapolis.
Cependant, des décennies plus tard, alors ces enfants ont grandi et ont atteint la majorité, beaucoup d'entre eux sont allés chercher leurs familles de naissance en Corée du Sud, souvent armés de caméras vidéo. Ils ont produit des documentaires, de la poésie, et des mémoires. Relier les adoptés coréens avec leur patrie est devenu une véritable industrie familiale. Aujourd'hui, il y a "des visites patrimoniales", des camps, des organisations, des tests d'ADN, et des cours de langue. Des milliers d'adoptés retournent en Corée chaque année. "Je pense que lorsque la Corée envoyait les enfants à l'étranger au début, personne ne pensait qu'ils reviendraient un jour ou qu'ils trouveraient les familles de naissance", a dit Liem.
En ce sens, First Person Plural était révolutionnaire pour les adoptés coréens. Ayant été projeté sur la chaîne PBS, il a gagné une large exposition, aidant à ouvrir la porte à des discussions sur les questions des adoptés. L'Internet a de plus aidé à connecter d'autres adoptés, qui étaient autrement isolés les uns des autres. Liem croit que le grand nombre d'adoptions en provenance de Chine, qui ont commencé au début des années 1990, va conduire à une culture aussi vaste des mémoires de retour et d'expression artistique lorsque ces adoptés atteindront l'âge adulte dans les prochaines années.
Bien que les mérites de l'adoption sont nombreux, Liem remet aussi en questionne l'histoire et la politique de l'adoption en Corée du Sud. Malgré le fait que la Corée se soit rapidement modernisée depuis ses racines déchirées par la guerre, Liem trouve un orphelinat en Corée du Sud plein de bébés abandonnés. "La plupart des bébés qui ont été adoptés de la Corée du Sud en ce moment sont ceux des mères célibataires", a déclaré Liem. "Et une partie de la raison qu'ils abandonnent leurs enfants est à cause du stigmate d'être une mère célibataire, ou de l'impossibilité de soutenir un enfant." Il y a un besoin pour un meilleur soutien social pour les familles monoparentales, dit-elle, et plus de promotion pour l'adoption nationale. Dans certains cas, les couples qui divorcent et se remarient, mettent leurs enfants dans un orphelinat. "Je veux dire, lâchez-moi un peut", a-t-elle dit. "Cela doit s'arrêter."
Parce que la stigmatisation de l'adoption est encore forte, Liem a obéi à la volonté de sa famille de naissance et n'a pas encore montré First Person Plural en Corée. Elle espère un jour ça va changer. Pourtant, comme Liem rencontre souvent pendant sa recherche pour Cha Hee Jung, le mode dominant de pensée pour de nombreux Coréens qui tentent de concilier leur propre histoire tragique et la réalité moderne est "d'oublier le passé."
En fin de compte, quoique le voyage physique Liem est super, son voyage métaphorique est encore plus super. In the Matter of Cha Jung Hee laisse encore des questions qui ne seront peut-être jamais être résolues, mais c'est presque comme si cela permet à Liem de ne plus être redevable aux faits de son passé. Et dans le processus, elle peut être libre d'embrasser sa vraie, présente personne.
Déclaration de la cinéaste
Cha Jung Hee était une orpheline à Sun Duck Orphanage en Corée du Sud dans les années 1960. Elle et moi n'avions rien de commun et je ne la connaissais pas personnellement. Et pourtant, à l'âge de 8, juste avant que j'aie été envoyée aux États-Unis pour être adoptée par la famille Borshay en Californie, mon identité a été échangée avec la sienne à l'insu de qui que ce soit. On m'a donné le nom de Cha Jung Hee, sa date de naissance et son histoire familiale et on m'a dit de garder l'échange secret. Parallèlement, par un tour de main bureaucratique, mon identité précédente a été complètement effacée. Pendant des années, Cha Hee Jung a été, paradoxalement, à la fois une étrangère et aussi mon identité officielle --un personnage inconnu, mais toujours présent-- définissant ma vie. Dans In the Matter of Cha Hee Jung, je recherche Cha Hee Jung afin de mettre son existence d'autrefois au repos en la rencontrant dans la vie réelle et en trouvant comment elle s'en est tirée.
Au cours de la recherche de Cha Jung Hee, je rencontre et interviewe une sélection variée d'orphelins et adoptés coréens, chacun avec leurs propres quêtes et des histoires extraordinaires à raconter. Un orphelin de guerre biracial, Coréen-Noir, banni par la société coréenne, qui rencontre ses potentiels frères et sœurs biologiques à l'âge adulte; des jumeaux adoptés et élevés en France, qui ne parlent que la langue française, sur leur chemin du retour vers leur "maison" en Corée pour visiter leur mère biologique; un orphelin du Nord qui a été envoyé avec plusieurs milliers d'orphelins de guerre de Corée à la Roumanie, qui se rappelle les douloureuses années d'après-guerre et ce que c'est que de grandir dans un pensionnat en Europe de l'Est, et beaucoup d'autres.
Ces histoires sont contextualisés dans une histoire d'adoptions en provenance de Corée débutant avec la guerre de Corée. Ensemble, elles mettent la lumière sur la façon dont les adoptions de la Corée sont étroitement associées avec l'implication militaire américaine dans la péninsule coréenne, la prospérité et l'optimisme de la société américaine après la Seconde Guerre mondiale, et les politiques de la Guerre froide, qui ont conduit la Corée du Sud à devenir "l'exportateur" numéro un, et le plus grand "importateur" américain, des enfants adoptés dans le monde.
Sites web
MuFilms.
First Person Plural sur le site PBS (bande-annonce disponible).
In the Matter of Cha Jung Hee sur le site PBS
First Person Plural sur le site Film.com
First Person Plural sur le site Asian American Media
In the Matter of Cha Jung Hee sur le site New America Media (audio MP3).
Articles
First Person Singular (East Bay Express, 10 mars 2010).
Borshay Liem’s Double Exposure of Korean Adoptions (SF 360, 12 mars 2010).
5 mai 2010
Fly Away Home: enquête de ABC News sur l'adoption éthiopienne:
Fly Away Home
Un documentaire de Mary Ann Jolley, qui a été diffusé à ABC le 2 mars 2010.
Pour voir la vidéo, cliquez ABC News (transcription sur le site)
L'année dernière, Foreign Correspondant a exposé des failles profondes et des pratiques effroyables dans l'industrie de l'adoption internationale en Éthiopie et aux États-Unis. Notre histoire Fly Away Children a entraîné une riposte massive des spectateurs, a déclenché une enquête de l'industrie aux États-Unis et a propulsé les médias américains pour enquêter le système. CBS News a diffusé récemment une enquête sur les activités d'une agence d'adoption américaine au centre de Fly Away Children.
Fly Away Children a attiré une réponse extraordinaire et a démontré une profonde préoccupation dans la façon dont certaines agences d'adoption internationale opèrent et affectent de façon spectaculaire les aspirations de nombreux Australiens qui cherchent à adopter à l'étranger.
Dans un rapport puissant et dérangeant nous découvrons de nouvelles failles majeures incluant des enfants présentés comme ayant de 7 ou 8 ans, démunis et en danger d'être dans la prostitution, qui étaient en fait beaucoup plus âgés -- des adolescents -- qui avaient une famille qui pouvaient les supporter chez eux. Et une autre dimension déchirante et cruelle -- les enfants qui ne savent pas qu'ils sont sur un aller-simple vers une nouvelle famille. Ils disent qu'on leur a dit qu'ils allaient retourner en Éthiopie.
Dans ce rapport, nous entendons ces enfants.
Journee Bradshaw, âgée de 16 ans: "Je ne savais pas que je resterais ici, je veux dire, ils ne m'ont jamais dit que j'allais avoir une famille avec qui je resterai et que je suis censée être leur fille. Ils ne m'ont jamais dit ça, je l'ai découvert quand je suis arrivée ici."
Kate Bradshaw (qui a adopté Journee) "Vous ne pouvez pas imaginer la profondeur de sa douleur. Personne ne comprendra le dommage; sérieusement, c'était comme si quelqu'un avait arraché l'âme de son corps et l'avait quitté. C'était incroyable, c'était absolument incroyable.
Nous rencontrons d'autres familles dans la même situation et montrons comment une agence au centre du scandale tente de discréditer toute personne qui questionner sur le processus, y compris les parents adoptifs et Foreign Correspondant.
2 févr. 2010
Américains arrêtés en Haïti et accusés de trafic d'enfants
ABC News, Reuters et autres nouvelles rapportent que 10 Américains baptistes sont détenus à Port-au-Prince, après avoir tenté d'emmener 33 enfants hors d'Haïti, sans autorisation et sans documentation appropriée.
Les détenus, membres d'une organisation caritative, New Life Children's Refuge, basée à Idaho, appellent cela "Mission Sauvetage des orphelins haïtiens", destinée à sauver les enfants abandonnés du chaos suite au tremblement de terre en Haïti.
Laura Sillsby, l'une des suspects qui se dit être la leader du groupe, a nié avoir mal agi.
Mais le Premier ministre d'Haïti a déclaré dimanche que le groupe était en train d'enlever les enfants. "Les enfants n'étaient certainement pas tout à fait disposés à aller, parce que dans certains cas, d'après ce que j'ai entendu, ils demandaient leurs parents, ils voulaient retourner à leurs parents", a dit Jean-Max Bellerive à CNN.
Le ministre des Affaires sociales Yves Cristallin, a déclaré aux reporters que les Américains étaient soupçonnés d'avoir participé à un plan d'adoptions illégales. Ils n'avaient aucun document prouvant l'autorisation d'adoption des 33 enfants, et aucun papier montrant que ces enfants étaient orphelins.
Missionnaires ou trafiquants?
Laura Sillsby a insisté qu'ils n'avaient que de bonnes intentions. "Dieu est notre pourvoyeur et Dieu nous donne la force et le confort", a déclaré Carla Thompson, un membre du groupe. "Nous avons nos Bibles et nous sommes OK".
Leur plan était de ramasser 100 enfants et de les emmener en bus jusqu'à un hôtel dans une station balnéaire en République dominicaine, où ils ont prévu de créer un orphelinat. Le groupe décrit leur plan sur leur site Web où ils ont également demandé des cotisations déductibles d'impôt. Il déclare aussi que "Les enfants ont été sauvés de "un ou plusieurs orphelinats" qui ont été endommagés dans le séisme".
Les 33 enfants, âgés entre 2 mois et 12 ans, ont été logés à SOS Village d'Enfants, en dehors de Port-au-Prince.
"Je ne suis pas orpheline"
George Willeit, de SOS Villages d'Enfants, a déclaré que certains des enfants ont des parents vivants. Une enquête initiale montrait qu'au moins 10 ne sont pas orphelins.
"Certains d'entre eux ne sont certainement pas orphelins", a-t-il déclaré à CNN. "Immédiatement après son arrivée ici, une fille - elle doit avoir 9 ans - criait fort: 'Je ne suis pas une orpheline, j'ai mes parents, appelez mes parents s'il vous plaît.' De même que certains des autres enfants. Ils ont même leurs numéros de téléphone avec eux de leurs parents", a-t-il dit.
Le Premier ministre a indiqué que certains de ces parents pourraient avoir sciemment donné leurs enfants aux Américains dans l'espoir qu'ils atteignent les États-Unis - un souhait qui n'est pas rare pour des familles pauvres dans un pays qui avait déjà environ 380000 orphelins avant le séisme.
Les parents "réclament" les enfants dans l'affaire d'enlèvement en Haïti
Les 33 nourrissons et aux enfants qu'un groupe de chrétiens américains a tenté de sortir clandestinement hors de Haïti sont en train d'être réunis avec leurs familles, dit le groupe d'aide qui prend soin d'eux présentement.
