3 sept. 2008

Toby Dawson

Toby Dawson, né le 30 novembre 1978 à Pusan, Corée du Sud, est un skieur acrobatique américain. Il a gagné la médaille de bronze aux Jeux Olympiques d'hiver 2006 de Turin.

Son adoption

Abandonné sur les marches d'un poste de police ou sur la rue, les détails sont rares; les travailleurs de l'orphelinat lui ont donné le nom de Kim Soo-Chul et le 30 novembre 1978 comme date de naissance.

Toby a été adopté à l'âge de trois ans par Mike et Deborah Dawson, des moniteurs de ski de Colorado. Luttant avec une nouvelle culture et une nouvelle langue, Toby a hurlé dans son sommeil chaque nuit pendant près d'un an. KC, le frère adoptif de Toby, a été adopté de la Corée du Sud environ un an après lui.

La recherche

Dawson avait ouvertement recherché ses parents biologiques et avait fait plusieurs voyages en Corée du Sud dans le but de retracer son héritage.
Après avoir gagné la médaille de bronze aux Jeux Olympiques d'hiver 2006, Toby espérait que sa victoire l'aiderait à chercher sa famille biologique. Les médias sud-coréen ont largement médiatisé son histoire personnelle et sa recherche pour trouver ses parents.

Après les Jeux Olympiques, il a reçu des centaines de courriels et de téléphone des personnes qui affirmaient être sa famille. Dawson a annulé sa recherche à cause de cette réaction jusqu'à ce que l'organisation du tourisme de la Corée du Sud le sélectionne pour être leur ambassadeur honoraire pour appuyer l'offre de la Corée du Sud pour les Jeux d'hiver 2014. Toby a accepté d'aider le groupe s'il l'aidait dans la recherche de sa famille biologique.

Après des années d'espoirs déçus, Dawson âgé de 28 ans, remettait à plus tard un voyage prévu en Corée et attendait la confirmation de tests génétiques avant de s'y rendre.

La réunion


Kim Jae-su a réalisé que Toby Dawson était son fils après que les amis et les parents l'aient appelé pour lui dire que le skieur lui ressemblait.

Un test d'ADN a confirmé que Kim Jae-Sue, un chauffeur d'autobus à Busan, est le père de Toby. Le 28 février 2007, Toby a rencontré son père à Séoul, pour la première fois depuis leur séparation qui avait lieu il y avait plus de deux décennies.

Après s'être embrassés, Toby a dit la seule phrase qu'il avait appris pour la réunion: "J'attendais depuis un long moment, père". Serrant son fils, Kim Jae-su en larmes, dit: "Je suis heureux de rencontrer mon fils et de voir qu'il a grandi de façon merveilleuse. Je suis reconnaissant qu'il soit venu pour me chercher, même après si longtemps."

Toby n'a pas seulement trouvé son père, il a aussi trouvé un frère plus jeune, Kim Hyun-Cheol, qui était présent à la réunion.

Sa vie

Toby Dawson, né Kim Bong-Seok, avait trois ans lorsque sa mère l'a perdu dans un marché bondé de Pusan en 1981. Lorsque Kim Jae-Sue, qui était un chauffeur de camion dans ce temps, arriva à la maison et essaya de le chercher, il était déjà trop tard. Il a essayé de le chercher dans les orphelinats mais on refusait de le laisser entrer pour voir les enfants.

Toby a admis que malgré l'amour de ses parents, sa vie a été difficile et qu'il a dû lutter pour s'adapter.

"J'étais très différent et attirais l'attention de tous. Tout ce que je voulais était de ressembler aux enfants moyens avec des cheveux bruns et des cheveux blonds"

Mais il croit que sa timidité d'enfance l'a aidé à développer l'agression nécessaire pour être un skieur de première classe.

Toby prévoit utiliser une nouvelle fondation qu'il va partir à son nom pour aider à ce qu'il n'y ait plus d'autres cas comme lui dans l'avenir.

"Être pris dans le vide entre deux différents pays et ne pas ressembler à ta famille va être difficile. Nous devons essayer de garder nos enfants et de travailler un peu plus dur pour que ces circonstances n'arrivent plus."

Dawson a remarqué qu'il portait les favoris comme son père qui, pendant la conférence, s'est étiré plusieurs fois pour lui toucher le visage tandis qu'ils se tenaient également par les mains.

"Ma vie jusqu'à maintenant a été confuse," dit Dawson. "Je regardais mes parents et je ne leur ressemblais pas. Puis, si j'allais en Corée, je sentais aussi que je n'appartenais pas là-basé. Je me sentais perdu, coincé entre deux mondes différents."

Articles:

Toby Dawson (Wikipedia, anglais)

Toby Dawson (wikipedia, français)

American Athlete to Be Reunited With Korean Father (ABC News, 27 fév. 2007)

Olympic Skier Toby Dawson reunites with Korean family (USA Today, 28 fév. 2007)

Toby Dawson Is a Olympic Athlete and a Famous Adoptee (adoption.about.com)

Olympic Medalist Toby Dawson Finds Birth Father (adoption.about.com, 27 fév 2007)

Korean-American Olympian Meets His Father (CBSSports, 1 mars 2007)

US skier meets South Korean dad (BBC News, 28 fév 2007)

Adoption home tampered with children's records

Traduction de l'article "Adoption home tampered children's records" par paru dans radiff.com, le 2 mai 2001.

Une maison d'adoption a trafiqué les dossiers d'enfants.

Syed Amin Jafri dans Hyderabad

C'était une réunion d'une autre nature pour une dame divorcée et ses deux enfants quand elle est venue leur rendre visite à Sisu Vihar après que les enfants aient été sauvés avec 59 autres jeunes enfants de la maison d'adoption Precious Moment gérée par Anita Sen, épouse d'un haut fonctionnaire de IPS.

La femme, Kavita, qui travaillait comme aide domestique, aurait été leurrée par Sen à donner son fils et sa fille à Precious Moment pour assurer une "meilleure vie" pour eux à l'étranger.

Toutefois, les enfants ont été déclarés orphelins après leur père ait été déclaré mort dans les dossiers de la maison d'accueil, alors qu'en fait, les parents étaient légalement séparés.

Même les noms des enfants étaient modifiés dans les dossiers. Alors que la fille de sept ans, Nagalakshmi était renommée en Laxmi, le garçon de cinq ans, Vigneshwar Reddy était devenu Ravi. La maison d'accueil aurait établi de faux documents d'adoption pour les deux enfants et cherchait à les envoyer à l'étranger par une agence d'adoption reconnue dans la ville.

Toutefois, les deux enfants figuraient parmi les 61 enfants sauvés par les officiels du département du bien-être de l'enfant après un raid sur Precious Moments, le 26 avril.

Kavita était entrée en contact avec Sen grâce à une connaissance Padma. On lui avait promis un emploi comme aide domestique à la résidence du frère de Sen à Delhi. Elle aurait été incitée à donner ses enfants, après lui avoir fait signer sur des papiers vierges.

Récemment, Kavita était devenue soupçonneuse à propos de la sécurité de ses enfants quand elle n'a pas pu contacter les officiels de la maison d'accueil par téléphone pendant un mois.

Elle est venue en ville le 28 avril et a trouvé Precious Moments fermée. Elle est venue à Sisu Vihar, un foyer pour enfants administré par le gouvernement, et a trouvé ses deux enfants, le mardi soir.

N'ayant pas les moyens de subvenir aux besoins de ses enfants, elle semble vouloir les garder à Sisu Vihar.

Soit dit en passant, Sahvi Begum, la fille qui avait disparu de la ville et avait été retrouvée par ses parents à Sisu Vihar le mardi,avait été renommée Reena par John Abraham Memorial Home à Tandur où elle aurait été logée pour une période de six mois avant d'être sauvée avec 59 enfants de la maison d'adoption,le 21 avril.

Les documents d'adoption établis par la Bethany Home la déclarait orpheline. Bien que Begum était porté disparu de la maison de son oncle à Ram Nagardans la ville de le 1er novembre de l'année dernière, les dossiers de Bethany Home affirmait qu'elle restait là depuis 1999.

D'autres anomalies ont également été trouvées dans les documents de Bethany Home à son sujet.