"Les parents viennent présentement au village pour réclamer leurs enfants", a déclaré Heather Paul, directrice générale de SOS Villages d'Enfants, États-Unis, à Today's Show de NBC.
Elle a dit que les enfants avaient été en mauvais état quand son premier groupe les a reçus, mais qu'ils semblaient être en voie de guérison.
"Ils sont venus très traumatisés, comme vous pouvez l'imaginer, pour un certain nombre de raisons. Premièrement, les ravages du tremblement de terre, puis le mystère ou la confusion de la disparition de leur famille", a-t-elle dit. "Ils sont de mieux en mieux."
Elle a aussi ajouté que pendant que les enfants étaient sous les soins du groupe baptiste américain, ils "n'étaient pas bien habillés, ils étaient déshydratés. Ils avaient besoin d'assistance médicale."
À Lire, les rapports de SOS Children's Village sur "Haiti Orphan Appeal":
Urgent Breaking News: Baby and Child Traffickers Caught
Trafficked babies found in bad state
Photos of the children and babies abducted for adoption
"I am no orphan"
Interview de CNN avec deux parents:
Silsby a assuré aux habitants de Calebasse qu'ils resteraient en contact avec eux, a dit Laurentus. Et qu'ils seraient en mesure de voir les enfants quand ils le voulaient.
Lely Laurentus pensait qu'il faisait la bonne chose quand il a remis ses deux jeunes enfants à une Américaine qui lui a promis de les emmener dans un endroit meilleur.
Laura Silsby, membre de New Life Children's Refuge basé à Idaho, lui avait donné un dépliant de son organisme en disant qu'elle voulait aider "les enfants qui ont perdu leur mère et leur père dans le tremblement de terre ou n'ont personne à aimer et pour s'occuper d'eux".
Elle lui a promis la scolarisation, des terrains de soccer et même une piscine. Elle a raconté lui a dit qu'elle avait l'autorisation du gouvernement pour mener à bien son projet.
Laurentus aimait ses filles. Elles étaient tout pour lui. Mais il pensait aussi à sa propre vie - il a abandonné l'école à 15 ans et a travaillé à deux emplois pour mettre de la nourriture sur la table.
Dans le séisme dévastateur du 12 Janvier, il a perdu la chétive maison qui était sur à flanc de coteau à Calebasse.
"Je ne supporte pas qu'elles soient vicitmes ici", a dit Laurentus dit. "J'ai eu confiance en les Américains. Je leur ai fait confiance."
Donc, jeudi soir, lorsque Silsby est arrivée avec un bus, il a placé ses filles, Soraya, 4 ans, et Leila, 5, sur deux sièges vers l'avant. Il n'avait emballé aucune de leurs affaire, pas même leurs ours en peluche. L'Américaine avait des sacs remplis de vêtements, de jouets et de collations.
"Vous rappellerez-vous de moi?" a-t-il demandé aux jeunes filles, qui ne pouvaient, de son propre aveu, comprendre ce qui se passait. Puis il les a vus s'en aller, avec 18 autres enfants du village.
Laurentus a dit qu'il a d'abord entendu parler de Silsby par un autre résident Calebasse, Isaac Adrien, qui tentait d'obtenir un emploi dans une école chrétienne de Port-au-Prince.
Adrien a déclaré avoir rencontré Silsby à l'école. Elle lui a demandé s'il connaissait des personnes qui auraient souffert du tremblement de terre et qui auraient besoin d'aide. Adrien a pensé à sa propre communauté, et l'a emmenée à Calebasse le jeudi.
Il pensait que ce serait une bonne idée d'envoyer les enfants parce que toutes les écoles étaient fermées.
Silsby a assuré aux habitants de Calebasse qu'ils resteraient en contact avec eux, a dit Laurentus. Et qu'ils seraient en mesure de voir les enfants quand ils le voulaient.
Laurentus a dit qu'il n'en voulait pas aux Américains; qu'il leur faisait encore confiance. Mais il veut que ses filles reviennent chez eux.
"Peux-tu venir me chercher?"
Adrienne Paulime, a mis sa fille de 10 ans, Benatide, dans le bus le jeudi.
"Nous l'avons donnée aux Américains afin qu'elle puisse avoir une vie meilleure", a déclaré Paulime en essuyant ses yeux.
Le frère de Benatide, Alain Paulime, a dit avoir reçu un appel vendredi, d'une femme de l'orphelinat SOS. Elle a dit que sa petite sœur pleurait. "Peux-tu venir me chercher?" lui a demandé Benatide.
Paulime a dit qu'il avait hâte de laisser leur savoir que Benatide n'était pas à sa place à l'orphelinat. Elle avait une famille.
Lundi, Alain Paulime et sa sœur Carline Paulime ont rejoint Laurentus pour se rendre à la capitale.
"Je veux les ravoir à la maison", a dit Laurentus.
Mais à la fin, ils ont été forcés de quitter les mains vides, sans même les voir. Les enfants ont été traumatisés, a déclaré Georg Willeit, responsable de SOS Villages d'Enfants. "La sécurité émotionnelle des enfants est très instable en ce moment", a-t-il dit.
Willeit a dit à "Anderson Cooper 360" qu'au moins 20 enfants ne sont pas orphelins. Ils reçoivent en ce moment des "soins et de l'attention" de son établissement", a-t-il dit.
Beaucoup d'entre eux ne pense pas qu'ils reverraient leurs parents. Il a dit qu'il ne permettrait pas de visite maintenant, de crainte de susciter les attentes des enfants.
Ils devraient attendre pour rentrer chez eux, jusqu'à ce que l'enquête soit terminée.
Articles:
Americans arrested taking children out of Haiti (Reuters, 30 janvier 2010).
Haiti Detains Americans Taking Kids Across Border (ABC News, 30 janvier 2010).
Haïti: Dix Américains soupçonnés d'avoir «volé» 33 enfants (Cyberpresse, 30 janvier 2010).
Detained Americans say they had good intentions in Haiti (CNN, 31 janvier 2010).
Haïti : 10 Américains arrêtés pour trafic d'enfants (Le point.fr, 31 janvier 2010)
Haiti holds Americans accused of child trafficking (AFP, 30 janvier 2010)
Haiti says Baptists may be tried in US (Yahoo News, 1 février 2010).
10 jailed Americans await fate in Haiti (MSNBC, 2 février 2010).
Parents 'reclaim' children in Haiti abduction-adoption row (ABC, 2 février 2010).
Detained Americans appear in court, Haitian officials say (CNN, 2 février 2010).
Les détenus, membres d'une organisation caritative, New Life Children's Refuge, basée à Idaho, appellent cela "Mission Sauvetage des orphelins haïtiens", destinée à sauver les enfants abandonnés du chaos suite au tremblement de terre en Haïti.
Laura Sillsby, l'une des suspects qui se dit être la leader du groupe, a nié avoir mal agi.
Mais le Premier ministre d'Haïti a déclaré dimanche que le groupe était en train d'enlever les enfants. "Les enfants n'étaient certainement pas tout à fait disposés à aller, parce que dans certains cas, d'après ce que j'ai entendu, ils demandaient leurs parents, ils voulaient retourner à leurs parents", a dit Jean-Max Bellerive à CNN.
Le ministre des Affaires sociales Yves Cristallin, a déclaré aux reporters que les Américains étaient soupçonnés d'avoir participé à un plan d'adoptions illégales. Ils n'avaient aucun document prouvant l'autorisation d'adoption des 33 enfants, et aucun papier montrant que ces enfants étaient orphelins.
Missionnaires ou trafiquants?
Laura Sillsby a insisté qu'ils n'avaient que de bonnes intentions. "Dieu est notre pourvoyeur et Dieu nous donne la force et le confort", a déclaré Carla Thompson, un membre du groupe. "Nous avons nos Bibles et nous sommes OK".
Leur plan était de ramasser 100 enfants et de les emmener en bus jusqu'à un hôtel dans une station balnéaire en République dominicaine, où ils ont prévu de créer un orphelinat. Le groupe décrit leur plan sur leur site Web où ils ont également demandé des cotisations déductibles d'impôt. Il déclare aussi que "Les enfants ont été sauvés de "un ou plusieurs orphelinats" qui ont été endommagés dans le séisme".
Les 33 enfants, âgés entre 2 mois et 12 ans, ont été logés à SOS Village d'Enfants, en dehors de Port-au-Prince.
"Je ne suis pas orpheline"
George Willeit, de SOS Villages d'Enfants, a déclaré que certains des enfants ont des parents vivants. Une enquête initiale montrait qu'au moins 10 ne sont pas orphelins.
"Certains d'entre eux ne sont certainement pas orphelins", a-t-il déclaré à CNN. "Immédiatement après son arrivée ici, une fille - elle doit avoir 9 ans - criait fort: 'Je ne suis pas une orpheline, j'ai mes parents, appelez mes parents s'il vous plaît.' De même que certains des autres enfants. Ils ont même leurs numéros de téléphone avec eux de leurs parents", a-t-il dit.
Le Premier ministre a indiqué que certains de ces parents pourraient avoir sciemment donné leurs enfants aux Américains dans l'espoir qu'ils atteignent les États-Unis - un souhait qui n'est pas rare pour des familles pauvres dans un pays qui avait déjà environ 380000 orphelins avant le séisme.
Les parents "réclament" les enfants dans l'affaire d'enlèvement en Haïti
Les 33 nourrissons et aux enfants qu'un groupe de chrétiens américains a tenté de sortir clandestinement hors de Haïti sont en train d'être réunis avec leurs familles, dit le groupe d'aide qui prend soin d'eux présentement.
"Les parents viennent présentement au village pour réclamer leurs enfants", a déclaré Heather Paul, directrice générale de SOS Villages d'Enfants, États-Unis, à Today's Show de NBC.
Elle a dit que les enfants avaient été en mauvais état quand son premier groupe les a reçus, mais qu'ils semblaient être en voie de guérison.
"Ils sont venus très traumatisés, comme vous pouvez l'imaginer, pour un certain nombre de raisons. Premièrement, les ravages du tremblement de terre, puis le mystère ou la confusion de la disparition de leur famille", a-t-elle dit. "Ils sont de mieux en mieux."
Elle a aussi ajouté que pendant que les enfants étaient sous les soins du groupe baptiste américain, ils "n'étaient pas bien habillés, ils étaient déshydratés. Ils avaient besoin d'assistance médicale."
À Lire, les rapports de SOS Children's Village sur "Haiti Orphan Appeal":
Urgent Breaking News: Baby and Child Traffickers Caught
Trafficked babies found in bad state
Photos of the children and babies abducted for adoption
"I am no orphan"
Interview de CNN avec deux parents:
Silsby a assuré aux habitants de Calebasse qu'ils resteraient en contact avec eux, a dit Laurentus. Et qu'ils seraient en mesure de voir les enfants quand ils le voulaient.
Lely Laurentus pensait qu'il faisait la bonne chose quand il a remis ses deux jeunes enfants à une Américaine qui lui a promis de les emmener dans un endroit meilleur.
Laura Silsby, membre de New Life Children's Refuge basé à Idaho, lui avait donné un dépliant de son organisme en disant qu'elle voulait aider "les enfants qui ont perdu leur mère et leur père dans le tremblement de terre ou n'ont personne à aimer et pour s'occuper d'eux".
Elle lui a promis la scolarisation, des terrains de soccer et même une piscine. Elle a raconté lui a dit qu'elle avait l'autorisation du gouvernement pour mener à bien son projet.
Laurentus aimait ses filles. Elles étaient tout pour lui. Mais il pensait aussi à sa propre vie - il a abandonné l'école à 15 ans et a travaillé à deux emplois pour mettre de la nourriture sur la table.
Dans le séisme dévastateur du 12 Janvier, il a perdu la chétive maison qui était sur à flanc de coteau à Calebasse.
"Je ne supporte pas qu'elles soient vicitmes ici", a dit Laurentus dit. "J'ai eu confiance en les Américains. Je leur ai fait confiance."
Donc, jeudi soir, lorsque Silsby est arrivée avec un bus, il a placé ses filles, Soraya, 4 ans, et Leila, 5, sur deux sièges vers l'avant. Il n'avait emballé aucune de leurs affaire, pas même leurs ours en peluche. L'Américaine avait des sacs remplis de vêtements, de jouets et de collations.
"Vous rappellerez-vous de moi?" a-t-il demandé aux jeunes filles, qui ne pouvaient, de son propre aveu, comprendre ce qui se passait. Puis il les a vus s'en aller, avec 18 autres enfants du village.
Laurentus a dit qu'il a d'abord entendu parler de Silsby par un autre résident Calebasse, Isaac Adrien, qui tentait d'obtenir un emploi dans une école chrétienne de Port-au-Prince.
Adrien a déclaré avoir rencontré Silsby à l'école. Elle lui a demandé s'il connaissait des personnes qui auraient souffert du tremblement de terre et qui auraient besoin d'aide. Adrien a pensé à sa propre communauté, et l'a emmenée à Calebasse le jeudi.
Il pensait que ce serait une bonne idée d'envoyer les enfants parce que toutes les écoles étaient fermées.
Silsby a assuré aux habitants de Calebasse qu'ils resteraient en contact avec eux, a dit Laurentus. Et qu'ils seraient en mesure de voir les enfants quand ils le voulaient.
Laurentus a dit qu'il n'en voulait pas aux Américains; qu'il leur faisait encore confiance. Mais il veut que ses filles reviennent chez eux.
"Peux-tu venir me chercher?"
Adrienne Paulime, a mis sa fille de 10 ans, Benatide, dans le bus le jeudi.
"Nous l'avons donnée aux Américains afin qu'elle puisse avoir une vie meilleure", a déclaré Paulime en essuyant ses yeux.
Le frère de Benatide, Alain Paulime, a dit avoir reçu un appel vendredi, d'une femme de l'orphelinat SOS. Elle a dit que sa petite sœur pleurait. "Peux-tu venir me chercher?" lui a demandé Benatide.
Paulime a dit qu'il avait hâte de laisser leur savoir que Benatide n'était pas à sa place à l'orphelinat. Elle avait une famille.
Lundi, Alain Paulime et sa sœur Carline Paulime ont rejoint Laurentus pour se rendre à la capitale.
"Je veux les ravoir à la maison", a dit Laurentus.
Mais à la fin, ils ont été forcés de quitter les mains vides, sans même les voir. Les enfants ont été traumatisés, a déclaré Georg Willeit, responsable de SOS Villages d'Enfants. "La sécurité émotionnelle des enfants est très instable en ce moment", a-t-il dit.
Willeit a dit à "Anderson Cooper 360" qu'au moins 20 enfants ne sont pas orphelins. Ils reçoivent en ce moment des "soins et de l'attention" de son établissement", a-t-il dit.
Beaucoup d'entre eux ne pense pas qu'ils reverraient leurs parents. Il a dit qu'il ne permettrait pas de visite maintenant, de crainte de susciter les attentes des enfants.
Ils devraient attendre pour rentrer chez eux, jusqu'à ce que l'enquête soit terminée.
Articles:
Americans arrested taking children out of Haiti (Reuters, 30 janvier 2010).
Haiti Detains Americans Taking Kids Across Border (ABC News, 30 janvier 2010).
Haïti: Dix Américains soupçonnés d'avoir «volé» 33 enfants (Cyberpresse, 30 janvier 2010).
Detained Americans say they had good intentions in Haiti (CNN, 31 janvier 2010).
Haïti : 10 Américains arrêtés pour trafic d'enfants (Le point.fr, 31 janvier 2010)
Haiti holds Americans accused of child trafficking (AFP, 30 janvier 2010)
Haiti says Baptists may be tried in US (Yahoo News, 1 février 2010).
10 jailed Americans await fate in Haiti (MSNBC, 2 février 2010).
Parents 'reclaim' children in Haiti abduction-adoption row (ABC, 2 février 2010).
Detained Americans appear in court, Haitian officials say (CNN, 2 février 2010).
15 janv. 2010
Enlèvements d'enfants en Chine
Des milliers d'enfants sont enlevés chaque année en Chine. Les parents dénoncent l'indifférence des autorités qui font parfois obstacle pour tenter d'empêcher les recherches d'aboutir.
Enfant disparu. Récompense offerte de 100.000 dollar.
Cette pancarte devant un magasin de téléphones portables à Shenzhen, dans le sud de la province Guangdong, est l'appel d'un père désespéré.
Peng Gaofeng est le propriétaire de cette boutique. En mars 2008, son fils de 4 ans a disparu juste devant la boutique.
Malheureusement, Peng n'est pas le seul. Sun Yanghai, propriétaire de sa boutique également a quant à lui perdu son fils depuis octobre 2007.
Tous les deux affirment que la police locale a les enregistrements de vidéosurveillance qui montrent les deux enlèvements mais que les autorités refusent de les aider dans leurs efforts de recherche.
[Sun Yanghai, Père d'un enfant disparu]:
Il n'y a nulle part où nous pouvons être entendus. Nos lettres au gouvernement central ne sont jamais transmises. Le gouvernement chinois est très opaque. Nous avons essayé de faire signer une pétition, mais cela les a agacés et ils nous ont répondu qu'on l'avait bien mérité. C'est ce que disent beaucoup de policiers aux parents.
En octobre, à Xian dans la province Shaanxi, des parents se sont regroupés pour parcourir la Chine et tenter de retrouver leurs enfants. Dès le lendemain, la police les a arrêtés.
[Chen Zhu, Coordinateur de l'Effort de recherche]:
Maintenant le Bureau de la sécurité publique craint que nous nous tournions vers les médias étrangers. Ils n'autoriseront pas nos déplacements pour nos investigations. Ils ont peur que cela puisse se faire.
Los Angeles Times a rapporté en septembre que des fonctionnaires chinois organisaient les rapts de bébé pour les vendre à l'adoption internationale. D'autres ont émis l'hypothèse que les enfants enlevés pourraient bien finir en état d'esclavage, dans des bordels, ou à mendier.
16 déc. 2009
The Lost Children
Un enquête spéciale de 48 Hours sur l'une des plus grandes escroqueries d'adoption internationale aux États-Unis, diffusée sur CBS News le 12 décembre 2009.
Raconté par la correspondante de "48 heures" Maureen Maher, qui a été elle-même adoptée, The Lost Children présente trois familles -Patti Sawyer, Mike et Kari Nyberg, et Elizabeth et Gary Muenzler- qui ont adopté des enfants des insulaires du Pacifique du Sud des Samoa par le biais de l'agence d'adoption, Focus On Children, basée à Utah, seulement pour faire face à des décisions déchirantes des années plus tard.
"Il existe un but commun pour moi en tant qu'adoptée et en tant que journaliste, c'est de trouver la vérité", dit Maher. "Je sais par mon expérience personnelle le défi que les enfants adoptés font face pour apprendre d'où ils viennent et déterminer leur propre identité."
Watch CBS News Videos Online
Photos, autres informations et transcription du vidéo sur le site CBS.
Raconté par la correspondante de "48 heures" Maureen Maher, qui a été elle-même adoptée, The Lost Children présente trois familles -Patti Sawyer, Mike et Kari Nyberg, et Elizabeth et Gary Muenzler- qui ont adopté des enfants des insulaires du Pacifique du Sud des Samoa par le biais de l'agence d'adoption, Focus On Children, basée à Utah, seulement pour faire face à des décisions déchirantes des années plus tard.
"Il existe un but commun pour moi en tant qu'adoptée et en tant que journaliste, c'est de trouver la vérité", dit Maher. "Je sais par mon expérience personnelle le défi que les enfants adoptés font face pour apprendre d'où ils viennent et déterminer leur propre identité."
Watch CBS News Videos Online
Photos, autres informations et transcription du vidéo sur le site CBS.
La Chine exécute deux hommes pour enlèvements d'enfants
Au moins deux fonctionnaires locaux de la province de Guizhou en Chine ont été désignés et punis pour leur implication dans un scandale dadoption en 2004.
A l'origine, trois petites filles qui ont terminé dans des orphelinats gérés par l'État, alors que leurs parents étaient toujours en vie Les fonctionnaires sont accusés d'avoir obligé les parents à renoncer à leurs filles, afin d'éviter de payer une lourde amende pour avoir eu plus d'un enfant, une politique controversée en Chine. Les orphelinats gérés par l'Etat ne devraient accepter que les enfants dont on peut confirmer l'abandon ou la mort des parents. Dans un de ces cas, le père a essayé à plusieurs reprises de reprendre sa fille de l'orphelinat, sans succès. Les couples aux Etats-Unis et en Europe se rendent parfois en Chine pour adopter des filles de l'orphelinat. Selon lagence «Associated Press », ils paient aux orphelinats des frais d'adoption de pas moins de 3000 $ par enfant.
Deux hommes ont été exécutés pour l'enlèvement et la vente d'enfants en Chine en signe de détermination des fonctionnaires pour tenter d'éradiquer une pratique qui a suscité la colère du public.
Le crime est passible de la peine de mort en Chine, mais les ravisseurs sont rarement condamnés à la peine capitale, même si la traite d'enfants est devenue plus fréquente ces dernières années.
Avec la peine de mort, rarement mise en œuvre et les récompenses si élevées pour les trafiquants, l'entreprise est à la fois attrayante et lucrative.
Sources:
Chinese children snatched and sold on to couples (BBC News, 27 novembre 2009).
China executes two men for child abduction (TimesOnline, 27 novembre 2009).
China executes two child traffickers (The Guardian, 27 novembre 2009).
4 déc. 2009
Les Enfants des Cèdres
Witness - Children of the Cedars - Part 1
Children of the Cedars - Part 2
Children of the Cedars - Part 3
Children of the Cedars - Part 4
L'adoption d'enfants à travers les frontières internationales est extrêmement controversée.
Arthur Block a toujours été hanté par son adoption du Liban alors qu'il n'avait que six mois. Maintenant, il est déterminé à faire dissiper quelques fantômes.
Il a été adopté du Liban en 1976 - un an après que la guerre civile ait éclaté, alors que le désordre et la corruption étaient monnaie courante.
Vingt-sept ans après avoir été adopté dans une famille néerlandaise aimante, il décide de retourner à Beyrouth pour reconstituer son passé.
Le cinéaste Dimitri Khodr rapporte le voyage émotionnel d'Arthur, alors qu'il enquête sur le sujet tabou de l'adoption des enfants de cèdres, ainsi appelés parce que le cèdre est le symbole national du Liban.
Ce film honnête est superposé de réflexion en utilisant le pouvoir du cinéma pour démêler et affronter les sentiments complexes, ainsi que l'enregistrement simple du voyage d'Arthur.
Quand il prend des mesures désespérées pour retrouver sa mère biologique, l'histoire prend un tour puissant laissant Arthur confronté à des décisions très difficiles.
Children of the Cedars (Enfants des cèdres) suit la recherche d'Arthur pour ses parents, la vérité et lui-même.
Source: Al Jazeera
Children of the Cedars - Part 2
Children of the Cedars - Part 3
Children of the Cedars - Part 4
L'adoption d'enfants à travers les frontières internationales est extrêmement controversée.