*****

Autres articles:

Missing girl among children rescued (rediff.com , 1 mai 2001)

Child adoption racket: CID sounds alert for Anita Sen at airports (rediff.com, 1 mai 2001)

AP child trafficking accused in Bangalore: Police (rediff.com, 30 avril 2001)

73 infants rescued in Andhra Pradesh (rediff.com, 21 avril 2001)

Contraindre une mère à abandonner ses enfants, ce n'est pas nouveau

Trafiquer des dossiers d'enfants pour les placer en adoption, ça ne date pas d'aujourd'hui. Contraindre des parents à abandonner leurs enfants, ce n'est pas nouveau

Mon adoption a eu lieu en 1975 et pourtant, elle est basée sur des mensonges. J'avais 8 ans lorsque j'ai été emmenée dans un orphelinat (par la police), j'étais assez grande pour connaître les noms de chaque membre de ma famille (mon père, mon frère, mes sœurs, mon beau-frère, mon neveu et ma nièce); je connaissais même le nom de ma mère qui est décédée lorsque j'avais 6 ans. J'étais assez vieille aussi pour connaître l'adresse de l'avant dernière maison où j'avais vécu avec toute ma famille. Mon père et l'une de mes sœurs m'avaient fait répéter mon adresses des dizaines de fois au cas où je me perdrais. Par contre, je n'avais pas eu le temps d'apprendre l'adresse de la nouvelle maison où je vivais avec mon père. À chaque lieu où j'ai passé (station de police, premier orphelinat et deuxième orphelinat), j'avais donné cette adresse en spécifiant que je saurais retrouver ma maison si on m'y emmenait là et qu'en plus ma sœur aînée habitait à quelques pas de là. Les deux orphelinats m'avaient promis de "chercher ma maison très fort" mais ils ne l'ont jamais fait. Et moi, je leur avais fait confiance car je croyais que c'était très difficile de trouver une maison. Lorsque les gens de Holt étaient venus me questionner à l'orphelinat, j'étais la seule à connaître ma date de naissance et je leur aussi donné certaines informations me concernant, mais mon dossier d'adoption et mon historique social indiquent seulement "abandoned, father unknown, mother unknown" (abandonnée, père inconnu, mère inconnue) avec une fausse date de naissance (pour détails, voir le blog "Les mensonges derrières mon adoption".

L'industrie de l'adoption a effacé mon passé légalement mais elle n'a pas réussi à l'effacer de ma mémoire. Si j'avais été adoptée bébé, les mensonges auraient passé inaperçus.

Je ne me base pas seulement sur mon expérience personnelle pour dire ça ne date pas d'aujourd'hui. D'autres adoptés ont découvert après une réunion avec leurs familles biologiques qu'ils avaient été soient kidnappés (voir histoire de SunnyJo) ou qu'ils avaient perdu leurs parents dans un lieu public (voir article sur Toby Dawson). Et bien sûr, ces deux exemples ne sont pas des cas uniques, pour le savoir on n'a qu'à aller dans des forums des adoptés adultes.



Orphelinat Saint-Paul, été 1975


Cette photo avait été prise par une Américaine qui a adopté deux sœurs (qui ne sont pas sur la photo). Ces filles avaient un frère aîné (c'est la plus âgée des deux qui me l'avait dit un jour) qui allait souvent les visiter lorsqu'elles étaient à l'autre orphelinat (elles étaient arrivées après moi, du même orphelinat que moi).

Je me trouve à droite de la photo, levant ma main derrière mes amies.

Celle qui se trouve à l'avant de moi à ma droite, était arrivée à l'orphelinat avec sa petite sœur. Je les trouvais belles parce que les deux filles avaient leurs cheveux tout bouclés avant de se faire couper les cheveux suite à une vague de chaleur, de plus, elles étaient bien habillées à leur arrivée à l'orphelinat. Pendant l'été, mes amies et moi avons vu sa mère en train de lui parler devant la porte de la cour. La mère lui avait dit d'aller chercher sa petite sœur. Une fois réunies, nous les avions vues quitter l'orphelinat. Nous étions très excitées et nous étions entrées en criant: "Elles sont parties! Elles se sont enfuies de l'orphelinat!" Les religieuses et le directeur ont couru après elles et les ont ramenées à l'orphelinat. Ils se sont enfermés dans le bureau avec la mère. Pendant ce temps, nous avons attendu curieuses et impatientes de savoir ce qu'ils se disaient. À la fin de la journée, ils sont enfin sortis du bureau mais la mère est partie seule, sans les deux filles. J'ai été triste pour ces filles mais j'ai été encore plus triste lorsque la dame a emmené sa troisième fille, plus jeune que les deux autres. Je ne comprenais pas pourquoi la mère qui était venue à l'orphelinat uniquement pour reprendre ses filles était partie sans elles. Je comprenais encore mois pourquoi elle avait emmenée sa troisième petite fille. Ces trois filles ont-elles été adoptées? Je ne saurais répondre car j'ai quitté l'orphelinat avant elles.