Arthur Block a toujours été hanté par son adoption du Liban alors qu'il n'avait que six mois. Maintenant, il est déterminé à faire dissiper quelques fantômes.
Il a été adopté du Liban en 1976 - un an après que la guerre civile ait éclaté, alors que le désordre et la corruption étaient monnaie courante.
Vingt-sept ans après avoir été adopté dans une famille néerlandaise aimante, il décide de retourner à Beyrouth pour reconstituer son passé.
Le cinéaste Dimitri Khodr rapporte le voyage émotionnel d'Arthur, alors qu'il enquête sur le sujet tabou de l'adoption des enfants de cèdres, ainsi appelés parce que le cèdre est le symbole national du Liban.
Ce film honnête est superposé de réflexion en utilisant le pouvoir du cinéma pour démêler et affronter les sentiments complexes, ainsi que l'enregistrement simple du voyage d'Arthur.
Quand il prend des mesures désespérées pour retrouver sa mère biologique, l'histoire prend un tour puissant laissant Arthur confronté à des décisions très difficiles.
Children of the Cedars (Enfants des cèdres) suit la recherche d'Arthur pour ses parents, la vérité et lui-même.
Source: Al Jazeera
21 oct. 2009
Enlèvements d'enfants en Chine - Oct 08
La politique de l'enfant unique en Chine et les adoptions internationales incitent des dizaines de milliers d'enlèvements chaque année.
Child abductions plague China - 05 Oct 08
Child abductions plague China - 05 Oct 08
Libellés :
Chine,
Film/Documentaire,
Trafic d'enfants pour adoptions
Les enfants volés de l'Inde
101 East - India's sold children - 09 April 09 - Pt 1
Transcription sur le site ABC Net
101 East - India's sold children - 09 April 09 - Pt 2
Transcription sur le site ABC Net
101 East - India's sold children - 09 April 09 - Pt 2
20 oct. 2009
Cherche un enfant, paie cash - Le Lobby de l'adoption
En allemand, sous-titré en anglais. Ce documentaire montre de quelle façon le système de l'adoption internationale fonctionne et de quelle façon la pression politique est appliquée pour faciliter le business d'enfants.
Search a Child, Pay Cash - The Adoption Lobby - Part 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
Partie 5
Sujet relié
L'adoption internationale: Protection de l'enfance ou violation des droits?
Search a Child, Pay Cash - The Adoption Lobby - Part 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
Partie 5
Sujet relié
L'adoption internationale: Protection de l'enfance ou violation des droits?
11 oct. 2009
Une vie toute neuve
Synopsys
Séoul, 1975. Jin-hee a 9 ans. Son père la place dans un orphelinat tenu par des Soeurs catholiques. Commence alors l'épreuve de la séparation et la longue attente d'une nouvelle famille. Au fil des saisons, les départs des enfants adoptées laissent entrevoir une part du rêve, mais brisent aussi les amitiés à peine nées. Jin-hee résiste, car elle sait que la promesse d'une vie toute neuve la séparera à jamais de ceux qu'elle aime.
Réalisatrice
Ounie Lecompte, née en Corée du Sud en 1966, et adoptée à l'âge de 9 ans par une famille française protestante dont le père est pasteur. Diplômée de stylisme, elle travaille sur différents films : comme comédienne avec Olivier Assayas (Paris s’éveille) ou costumière, notamment avec Sophie Fillières. En 1991, elle retourne en Corée pour jouer le rôle d'une fille abandonnée venant chercher ses racines. Le film en question, Seoul Metropolis, de Seo Myung-Soo, ne voit pas le jour, mais il lui permet de renouer avec son pays d'origine. En 2006, elle intègre l’Atelier Scénario de la Fémis où elle débute l’écriture de Une vie toute neuve.
Une orpheline lutte pour surmonter l'abandon
Le matin de Jin-hee débute sur un vélo, les bras enroulés autour de la taille de son père alors qu'il parcourt les rues. Elle apprécie la randonnée et la chaleur de son dos, comme elle s'appuie sur lui.
C'est un grand jour. Son père lui a acheté de nouveaux vêtements, qu'elle porte maintenant. Il lui a également acheté un grand gâteau, bien que ce ne soit pas son anniversaire. Elle est si heureuse que, pendant le déjeuner dans un restaurant, elle chante une petite chanson pour son père.
La journée, cependant, prend un virage brusque. Son père la dépose dans un orphelinat, où elle est laissée avec une douzaine d'enfants qu'elle n'a jamais rencontrés. C'est le début d'une vie tout neuve pour elle, celle qu'elle tente désespérément d'échapper jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'il n'y a nulle part où aller pour elle et que son père ne reviendra pas.
Elle apprend rapidement que la vie à l'orphelinat est pleine de séparation et de tristesse, que les autres enfants sont adoptées et quittent sa vie, une par une. Sa meilleure amie Sook-hee (Park Do-yeon) se retrouvent dans les bras d'une famille américaine et est emmenée vers une terre où elle peut apparemment manger des gâteaux tous les jours. Bien que Jin-hee abandonne éventuellement l'idée de rentrer chez elle, elle ne peut débarrasser du souvenir de cette balade en vélo et la chaleur du dos de son père.
Le film français-coréen, Une vie toute neuve, qui sera projeté au PIFF dans la catégorie cinéma du monde, raconte une histoire déchirante à propos du combat pour surmonter la douleur de la séparation et l'acceptation du sort. Le film illustre à merveille le processus par lequel Jin-hee (Kim Sae-ron) traverse alors qu'elle se rend compte peu à peu de son sort et apprend alors à embrasser la vie en tant qu'adoptée. Chaque moment est lacrymogènes saccadés, mais en même temps, il vous donne l'espoir que l'on peut trouver une voie nouvelle.
Le film est basé sur la vraie histoire de la réalisatrice coréenne-française Ounie Lecomte, qui est née à Séoul, en Corée, en 1966 et a été adopté par une famille française, quand elle avait 9 ans. Elle a passé une année à l'orphelinat Saint-Paul, dirigée par des religieuses catholiques, à Séoul. C'est la première production conjointe française-coréenne et est le premier film de Lecomte. Il a été co-produit par le célèbre réalisateur Lee Chang-dong et a été filmé près de Séoul. Il a été présenté pour la première fois au Festival International du Film à Cannes en mai.
Lecomte a déclaré dans une interview au festival de Cannes qu'elle a tenté de dépeindre les émotions d'une petite fille face à des circonstances extraordinaires - l'abandon et adoption - plutôt que de simplement répliquer son enfance. «L'année à l'orphelinat est le temps et le lieu d'un intervalle entre deux vies: une vie dans laquelle elle n'avait pas à apprendre à lâcher prise, puis une vie où elle apprendra à désirer», dit Lecomte.
Le film sera projeté à 19h30 le 9 octobre et à 11 heures, le 11 octobre au Lotte Cinema au complexe City Centum à Busan. Il sera également publié à l'échelle nationale le 29 octobre.
Une vie toute neuve
Du site JoonAngDaily, 9 octobre 2009.
Mis à jour fait le 29 octobre 2009:
Le film Une vie toute neuve de la réalisatrice coréenne-française Ounie Lecomte a été honoré à Tokyo Film Fest qui s'est terminé le 22 oct. Le film le prix du jury au festival du Cinekid à Amsterdam qui s'est acheté la semaine dernière.
Sources: Chosun Ilbo et KBS World
Mis à jour:, ajouté le 11 janvier 2010.
Ounie Lecomte : à Corée à cri (libération.fr, 6 janvier 2010)
Nous sommes à Séoul en 1975. Jinhee, 9 ans, est laissée par son père dans un orphelinat de filles tenu par des bonnes sœurs. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive, refuse de manger, se cache dans la cour, veut partir. Mais pour aller où ? A un moment donné, une des responsables, exaspérée par son mauvais comportement, lui ouvre le portail et lui dit qu’elle est libre. Evidemment, Jinhee reste dans cet endroit qu’elle déteste, loin des siens, de ceux qu’elle aimait et en qui elle avait toute confiance, que pourrait-elle faire d’autre ?
Une vie toute neuve nous met en contact avec les sensations subtiles de l’enfance désemparée et avec la peur universelle de l’abandon. Ounie Lecomte, qui réalise ici son premier long métrage, puise dans son propre parcours, même si le film ne raconte pas véritablement son histoire, qu’elle a écrit et réécrit plusieurs versions du scénario pour parvenir au cœur vivant d’une émotion qui était comme bloquée dans un passé indicible.
Ounie Lecomte a 8 ans, en effet, quand sa grand-mère et un oncle prennent le bus avec elle vers une destination inconnue : «Je me souviens d’une certaine excitation, il allait se passer quelque chose d’extraordinaire. Je faisais mille caprices en chemin pour manger des gâteaux. Je ne me souviens pas du moment où on m’a laissée à l’orphelinat, tout s’est effacé. Plus tard, j’ai ressenti un sentiment de révolte : ils avaient cédé à tous mes caprices parce qu’ils savaient ce qui m’attendait, comme on obéit aux dernières volontés d’un prisonnier avant l’échafaud.»
Elle n’est pas orpheline quand on l’abandonne, ses parents se sont simplement séparés, «le divorce avait et a encore aujourd’hui en Corée une image très négative, avec une forte stigmatisation sociale». Pour repartir du bon pied, il fallait aux adultes se défaire des fruits de leur première union. Il faut dire qu’au lendemain de la guerre de Corée (1950-1953), le gouvernement sud-coréen a encouragé sinon l’abandon, du moins l’adoption d’enfants par des couples étrangers, principalement occidentaux. Une industrie de l’adoption s’est ainsi mise en place avec le service de placement des enfants sous la tutelle du ministère de la Santé et des Affaires sociales, et avec le soutien logistique d’organisations religieuses ou philanthropiques. Comme l’explique Ounie Lecomte, ce croisement entre la honte de l’abandon et la publicité de l’adoption produisait un sentiment de culpabilité insoutenable : «On était laissé dans un non-dit complet, une absence féroce d’information. D’un autre côté, vous ne pouviez vous plaindre, on vous offrait la chance d’un avenir meilleur en Occident. Pour l’enfant que j’étais, et pour mes camarades sans aucun doute, il y avait une culpabilité absolue à se sentir malheureux, on ne trouvait plus aucune justification à notre douleur, elle n’avait plus de raison d’être et ne devait donc tout simplement pas s’exprimer.» Plus de 160 000 enfants ont été envoyés ainsi à l’étranger entre 1953 et 2006 ; pendant plus de trente années, jusqu’au milieu des années 90, la Corée du Sud a été le pays au monde dont étaient originaires le plus grand nombre d’enfants adoptés légalement par des couples étrangers.
Ounie Lecomte arrive en France vers l’âge de 10 ans, elle est adoptée par un pasteur protestant et sa famille s’occupant du temple de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) : «A l’arrivée en France, j’ai dormi deux jours d’affilée, une sorte de coma total, une petite mort. Quand je me suis réveillé, j’étais à nouveau plongée dans l’inconnu. Comme nous étions au mois de juin, mes parents, pour m’acclimater, m’ont mis à l’école maternelle. J’étais au milieu d’enfants de 3 ans, ne comprenant rien à ce qui se disait autour de moi, à peine si on n’allait pas me mettre sur le pot (rires). C’était ridicule.»
parkas.Une vie toute neuve s’arrête précisément à l’aéroport, au moment du départ pour la France. Le tournage du film n’a pas été simple, notamment parce que la jeune femme a perdu l’usage de la langue coréenne. Elle a essayé de la récupérer, mais n’y parvient pas. Il a fallu tout le temps communiquer dans un anglais «approximatif». Quinze jours avant le tournage, elle n’a toujours pas trouvé la fille qui doit tenir le rôle principal : «J’avais toujours l’impression de repousser le moment du choix jusqu’à ce que ça s’impose à moi. J’ai vu Kim Saeron, en regardant sur écran vidéo des essais tournés par le premier assistant-réalisateur. Elle avait un visage opaque qui me plaisait, elle ne se livrait pas totalement, et on pouvait projeter beaucoup de chose.» Les enfants n’avaient pas lu le scénario, ils découvraient le film au gré du plan de travail, il fallait souvent simplifier, parfois tricher, «on communiquait par des choses physiques, concrètes, mécaniques, jamais par la psychologie. Mes propres handicaps et la maîtrise relative des enfants sur leur rôle étaient plutôt très propices à restituer ce parcours d’une enfant qui vit comme avec des ornières, qui ne sait plus qui elle est, ni ce qu’elle va devenir».
En se choisissant l’inconfort d’un tournage en langue étrangère dans un pays lointain, Ounie Lecomte recrée en un sens les conditions de son trauma fondamental, quand le destin l’a submergée et emportée loin de chez elle : «L’histoire m’a entraînée avec son énergie propre sans que je me pose véritablement laquestion du pourquoi. Le tournage a été une mise à l’épreuve parce que tout va vite. J’avais l’impression, en arrivant le matin sur le plateau, d’être un soldat qui monte au front et doit combattre sans souffler toute la journée. J’étais vidée, épuisée et en même temps, il y avait aussi quelque chose de désagréable dans ce que nous imposions aux fillettes. C’était l’hiver, et si l’équipe pouvait porter deux parkas, elles devaient rester en pull dans le froid.»
Le film porte aussi la marque du producteur coréen (et surtout cinéaste) Lee Chang-dong (Oasis, Secret Sunshine…), avec qui Ounie Lecomte a longuement correspondu par mail afin de déployer dans toutes ses puissances d’incarnation un scénario qu’il jugeait dans un premier temps trop timide. Ainsi le film n’est-il pas impressionniste, il fait surgir des événements qui vous sautent à la gorge, comme ce moment où Jinhee arrache les membres des poupées distribuées à Noël ou quand elle creuse un trou dans le sol pour essayer de s’y enterrer vivante. La facture du film est classique mais au meilleur sens du terme : précis et explicite, plus grave que véritablement triste. Même si à la fin de la projection, il fallait évacuer certains spectateurs pris de transe de sanglots.
«baiser». «Jamais je ne me suis spécialement intéressée au cinéma, dit aujourd’hui Ounie Lecomte, c’est venu un peu par hasard. A la télé, j’ai rarement vu des films mais ils m’ont marqué. Ça s’est toujours fait par interdiction. Par exemple, un jour, j’ai vu vingt minutes de Pas de printemps pour Marnie de Hitchcock sans savoir ce que c’était. Au moment du premier baiser entre Sean Connery et Tippi Hedren, mes parents se sont affolés et m’ont précipitamment envoyée au lit. Ce bout de film m’a hanté pendant des années. Je n’en connaissais pas le titre, et je ne l’ai vu en entier que beaucoup plus tard.» Lors d’un séjour en 1991 à Séoul, où elle attend pour jouer dans un film qui finalement ne se fera pas (elle avait été remarquée dans Paris s’éveille d’Olivier Assayas), ses parents biologiques la retrouve : «Ce fut quelque chose de très violent, et je n’ai pas du tout répondu à ces retrouvailles. Je me suis échappée. Je suis retournée en Corée plusieurs fois pour y renouer des liens moins passionnés et moins névrosés aussi, sans doute.»
Il y a quelque de chose de très beau dans le film, du fait même qu’il traduit ce qu’aucune langue ne pouvait dire. Ounie Lecomte a perdu l’usage du coréen, mais si elle a voulu passionnément apprendre le français dès son arrivée, elle continue d’entretenir avec cette langue d’adoption (et avec sa littérature) un rapport de fascination et de terreur : «J’ai toujours l’impression que cette langue m’échappe. Quand j’écrivais le scénario, je pouvais me reprendre des dizaines de fois en vérifiant chaque mot dans le dictionnaire de peur de me tromper, comme si je n’étais pas sûr du sens des signes que j’utilisais.» Sentiment d’(in)appartenance inquiète, effacement et reconstruction du souvenir en forme de légende personnelle, voilà qui de surcroît apporte une eau salubre au moulin déglingué du débat sur l’identité nationale, postulant que nous vivons tout peu ou prou dans l’exil d’une mémoire mutilée.
9 oct. 2009
Resilience
Resilience est un documentaire d'une heure dirigé et co-produit par Tammy Chu et produit par Koroot.
Synopsis
Une histoire de perte et de séparation, Resilience est un documentaire qui jette un regard unique sur l'adoption internationale selon la perspective d'une mère de naissance coréenne et de son fils américain. Une seule histoire parmi les milliers d'histoires jamais racontées,
le film suit le parcours remarquable de Myungja alors qu'elle se réunit avec son fils Brent (Sung-wook) après 30 ans de séparation. À travers leur première réunion à la télévision nationale aux réunions ultérieures et les départs, ils tentent de construire une relation au milieu de trahison familiale et les séquelles de l'adoption. Mais avec tant d'obstacles - la langue, la culture, la distance, et la perte inexprimée - deux étrangers peuvent-ils trouver un moyen de devenir mère et fils?
Directrice/Productrice du film
Tammy Chu est née à Séoul, en Corée, et a été adoptée par une famille américaine avec sa sœur jumelle. Elle a obtenu un BS en cinéma et photographie de Ithace College. Elle a écrit et a réalisé son premier documentaire, Searching for Go-Hyang, un film personnel de réunion avec sa famille biologique. Il a été diffusé sur PBS, la télé Coréenne (EBS), et projeté dans des festivals au niveau international. Elle a également travaillé comme productrice associée sur Behind Forgotten Eyes.
Producteur
Le révérend Do Hyun Kim a été ordonné en tant que pasteur de l'Église presbytérienne de Corée. De 1992-2001, il a travaillé comme pasteur coréen pour la Federation of Swiss Protestant Churches, en Suisse. Il a écrit sa thèse sur les mères de naissance coréennes et a obtenu sa maîtrise en philosophie à l'école de théologie de l'Université de Birmingham, Royaume-Uni. Depuis avril 2004, il a travaillé comme directeur de KoRoot, un organisme de soutien et une maison qui héberge les adoptés à Séoul. En tant que directeur de KoRoot, il exécute des programmes divers pour le retour des adoptés et donne des conférences pour sensibiliser sur les questions de l'adoption internationale dans la société coréenne.
KoRoot fournit divers services, notamment: la traduction, la recherche famille de naissance, programmes de formation professionnelle et divers projets culturels liés à l'adoption internationale en publiant des livres, en accueillant des forums publics, en organisant de projections de films et en produisant des films. Sa vision est d'établir un réseau international des adoptés coréens et de promouvoir la sensibilisation sur les questions d'adoption internationale.
Une histoire de perte et de sépartion
Le film Resilience de PIFF regarde les mères souvent ignorées de l'adoption.
Derrière le glamour de l'adoption, de nouveaux départs et des retrouvailles heureuses, il en existe une autre, un côté plus sombre de perte et de séparation pour les mères biologiques, les familles biologiques, et les adoptés qui sont souvent exclus de la discussion.
La culture populaire omet souvent d'aborder la question sous l'angle de la mère biologique. Quels facteurs ont forcé la décision d'abandonner son enfant? Y avait-il d'autres options? Comment a-t-elle surmonté depuis?
Selon le Global Overseas Adoptees' Link, une ONG fondée et dirigée par les adoptés, plus de 200 000 enfants de la Corée ont été adoptés à l'étranger depuis 1950. Mais une estimation plus prudente du ministère coréen de la Santé, des Affaires sociales et familiale le chiffre à 148 394 en 2002. Le ministère a indiqué que, entre 1995 et 2005, 78 000 sont revenus en Corée pour chercher leurs familles, comptant pour 63 pour cent des enfants qui ont été adoptés à l'étranger. Pourtant, de ceux qui ont tenté de retrouver leur famille biologique, seulement 2,7 pour cent eu du succès.
Le pogramme d'adoption internationales de la Corée se poursuit et, selon les chiffres du gouvernement, 1264 enfants ont été adoptés de la Corée en 2008.
«Mais ça n'a pas été discuté parce que je pense que les adoptés ont tout juste commencé à s'exprimer dans les dernières années au sujet de leurs expériences», dit-elle. Les médias ont tendance à laisser de côté le fait que de nombreux adoptés ne sont pas réellement orphelins quand ils sont adoptés, et qu'ils ont des familles biologiques quelque part. Chu croit que la société coréenne dans son ensemble a un sentiment collectif de culpabilité pour avoir envoyé tant d'enfants à l'étranger.
«Et je pense qu'on n'a pas assez fait pour raconter ces histoires. Généralement, beaucoup d'émissions de télévision sont à propos de retrouvailles - ils ne parlent pas assez sur les causes sous-jacentes et les problèmes qui forcent tant de femmes à abandonner leurs enfants - comme le manque de protection sociale et les droits des femmes qui forcent les mères à abandonner leurs enfants», dit Chu.
Le deuxième documentaire du cinéaste, Resilience, est une tentative de combler ce vide. Le documentaire sera présenté en première au Festival international du film de Pusan (PIFF) la semaine prochaine
Dans les interviews qu'elle a menés pour le film, Chu dit que les mères "avaient un immense sentiment de perte et de regret et parlaient sans arrêt au sujet de leurs enfants (qui avaient été adoptés à l'étranger)."
Lire le reste de l'article en anglais le site The Korea Herald
Les mères de naissance: côté inexprimé de l'adoption
Le documentaire Resilience présente des caractéristiques remarquables. L'un d'eux est qu'il représente les mères de naissance, et la plupart d'entre elles sont des mères mono-parentales, qui ont dû involontairement abandonner leurs enfants pour adoption, un côté de l'histoire souvent négligé en Corée. Un autre est de savoir comment le documentaire est arrivé.
Le producteur du documentaire, le révérend Kim Do-hyun, a rencontré une adoptée coréenne pour la première fois alors qu'il travaillait et vivait en Suisse. La femme avait un mariage heureux et avait un enfant. Le révérend Kim dit: «Chaque jour, elle était heureuse, mais un jour elle m'a dit ceci: «J'ai un grand point d'interrogation dans mon cœur qui absorbe toute mon énergie ». Ces questions accablantes sur son adoption, son identité, ses parents biologiques et la Corée ont eu une grande influence sur lui. Il en est arrivé à penser que l'une des façons de répondre aux questions des adoptés pourraient être par les mères biologiques. «Si l'adopté a une question, peut-être que la mère de naissance a la réponse. Ils sont les deux faces d'une même médaille.»
Le révérend Kim est aujourd'hui de retour à Séoul, en Corée. Avec sa femme, il gère Koroot, une maison d'hôtes à Séoul, pour les adoptés coréens qui reviennent en Corée. Il veut que Koroot soit plus qu'une maison d'hôtes. « Koroot peut être un canal. Je tiens à offrir des possibilités pour les adoptés d'apporter leurs idées et expériences à la société coréenne.» Un des premiers efforst de Koroot est la production du documentaire Resilience. Il a approché la cinéaste Tammy Chu, une adoptée coréenne des États-Unis, pour faire ce documentaire. «J'ai pensé qu'il serait mieux et plus facilement si un adopté approchait les mères de naissance à ce sujet. Ils ont un lien entre eux, je suis d'une certaine façon un étranger», dit-il.