Certaines étaient placées à l'orphelinat temporairement. C'était le cas pour ma meilleure amie (âgée d'environ 4 ans de plus que moi). Sa sœur aînée venait souvent nous visiter, de plus sa mère travaillait pour les religieuses dans le bâtiment qui se trouvait sur le terrain de l'orphelinat.

Il y avait aussi deux autres filles (des sœurs), plus âgées que moi, qui avaient une mère. Quelques semaines avant les vacances scolaires, leur mère les a reprises. J'étais jalouse car j'espérais que mon père vienne me chercher même si j'étais heureuse à l'orphelinat.
Les filles qui fréquentaient l'école nous rapportaient de leurs nouvelles. Elles devaient prendre le train pour se rendre à l'école car leur mère voulait qu'elles terminent l'année scolaire dans la même école et elles étaient très heureuses de vivre avec leur mère. Cependant, j'ai entendu une conversation entre une religieuse et notre gardienne. La religieuse lui disait qu'elle avait essayé de convaincre la mère de laisser ses deux filles à l'orphelinat. "Je lui ai dit qu'elle vivrait mieux sans les filles. Elle ne voulait rien savoir, elle est entêtée et stupide. Elle voulait absolument reprendre ses filles..." disait-elle. En entendant cette conversation, j'ai été troublée. Pourquoi la religieuse voulait-elle convaincre une mère de vivre sans ses filles? Je ne comprenais pas pourquoi la religieuse avait essayé de convaincre une mère de laisser ses enfants.

J'ai aussi été témoin d'histoires semblables à mon premier orphelinat. Ce n'est que rendue à l'âge adulte que j'ai pu décrire avec des mots ce qui était arrivé à ces mères et leurs enfants: "ces mères ont été contraintes d'abandonner leurs enfants pour pouvoir les faire adopter par des étrangers".

Certaines s'étaient perdues. Un jour, une religieuse avait emmenée une petite fille (qui devait avoir environ un an de moins que moi). La religieuse l'avait trouvée pleurant seule dans la rue parce qu'elle venait de perdre sa grand-mère. Était-elle perdue ou abandonnée? Ça, c'est une question qu'on ne posait même pas. Cette fillette, tout comme moi, a été placée en adoption.

On ne faisait aucune tentative pour retracer les familles des enfants avant de les placer en adoption mais je ne le savais pas. Je croyais qu'ils cherchaient ma maison parce qu'ils me l'avaient promis.

D'autres étaient abandonnées parce que leurs parents étaient trop pauvres.

Nous étions appelées des orphelines mais nous avions tous une parenté (un père ou une mère, sinon un oncle ou une tante, parfois même un frère aîné ou une sœur aînée) qui auraient pu prendre soin de nous. Il ne leur manquait que l'argent.

L'argent que les généreux adoptants utilisaient pour nous acheter adopter aurait pu nous permettre de vivre avec nos familles (biologiques) mais les adoptants préféraient posséder un enfant plutôt que d'aider à préserver une famille sauver un enfant de l'orphelinat.

Ça, c'était en 1975. Aujourd'hui, en 2008, ça n'a pas changé.

"C'est mieux qu'un enfant vive dans une famille que dans un orphelinat" disent-ils. "Tout enfant a le droit à un foyer" disent-ils... On ne fait rien pour préserver les foyers existants et on continue à alimenter les commerces d'enfants en adoptant les enfants des autres (exemple1, exemple2, exemple3, exemple 4,...)

Adoption légale ne veut pas dire adoption éthique...

Et adoption éthique? Tous les individus ont une définition différente du mot "éthique". Pour certaines gens, adopter un enfant dont les parents ont renoncé "volontairement" à leurs droits parentaux à cause de la pauvreté est tout à fait éthique. Dans ma définition à moi, ce n'est pas éthique. Des adoptions éthiques, c'est très très rare.


L'adoption n'est pas la meilleure solution. Dire qu'on adopte parce que c'est mieux qu'un enfant vive dans une maison qu'à l'orphelinat, c'est un argument hypocrite. Avec le même montant dépensé en adoption, il serait possible de préserver plusieurs dizaines de familles ou même de sauver un village entier.

NEPAL: Concern rising over illegal adoptions

Traduction de "Nepal: concern rising over illegal adoptions" paru dans IRIN News, le 2 septembre 2008.

Népal: Des préoccupations grandissantes à propos d'adoptions illégales.