Lire le reste de l'article en anglais sur le site Koroot.
Synopsis
Une histoire de perte et de séparation, Resilience est un documentaire qui jette un regard unique sur l'adoption internationale selon la perspective d'une mère de naissance coréenne et de son fils américain. Une seule histoire parmi les milliers d'histoires jamais racontées,
le film suit le parcours remarquable de Myungja alors qu'elle se réunit avec son fils Brent (Sung-wook) après 30 ans de séparation. À travers leur première réunion à la télévision nationale aux réunions ultérieures et les départs, ils tentent de construire une relation au milieu de trahison familiale et les séquelles de l'adoption. Mais avec tant d'obstacles - la langue, la culture, la distance, et la perte inexprimée - deux étrangers peuvent-ils trouver un moyen de devenir mère et fils?
Directrice/Productrice du film
Tammy Chu est née à Séoul, en Corée, et a été adoptée par une famille américaine avec sa sœur jumelle. Elle a obtenu un BS en cinéma et photographie de Ithace College. Elle a écrit et a réalisé son premier documentaire, Searching for Go-Hyang, un film personnel de réunion avec sa famille biologique. Il a été diffusé sur PBS, la télé Coréenne (EBS), et projeté dans des festivals au niveau international. Elle a également travaillé comme productrice associée sur Behind Forgotten Eyes.
Producteur
Le révérend Do Hyun Kim a été ordonné en tant que pasteur de l'Église presbytérienne de Corée. De 1992-2001, il a travaillé comme pasteur coréen pour la Federation of Swiss Protestant Churches, en Suisse. Il a écrit sa thèse sur les mères de naissance coréennes et a obtenu sa maîtrise en philosophie à l'école de théologie de l'Université de Birmingham, Royaume-Uni. Depuis avril 2004, il a travaillé comme directeur de KoRoot, un organisme de soutien et une maison qui héberge les adoptés à Séoul. En tant que directeur de KoRoot, il exécute des programmes divers pour le retour des adoptés et donne des conférences pour sensibiliser sur les questions de l'adoption internationale dans la société coréenne.
KoRoot fournit divers services, notamment: la traduction, la recherche famille de naissance, programmes de formation professionnelle et divers projets culturels liés à l'adoption internationale en publiant des livres, en accueillant des forums publics, en organisant de projections de films et en produisant des films. Sa vision est d'établir un réseau international des adoptés coréens et de promouvoir la sensibilisation sur les questions d'adoption internationale.
Une histoire de perte et de sépartion
Le film Resilience de PIFF regarde les mères souvent ignorées de l'adoption.
Derrière le glamour de l'adoption, de nouveaux départs et des retrouvailles heureuses, il en existe une autre, un côté plus sombre de perte et de séparation pour les mères biologiques, les familles biologiques, et les adoptés qui sont souvent exclus de la discussion.
La culture populaire omet souvent d'aborder la question sous l'angle de la mère biologique. Quels facteurs ont forcé la décision d'abandonner son enfant? Y avait-il d'autres options? Comment a-t-elle surmonté depuis?
Selon le Global Overseas Adoptees' Link, une ONG fondée et dirigée par les adoptés, plus de 200 000 enfants de la Corée ont été adoptés à l'étranger depuis 1950. Mais une estimation plus prudente du ministère coréen de la Santé, des Affaires sociales et familiale le chiffre à 148 394 en 2002. Le ministère a indiqué que, entre 1995 et 2005, 78 000 sont revenus en Corée pour chercher leurs familles, comptant pour 63 pour cent des enfants qui ont été adoptés à l'étranger. Pourtant, de ceux qui ont tenté de retrouver leur famille biologique, seulement 2,7 pour cent eu du succès.
Le pogramme d'adoption internationales de la Corée se poursuit et, selon les chiffres du gouvernement, 1264 enfants ont été adoptés de la Corée en 2008.
«Mais ça n'a pas été discuté parce que je pense que les adoptés ont tout juste commencé à s'exprimer dans les dernières années au sujet de leurs expériences», dit-elle. Les médias ont tendance à laisser de côté le fait que de nombreux adoptés ne sont pas réellement orphelins quand ils sont adoptés, et qu'ils ont des familles biologiques quelque part. Chu croit que la société coréenne dans son ensemble a un sentiment collectif de culpabilité pour avoir envoyé tant d'enfants à l'étranger.
«Et je pense qu'on n'a pas assez fait pour raconter ces histoires. Généralement, beaucoup d'émissions de télévision sont à propos de retrouvailles - ils ne parlent pas assez sur les causes sous-jacentes et les problèmes qui forcent tant de femmes à abandonner leurs enfants - comme le manque de protection sociale et les droits des femmes qui forcent les mères à abandonner leurs enfants», dit Chu.
Le deuxième documentaire du cinéaste, Resilience, est une tentative de combler ce vide. Le documentaire sera présenté en première au Festival international du film de Pusan (PIFF) la semaine prochaine
Dans les interviews qu'elle a menés pour le film, Chu dit que les mères "avaient un immense sentiment de perte et de regret et parlaient sans arrêt au sujet de leurs enfants (qui avaient été adoptés à l'étranger)."
Lire le reste de l'article en anglais le site The Korea Herald
Les mères de naissance: côté inexprimé de l'adoption
Le documentaire Resilience présente des caractéristiques remarquables. L'un d'eux est qu'il représente les mères de naissance, et la plupart d'entre elles sont des mères mono-parentales, qui ont dû involontairement abandonner leurs enfants pour adoption, un côté de l'histoire souvent négligé en Corée. Un autre est de savoir comment le documentaire est arrivé.
Le producteur du documentaire, le révérend Kim Do-hyun, a rencontré une adoptée coréenne pour la première fois alors qu'il travaillait et vivait en Suisse. La femme avait un mariage heureux et avait un enfant. Le révérend Kim dit: «Chaque jour, elle était heureuse, mais un jour elle m'a dit ceci: «J'ai un grand point d'interrogation dans mon cœur qui absorbe toute mon énergie ». Ces questions accablantes sur son adoption, son identité, ses parents biologiques et la Corée ont eu une grande influence sur lui. Il en est arrivé à penser que l'une des façons de répondre aux questions des adoptés pourraient être par les mères biologiques. «Si l'adopté a une question, peut-être que la mère de naissance a la réponse. Ils sont les deux faces d'une même médaille.»
Le révérend Kim est aujourd'hui de retour à Séoul, en Corée. Avec sa femme, il gère Koroot, une maison d'hôtes à Séoul, pour les adoptés coréens qui reviennent en Corée. Il veut que Koroot soit plus qu'une maison d'hôtes. « Koroot peut être un canal. Je tiens à offrir des possibilités pour les adoptés d'apporter leurs idées et expériences à la société coréenne.» Un des premiers efforst de Koroot est la production du documentaire Resilience. Il a approché la cinéaste Tammy Chu, une adoptée coréenne des États-Unis, pour faire ce documentaire. «J'ai pensé qu'il serait mieux et plus facilement si un adopté approchait les mères de naissance à ce sujet. Ils ont un lien entre eux, je suis d'une certaine façon un étranger», dit-il.
Lire le reste de l'article en anglais sur le site Koroot.
2 oct. 2009
1 oct. 2009
Elle abandonne son fils adoptif après 18 mois
18 mois après avoir adopté "D", Anita Tedaldi l'abandonne parce que D a des problèmes d'attachement. Elle aussi a des problèmes d'attachement: elle n'arrive pas à "se lier à lui au niveau viscéral comme elle l'a éprouvé avec ses filles biologiques", sans compter l'indifférence partielle de ses filles envers D.
Tedaldi explique pourquoi elle abandonne son fils adoptif dans le blog Motherlode de The New York Times.
Tedaldi a paru dans le Today Show de MSNBC du 1er octobre, dont voici le vidéo.
Une histoire très controversée. Allez lire les commentaires suite à l'article de Tedaldi sur The New York Times.
Les uns la condamnent, tandis que d'autres font éloge à son courage et la voient comme un héros (d'avoir sauvé un enfant d'un pays pauvre)...
Notes:
Dans les articles, il y a des divergences quant au pays d'origine de "D". Ceci s'explique par le fait que certaines personnes avaient fait remarquer qu'il y avait trop d'informations pouvant identifier l'enfant, et ces info indentifiant ont été changées.
Il y a quelques mois, Tenaldi elle-même jugeait sévèrement le couple néerlandais qui a abandonné leur fille adoptive à Hong Kong ainsi que les autres parents qui abandonnent leurs enfants adoptifs.
Selon le PAL (positive adoption language), on devrait dire "planifier l'adoption" d'un enfant au lieu de "abandonner" un enfant. Tenaldi considère qu'elle a planifié l'adoption de son fils (adoptif) et que ce qu'elle a fait n'est pas différent de ce que fait une mère naturelle.
Notes vomitives:
Il existe plusieurs groupes de support pour ceux qui ont dissous/veulent dissoudre l'adoption d'un enfant.
Troublant le site suivant: Adoption Disruption Child Replacement Program. Remarquez que la plupart des enfants adoptés et retournés dans le système de placement sont des enfants qui avaient été adoptés internationalement.
Tedaldi explique pourquoi elle abandonne son fils adoptif dans le blog Motherlode de The New York Times.
Tedaldi a paru dans le Today Show de MSNBC du 1er octobre, dont voici le vidéo.
Une histoire très controversée. Allez lire les commentaires suite à l'article de Tedaldi sur The New York Times.
Les uns la condamnent, tandis que d'autres font éloge à son courage et la voient comme un héros (d'avoir sauvé un enfant d'un pays pauvre)...
Notes:
Dans les articles, il y a des divergences quant au pays d'origine de "D". Ceci s'explique par le fait que certaines personnes avaient fait remarquer qu'il y avait trop d'informations pouvant identifier l'enfant, et ces info indentifiant ont été changées.
Il y a quelques mois, Tenaldi elle-même jugeait sévèrement le couple néerlandais qui a abandonné leur fille adoptive à Hong Kong ainsi que les autres parents qui abandonnent leurs enfants adoptifs.
Selon le PAL (positive adoption language), on devrait dire "planifier l'adoption" d'un enfant au lieu de "abandonner" un enfant. Tenaldi considère qu'elle a planifié l'adoption de son fils (adoptif) et que ce qu'elle a fait n'est pas différent de ce que fait une mère naturelle.
Notes vomitives:
Il existe plusieurs groupes de support pour ceux qui ont dissous/veulent dissoudre l'adoption d'un enfant.
Troublant le site suivant: Adoption Disruption Child Replacement Program. Remarquez que la plupart des enfants adoptés et retournés dans le système de placement sont des enfants qui avaient été adoptés internationalement.
Libellés :
Dissolution d'adoption,
États-Unis,
Film/Documentaire
16 sept. 2009
La vraie face de l'adoption éthiopienne
Fly Away Children
Un documentaire d'Andrew Geogheganqui, diffusé sur ABC le 15 septembre 2009.
C'est un documentaire important que tout le monde devrait regarder, particulièrement les personnes qui considèrent adopter un enfant de l'Éthiopie ou de tout autre pays en développement.
La vidéo peut être vue sur ABC News. La transcription se trouve sur le site après le résumé.
Traduction approximative du résumé du vidéo
La plupart des adoptions africaines n'ont pas une fin hollywoodienne. Une enquête d'un correspondant à l'étranger en Éthiopie expose un commerce florissant de l'adoption internationale hors de contrôle - les mères dupées à abandonner leurs enfants et certaines familles étrangères incertaines si leur enfant adopté était vraiment un orphelin.
Depuis qu'Angelina Jolie a adopté sa fille Zahara en 2005, le nombre d'Américains qui adoptent des enfants éthiopiens a quadruplé.
Une obsession des médias populaires avec des célébrités qui adoptent des enfants en Afrique a abouti à une file d'attente d'étrangers adoptant qui traitent avec des représentants d'adoption opportunistes opérant dans un vide réglementaire. En Éthiopie - et au-delà - cela a créé un désordre déchirant.
Les adoptions internationales pourraient sembler une solution idéale à la privation épouvantable parmi les jeunes en Éthiopie et les circonstances souvent impossible qui confrontent les parents qui essaient de nourrir et d'élever leurs enfants.
La réalité, cependant, est loin d'être idéale.
Certains parents adoptifs soupçonnent ou découvrent que le nouvel enfant qu'ils ont recueilli n'est pas un orphelin contrairement à ce qu'on leur avait dit. L'enfant pourrait également avoir une litanie de problèmes de santé qui avaient été cachés par des fonctionnaires corrompus.
De plus, de nombreux parents ou tuteurs éthiopiens qui "renoncent" pourraient avoir été dupés à abandonner leurs enfants grâce à un processus sans cœur appelé "harvesting" (récolte) et ne peuvent espérer rétablir le contact avec eux.
L'Éthiopie a 5 millions d'orphelins ayant besoin de foyers et les États-Unis ont des millions de foyers qui ont besoin des bébés. Le correspondant de l'Afrique et Andrew Geoghegan et la productrice Mary Ann Jolley, découvrent que ce n'est pas une simple équation mathématique ou un jeu de somme nulle. Il n'existe pratiquement aucune réglementation gouvernementale ou de maintien de l'ordre dans le processus. De nombreuses agences d'adoption internationale faisant clignoter leurs qualité chrétiennes profitent de la situation. Corruption, fraude et tromperie sont monnaie courante.
Le correspondant à l'étranger suit un couple de la Floride dans leur mi-cinquantaine lors de leur voyage dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, pour prendre leurs trois enfants adoptés, âgés de trois, quatre et six ans. C'est un moment à vous déchirer les tripes quand ils rencontrent la mère biologique qui est venue à l'orphelinat pour dire un dernier adieu à ses enfants. Cette transaction semble être tout à fait dans le règles, mais il est trop fréquent que les parents éthiopiens abandonnent leurs enfants pour l'adoption internationale après avoir été contraints par des agences d'adoption.
Le Correspondent à l'étranger enquête sur les activités de l'une des plus grandes agences américaines qui opèrent en Éthiopie. Dans un village isolé dans le sud du pays, l'agence recrute ouvertement des enfants avec parents. Chaque enfant proposé à l'adoption est ensuite filmé pour un catalogue sur DVD qui à son tour sera expédié aux potentiels parents adoptifs .
À l'autre bout du monde en Californie, une mère d'un enfant - à la recherche d'un frère pour son fils - a choisi à partir d'un catalogue sur DVD de l'agence CWA. Le baratin publicitaire de l'agence promet un enfant en bonne santé, abandonné, mais ça ne pouvait pas être plus éloigné de la vérité. Son histoire est tragique et inquiétante et expose le manque de cœur des business de l'adoption internationale à but lucratif.
Un groupe de mères en deuil qui ont abandonné leurs enfants pour l'adoption internationale se réunissent à un orphelinat pour raconter leurs histoires. Tous affirment que les agences d'adoption leur ont dit qu'ils recevraient des informations régulières sur le parcours et le bien-être de leurs enfants, mais elles n'ont rien entendu.
C'est édition du Correspondant à l'étranger qui fait réfléchir et qui doit être regardé par quiconque qui songe à adopter un enfant d'un autre pays ou qui a célébré la conscience sociale apparente de la crème de Hollywood.
Message blog mis à jour 21 septembre 2009.
Ethiopian children exploited by US adoption agencies, Écouter l'enregistrement de l'émission sur Radio National
A Heartbreaking Assignment , article de Mary Ann Jolley dans ABC News
10 août 2009
Searching for Kim Sook Ja
Commentaires et mis à jour de la fille #4708, sujet-vedette du documentaire "The Mystery of #4709 - Who Am I?"
#4708 est l'adoptée coréenne du documentaire qui a découvert l'existence d'une autre fille, #4709, qui a été ajoutée à son dossier d'adoption. Pourquoi a-t-on changé son âge et pourquoi l'agence d'adoption la plus réputée au monde ne l'aide-t-elle pas?
#4708 est l'adoptée coréenne du documentaire qui a découvert l'existence d'une autre fille, #4709, qui a été ajoutée à son dossier d'adoption. Pourquoi a-t-on changé son âge et pourquoi l'agence d'adoption la plus réputée au monde ne l'aide-t-elle pas?
5 août 2009
The Mystery of #4709 - Who Am I?
Ce programme a été diffusé en Corée du Sud, le 13 juin 2009 sur les ondes de SBS.
Quiconque fait partie d'un groupe d'adoptés coréens sait comment il nous est difficile d'accéder à nos dossiers d'adoption ou de trouver des informations sur nous-mêmes. Nous entendons tous parler des histoires d'identités changées, des dates de naissance changées, des noms changés, des fratries séparées, et même des histoires plus horribles.
Utilisateurs de facebook, si vous voulez partager votre expérience personnelle pour accéder à vos dossiers d'adoption, vous pouvez joindre le group facebook, Korean Adoptees Records for Fair Access (Kafra).
Le programme expose les agences d'adoption et le gouvernement sur leur façon irresponsable (voire corrompue) de garder nos dossiers.
Il a été sous-titré et mis en circulation sur Youtube (en 6 parties) par TRACK (Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea) avec la permission de SBS.
The Mystery of #4709 - Who Am I?
Merci à Jane de TRACK qui travaille à faire reconnaître la vérité et emmener une réconciliation en documentant sur les pratiques des adoptions passées et présentes pour protéger les droits des mères et de leurs enfants.
Merci à Leanne, #4708, ma soeur d'âme et les autres adoptés pour leur courage de se dévoiler au public afin aider une vaste communauté. Merci aussi aux parents (biologiques) de nous faire comprendre votre douleur (ignorée et laissée côté trop souvent par le public).
Merci à SBS pour leur travail.
À lire l'article de Hankyoreh 21, Holt International's price for children.
Quiconque fait partie d'un groupe d'adoptés coréens sait comment il nous est difficile d'accéder à nos dossiers d'adoption ou de trouver des informations sur nous-mêmes. Nous entendons tous parler des histoires d'identités changées, des dates de naissance changées, des noms changés, des fratries séparées, et même des histoires plus horribles.
Utilisateurs de facebook, si vous voulez partager votre expérience personnelle pour accéder à vos dossiers d'adoption, vous pouvez joindre le group facebook, Korean Adoptees Records for Fair Access (Kafra).
Le programme expose les agences d'adoption et le gouvernement sur leur façon irresponsable (voire corrompue) de garder nos dossiers.
Il a été sous-titré et mis en circulation sur Youtube (en 6 parties) par TRACK (Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea) avec la permission de SBS.
The Mystery of #4709 - Who Am I?
Merci à Jane de TRACK qui travaille à faire reconnaître la vérité et emmener une réconciliation en documentant sur les pratiques des adoptions passées et présentes pour protéger les droits des mères et de leurs enfants.
Merci à Leanne, #4708, ma soeur d'âme et les autres adoptés pour leur courage de se dévoiler au public afin aider une vaste communauté. Merci aussi aux parents (biologiques) de nous faire comprendre votre douleur (ignorée et laissée côté trop souvent par le public).
Merci à SBS pour leur travail.
À lire l'article de Hankyoreh 21, Holt International's price for children.
21 juil. 2009
La Corée continue de nier accès aux adoptés coréens de l'étranger
Traduit de l'article
Korea Continues to Deny Overseas Adoptees Access publié dans Korea Times Opinion, le 17 juillet 2009, par Jennifer Kwon Dobbs et Jane Jeong Trenka.
Le ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille a ouvert un centre de service de renseignements central d'adoption mercredi afin de fournir des services post-adoption aux adoptés à la recherche de leur famille d'origine. Cependant, il y a un problème important que le ministère n'a pas tenu compte: l'accès des adoptés.
Ce centre est destiné à répondre à l'exigence d'une "autorité centrale" exigée par la Convention de La Haye sur l'adoption internationale. Cliquez sur le nouveau site Web de l'autorité centrale (www.kcare.or.kr), avec des images des adoptés dont leurs familles de naissance les cherchent et vous trouverez qu'il est entièrement en langue coréenne. Est-ce qu'un adopté de l'étranger dont la première langue est le français ou l'anglais peut le lire ou l'utiliser?
Depuis 1953, la Corée du Sud a envoyé plus de 160.000 enfants coréens à l'étranger, dans 14 pays occidentaux. C'est le plus vieux et le plus grand programme d'adoption au monde, malgré le miracle économique de la Corée du Sud.
La réunion avec les familles de naissance est l'une des principales raisons pour laquelle les adoptés retournent en Corée. De 1995 à 2005, le ministère a indiqué que 78.000 adoptées sont venus en Corée pour chercher leurs familles. Pourtant, seulement 2,7 pour cent ont été réunis. Qu'est-ce qui explique ce faible taux de réussite?
Mads Them Nielsen, ancien directeur de services post-adoption au Global Overseas Adoptees' Link (GOAL) de 2001 à 2003, a déclaré: "En une année, j'ai reçu environ 240 demandes, y compris les requêtes par email. J'ai réuni seulement 10 cas. Le principal problème est l'obtention d'informations de la part des agences."
Le manque d'accès pour les adoptés ne comprend pas seulement les dossiers et la traduction, mais aussi la représentation active des adoptés.
Bien que l'autorité centrale ait une représentation importante des agences d'adoption, un adopté de l'étranger qui vit à Séoul, qui était un candidat potentiel pour le conseil d'administration, a été abandonné sans explication.
Son remplaçant, Steven Morrison, est un adopté qui vit aux États-Unis qui est le chef de Mission to Promote Adoption in Korea (mission pour promouvoir l'adoption en Corée). En raison de son séjour à l'étranger, il ne peut pas assister régulièrement aux réunions ou événements de Séoul qui sont importants pour le processus de prise de décision du centre de service de renseignements.
Au niveau institutionnel, le ministère continue à voir les adoptés dans leur ensemble comme des enfants et à les discriminer à leur encontre comme des "orphelins" et des "étrangers" qui ne peuvent pas représenter leurs propres intérêts et qui ne devraient pas prendre de décisions à propos d'eux-mêmes.
Toutefois, les adoptés continuent de lutter pour faire entendre leur voix. La deuxième audience, tenue le 1er juillet, du ministère sur la révision des lois sur les adoptions domestiques et internationales de la Corée du Sud, parrainée par la Korean Women's Development Institute (KWDI), a marqué la première fois en 56 ans de l'adoption internationale de la Corée qu'une masse importante d'adoptés coréens de l'étranger ont été en mesure de communiquer directement leurs propres intérêts dans une instance gouvernementale. La KWDI a fourni des services professionnels de traduction simultanée.
Cette audition publique était à l'origine destinée à être la dernière avant que le ministère envoie les révisions proposées à l'Assemblée nationale de la loi sur l'adoption.
Toutefois, après avoir vu le nombre des adoptées et des supporters qui ont exprimé leurs opinions, Park Sook-ja, la directrice du ministère du bureau de la politique familiale, a annoncé qu'une autre audience publique pourrait être nécessaire pour examiner plus en détail les préoccupations des et des mères monoparentales.