KATMANDOU, 2 septembre 2008 (IRIN) - Au cours des quatre dernières années, Nirmala Thapa, âgée de 35 ans, a lutté pour obtenir ses trois enfants de l'Espagne après qu'ils aient été adoptés illégalement par un foyer népalais pour enfants.

"Ça ressemble à une situation désespérée pour elle. Elle a été dupée pour signer tous les documents juridiques d'abandon de ses enfants." a déclaré Madhav Pradhan, directeur du Child Workers in Nepal, une ONG aidant à protéger les enfants.

Thapa a connu des difficultés financières après la mort de son mari et ne pouvait pas se permettre d'envoyer ses six enfants à l'école, dont trois étaient âgés de moins de 10.

Un foyer d'accueil local pour enfants lui a offert de loger et d'instruire ses trois jeunes enfants et on lui a demandé de signer un document. Mais Thapa ne pouvait pas lire les papiers, un document juridique renonçant à ses enfants pour adoption. Après plusieurs mois, elle a appris que ses enfants avaient été envoyés à l'étranger.

En dépit de son appel pour leur retour, le foyer pour enfants l'a menacée par une arrestation et une action légale.

Les autorités locales ont refusé de l'aider, en faisant valoir qu'elle avait renoncé à ses droits parentaux et que l'adoption avait été approuvée par le Ministère de la femme, des enfants et de la protection sociale, ce qui rend la décision finale sur les adoptions, selon CWIN.

Vente d'enfants

Un récent rapport, une étude sur l'adoption internationale et son influence sur la protection des enfants au Népal par les Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et l'ONG suisse de secours pour enfants, Fondation Terre des hommes (TDH), a révélé que la vente, l'enlèvement et la traite d'enfants se déroulent dans un environnement sous-réglementé.


Les 62 pages du rapport sont le résultat de six mois d'étude menée par des chercheurs d'une ONG nationale, le Centre de Recherche sur l'Environnement, la Santé et de la Population et les défenseurs des droits de l'enfant au Népal.

"Nous ne sommes pas contre l'adoption", a déclaré Gillian Mellsop, représentant de l'UNICEF Népal, mais il a averti que l'industrie s'est développée autour de l'adoption dans laquelle le profit emporte sur l'intérêt supérieur de l'enfant.

"Dans tous les cas, le meilleur intérêt de l'enfant doit être le principe directeur pour prendre une décision concernant l'adoption. Elle ne devrait pas être guidée par les intérêts de ceux qui travaillent avec des enfants, ou d'autres qui profitent financièrement en organisant les adoptions internationales", dit Mellsop.

"La plupart des enfants dans les centres n'ont pas besoin d'être là. Ils ont des parents, une famille élargie qui pourrait prendre soin d'eux", a déclaré Joseph Aguettant, représentant TDH du pays.

Il y a 15000 enfants dans des orphelinats ou des foyers pour enfants à travers la nation de l'Himalaya et un nombre important d'admissions sont le résultat de la fraude, de la contrainte et des abus", a-t-il déclaré.

Activité lucrative

Le commerce d'adoption internationale au Népal est une industrie de plusieurs millions de dollars, selon des militants des droits de l'enfant.

En 2006 seulement, un chiffre d'affaires de près de 2 millions$US a été enregistré et devrait être nettement plus élevé pour 2007, avec 300-500 adoptions.

"Les profiteurs sont en grande partie les foyers pour enfants s'occupant des orphelinats et les fonctionnaires corrompues", a soutenu un militant des droits de l'enfant, qui a demandé de ne pas être nommé.

Les militants sont préoccupés par le fait que le business lucratif de l'adoption internationale d'enfants népalais - avec des clients de l'Europe et des États-Unis prêts à dépenser autant que 25000 $ par enfant - augmente le risque d'enlèvement, de trafic et de la vente illégale d'enfants par les foyers d'enfants.

"J'ai dépensé près de 30000$ à payer l'agent dans mon pays, le foyer d'enfants local, les avocats, et le traitement des documents", a déclaré une mère espagnole qui n'a pas voulu être nommée.

"Notre souci est que souvent, les enfants sont déclarés faussement orphelins et vendus pour l'adoption à des clients étrangers qui ne sont pas au courant des pratiques abusives de leurs agents locaux", a déclaré Madhav Pradhan, directeur du CWIN. Durant l'année écoulée, il a sauvé plus de 15 enfants des villages dans l'ouest du Népal, dont les parents ont été emmenés à les envoyer dans les foyers sous le prétexte d'une éducation subventionnée.