Mais le ministère n'a pas publié d'informations sur une troisième audience publique. En revanche, elle a précipité l'ouverture du centre de service en ligne et sur place, sans consulter les adoptés de l'étranger et sans aucun égard pour les commentaires qu'ils ont donnés à la dernière audience publique.
Le ministère envisage pour le centre, d'emmener la Corée du Sud en conformité avec la Convention de La Haye sur l'adoption internationale.
Conformément à la convention, il doit tenir les registres des adoptés et les aider dans leurs recherches des familles de naissance. Il devrait également servir en tant que organisme de surveillance des agences. Toutefois, le centre est inscrit comme une entité privée, et non un organisme gouvernemental avec un contrôle suffisant.
Les fonctions et les problèmes du centre sont les mêmes que l'ancien centre de renseignements d'adoption GAIPS (Global Information and Post Adoption Services Center).
En fait, il est situé dans l'ancien bureau de GAIPS - ils ont encore à changer le signe à la porte. GAIPS n'a pas réussi à établir une relation de travail avec les adoptés de l'étranger parce qu'il n'était pas disposé à fournir l'accès linguistique.
Malgré de son apparence de faire des améliorations, le gouvernement sud-coréen continue de refuser un accès authentique et les services à la communauté d'adoption. Cinquante-six ans de l'histoire d'adoption, les adoptés attendent toujours.
Jennifer Kwon Dobbs, professeure d'anglais à St. Olaf College dans le Minnesota, est l'auteure du livre Paper Pavilion. Jane Jeong Trenka est l'auteur de The Language of Blood, Fugitive Visions et co-rédactrice en chef de Outsiders Within: Writing on Transracial Adoption. Elles sont membres de TRACK- Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (Vérité et Réconciliation pour la communauté d'adoption de la Corée), un groupe militant pour la transparence dans les pratiques d'adoptions du passé et du présent pour améliorer la vie des familles et des adoptés coréens.
*******
Le 15 juillet 2009 à Séoul, TRACK a effectué une action artistique appelée "A Game of Living Ghost", à l'extérieur de la cérémonie d'inauguration de la nouvelle autorité centrale de la Corée du Sud, KCARE.
South Korea's new central adoption authority
TRACK = Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (Vérité et Réconciliation pour la communauté d'adoption de la Corée) et nous croyons que tous les adoptés et leurs familles doivent faire partie du processus démocratique de la révision des lois de la Corée du Sud. Ces modifications sont notamment celles de créer et de réglementer l'autorité centrale.
Message sur le vidéo:
Nous, les adoptés coréens de l'étranger et nos familles, sommes des gens invisibles que le ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille ignore alors qu'il prétend représenter nos meilleurs intérêts. Parce que le ministère ne nous a pas inclus dans le processus de recherche, de développement et d'administration de l'autorité centrale, il a fait de nous des fantômes vivants.
Aujourd'hui, nous donnons cette représentation en face de la cérémonie de l'inauguration de l'autorité centrale pour montrer comment le ministère omet de nous reconnaître en tant que des humains avec un droit moral de parler pour nous-mêmes.
Sur chaque masque, nous avons écrit nos numéros de dossiers d'adoption. Ces numéros sont les noms que la Corée du Sud nous a donnés pour nous envoyer à l'étranger pour l'adoption.
Déformés et oubliés, nous nous sommes tournés vers un mauvais usage des cérémonies que les Coréens connaissent bien. Vivants, mais socialement morts, il n'y a pas de place pour nous, pas de reconnaissance formelle ou de souvenir.
Nous avons fait du noble et de la mariée, deux personnages immortels de la communauté de masques de danse, des caractères sans parure de joie qui jouent inhabilement à Go-Stop à leurs propres funérailles.
Comme les fragments de l'histoire de la Corée d'après-guerre, nous sommes plus de 1.600.000 de fantômes vivants: les adoptés, nos parents et nos grands-parents.
Nos spectres continueront de hanter la Corée du Sud jusqu'à ce que nous soyons reconnus comme des êtres humains.
Korea Continues to Deny Overseas Adoptees Access publié dans Korea Times Opinion, le 17 juillet 2009, par Jennifer Kwon Dobbs et Jane Jeong Trenka.
Le ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille a ouvert un centre de service de renseignements central d'adoption mercredi afin de fournir des services post-adoption aux adoptés à la recherche de leur famille d'origine. Cependant, il y a un problème important que le ministère n'a pas tenu compte: l'accès des adoptés.
Ce centre est destiné à répondre à l'exigence d'une "autorité centrale" exigée par la Convention de La Haye sur l'adoption internationale. Cliquez sur le nouveau site Web de l'autorité centrale (www.kcare.or.kr), avec des images des adoptés dont leurs familles de naissance les cherchent et vous trouverez qu'il est entièrement en langue coréenne. Est-ce qu'un adopté de l'étranger dont la première langue est le français ou l'anglais peut le lire ou l'utiliser?
Depuis 1953, la Corée du Sud a envoyé plus de 160.000 enfants coréens à l'étranger, dans 14 pays occidentaux. C'est le plus vieux et le plus grand programme d'adoption au monde, malgré le miracle économique de la Corée du Sud.
La réunion avec les familles de naissance est l'une des principales raisons pour laquelle les adoptés retournent en Corée. De 1995 à 2005, le ministère a indiqué que 78.000 adoptées sont venus en Corée pour chercher leurs familles. Pourtant, seulement 2,7 pour cent ont été réunis. Qu'est-ce qui explique ce faible taux de réussite?
Mads Them Nielsen, ancien directeur de services post-adoption au Global Overseas Adoptees' Link (GOAL) de 2001 à 2003, a déclaré: "En une année, j'ai reçu environ 240 demandes, y compris les requêtes par email. J'ai réuni seulement 10 cas. Le principal problème est l'obtention d'informations de la part des agences."
Le manque d'accès pour les adoptés ne comprend pas seulement les dossiers et la traduction, mais aussi la représentation active des adoptés.
Bien que l'autorité centrale ait une représentation importante des agences d'adoption, un adopté de l'étranger qui vit à Séoul, qui était un candidat potentiel pour le conseil d'administration, a été abandonné sans explication.
Son remplaçant, Steven Morrison, est un adopté qui vit aux États-Unis qui est le chef de Mission to Promote Adoption in Korea (mission pour promouvoir l'adoption en Corée). En raison de son séjour à l'étranger, il ne peut pas assister régulièrement aux réunions ou événements de Séoul qui sont importants pour le processus de prise de décision du centre de service de renseignements.
Au niveau institutionnel, le ministère continue à voir les adoptés dans leur ensemble comme des enfants et à les discriminer à leur encontre comme des "orphelins" et des "étrangers" qui ne peuvent pas représenter leurs propres intérêts et qui ne devraient pas prendre de décisions à propos d'eux-mêmes.
Toutefois, les adoptés continuent de lutter pour faire entendre leur voix. La deuxième audience, tenue le 1er juillet, du ministère sur la révision des lois sur les adoptions domestiques et internationales de la Corée du Sud, parrainée par la Korean Women's Development Institute (KWDI), a marqué la première fois en 56 ans de l'adoption internationale de la Corée qu'une masse importante d'adoptés coréens de l'étranger ont été en mesure de communiquer directement leurs propres intérêts dans une instance gouvernementale. La KWDI a fourni des services professionnels de traduction simultanée.
Cette audition publique était à l'origine destinée à être la dernière avant que le ministère envoie les révisions proposées à l'Assemblée nationale de la loi sur l'adoption.
Toutefois, après avoir vu le nombre des adoptées et des supporters qui ont exprimé leurs opinions, Park Sook-ja, la directrice du ministère du bureau de la politique familiale, a annoncé qu'une autre audience publique pourrait être nécessaire pour examiner plus en détail les préoccupations des et des mères monoparentales.
Mais le ministère n'a pas publié d'informations sur une troisième audience publique. En revanche, elle a précipité l'ouverture du centre de service en ligne et sur place, sans consulter les adoptés de l'étranger et sans aucun égard pour les commentaires qu'ils ont donnés à la dernière audience publique.
Le ministère envisage pour le centre, d'emmener la Corée du Sud en conformité avec la Convention de La Haye sur l'adoption internationale.
Conformément à la convention, il doit tenir les registres des adoptés et les aider dans leurs recherches des familles de naissance. Il devrait également servir en tant que organisme de surveillance des agences. Toutefois, le centre est inscrit comme une entité privée, et non un organisme gouvernemental avec un contrôle suffisant.
Les fonctions et les problèmes du centre sont les mêmes que l'ancien centre de renseignements d'adoption GAIPS (Global Information and Post Adoption Services Center).
En fait, il est situé dans l'ancien bureau de GAIPS - ils ont encore à changer le signe à la porte. GAIPS n'a pas réussi à établir une relation de travail avec les adoptés de l'étranger parce qu'il n'était pas disposé à fournir l'accès linguistique.
Malgré de son apparence de faire des améliorations, le gouvernement sud-coréen continue de refuser un accès authentique et les services à la communauté d'adoption. Cinquante-six ans de l'histoire d'adoption, les adoptés attendent toujours.
Jennifer Kwon Dobbs, professeure d'anglais à St. Olaf College dans le Minnesota, est l'auteure du livre Paper Pavilion. Jane Jeong Trenka est l'auteur de The Language of Blood, Fugitive Visions et co-rédactrice en chef de Outsiders Within: Writing on Transracial Adoption. Elles sont membres de TRACK- Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (Vérité et Réconciliation pour la communauté d'adoption de la Corée), un groupe militant pour la transparence dans les pratiques d'adoptions du passé et du présent pour améliorer la vie des familles et des adoptés coréens.
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Le 15 juillet 2009 à Séoul, TRACK a effectué une action artistique appelée "A Game of Living Ghost", à l'extérieur de la cérémonie d'inauguration de la nouvelle autorité centrale de la Corée du Sud, KCARE.
South Korea's new central adoption authority
TRACK = Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (Vérité et Réconciliation pour la communauté d'adoption de la Corée) et nous croyons que tous les adoptés et leurs familles doivent faire partie du processus démocratique de la révision des lois de la Corée du Sud. Ces modifications sont notamment celles de créer et de réglementer l'autorité centrale.
Message sur le vidéo:
Nous, les adoptés coréens de l'étranger et nos familles, sommes des gens invisibles que le ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille ignore alors qu'il prétend représenter nos meilleurs intérêts. Parce que le ministère ne nous a pas inclus dans le processus de recherche, de développement et d'administration de l'autorité centrale, il a fait de nous des fantômes vivants.
Aujourd'hui, nous donnons cette représentation en face de la cérémonie de l'inauguration de l'autorité centrale pour montrer comment le ministère omet de nous reconnaître en tant que des humains avec un droit moral de parler pour nous-mêmes.
Sur chaque masque, nous avons écrit nos numéros de dossiers d'adoption. Ces numéros sont les noms que la Corée du Sud nous a donnés pour nous envoyer à l'étranger pour l'adoption.
Déformés et oubliés, nous nous sommes tournés vers un mauvais usage des cérémonies que les Coréens connaissent bien. Vivants, mais socialement morts, il n'y a pas de place pour nous, pas de reconnaissance formelle ou de souvenir.
Nous avons fait du noble et de la mariée, deux personnages immortels de la communauté de masques de danse, des caractères sans parure de joie qui jouent inhabilement à Go-Stop à leurs propres funérailles.
Comme les fragments de l'histoire de la Corée d'après-guerre, nous sommes plus de 1.600.000 de fantômes vivants: les adoptés, nos parents et nos grands-parents.
Nos spectres continueront de hanter la Corée du Sud jusqu'à ce que nous soyons reconnus comme des êtres humains.
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