Processus de réforme

Le gouvernement surveillant les centres impliquées dans l'adoption internationale demeure faible, tandis que l'absence de suivi dans les zones rurales a mis plus d'enfants à risque, selon l'UNICEF et TDH.

"Le gouvernement reste déterminé à remplir ses obligations envers les enfants et donc prendra des mesures appropriées en conformité avec les outils internationaux", a déclaré Punya Prasad Neupane, un haut fonctionnaire du gouvernement et secrétaire du Ministère de la femme, des enfants et de la protection sociale.

Le gouvernement a entamé la rédaction d'une loi sur l'adoption, qui pourrait introduire des réformes visant l'adoption internationale, a-t-il expliqué.

Toutefois, des militants doutent que ces réformes pourraient mettre en place un mécanisme puissant pour contrôler l'industrie lucrative d'adoption, a déclaré Pradhan de CWIN .

2 sept. 2008

Adopted children find confort, culture at camp.

Déracinez-les de leur terre, utilisez votre pouvoir d'argent, non pour préserver une famille, mais pour détruire une famille, arrachez-les de leurs parents, de leur pays, de leur culture, de leur langue... et quand ils auront besoin de confort, envoyez-les dans un camp de culture...

Les enfants adoptés trouvent confort, culture dans un camp.

Article orignal: "Adopted children find confort, culture at camp" par Jennifer Sinco Kellher, paru dans WordNews, le 18 juillet 2008.

C'était un genre de camp de vacances spécial, Noelle Capone a exposé au sujet
d'être ridiculisée à l'école pour être une Asiatique et une adoptée.

C'était il y a deux ans, et Noelle, maintenant âgée de 8 ans, est retournée au camp d'appréciation culturelle de Long Island chaque été, pour être parmi d'autres
enfants adoptés en provenance de pays étrangers, pour la plupart de l'Asie. Le
camp expose également les enfants comme Noelle à la culture de leur pays de naissance.

Cette année, la semaine de camp de jour se termine aujourd'hui avec une célébration sous le thème des Olympiques de Pékin, incluant la danse chinoise et le barbecue coréen.

Le mercredi matin, la mère de Noelle, Deb Capone, qui a adopté sa
fille de la Chine quand elle était en bas âge , s'est rappelé d'avoir entendu les révélations douloureuses de sa fille.

"J'ai été choquée," a dit Capone, 50 ans. "Je voulais croire à la fantaisie que si je l'aimais assez, tout serait OK."

Mais l'adoption peut apporter des luttes que l'amour ne peut adoucir.

"Je ne serai jamais une femme chinoise," a déclaré Capone. "Elle a besoin de modèles
et d'expériences comme celle-ci où elle fait partie de la majorité. C'est pourquoi elle aime aller au quartier chinois."

À l'école de Southampton, Noelle dit que ses camarades de classe, la plupart des blancs, peuvent être blessantes. "Ils n'incluent pas les autres personnes dans leurs jeux", a-t-elle dit. "Ici, personne n'est vraiment méchante."

Cathy Danowsi a contribué débuter le camp en 1979 avec 45 enfants, un
des premiers programmes du genre sur la côte Est. Aujourd'hui, le Long Island est
plus diversifié, dit-elle, mais la discrimination raciale existe toujours.

"C'est juste un préjudice silencieux aujourd'hui, ou un malentendu silencieux", a déclaré Danowski.

Elle a dit que même les enseignants avec les meilleures intentions pourraient ne pas être au courant de la sensibilité propre de l'enfant adopté.

"Ils ne comprennent pas toujours que pour être adoptés, il doit avoir une perte", a déclaré Danowsk qui a adopté deux fils et une fille de la Corée du Sud qui sont maintenant adultes.

Danowski espère que le camp géré pour la plupart par des bénévoles puisse s'étendre pour se concentrer sur des enfants adoptés en provenance d'Europe et d'ailleurs. Elle dit que les estimations indiquent que près de 3000 familles de Long Island ont adopté à l'étranger.

Les organisateurs ont plafonné les campeurs de cette année à 120, mais ils ont aussi remarqué la nombre de participants semble avoir diminué légèrement ces dernières
années. Ils l'attribuent en partie à des règles plus strictes en Chine, qui
ne permet plus les parents célibataires d'adopter, et en Corée, où les parents
ne peuvent pas avoir plus de 45 ans lorsque leurs enfants adoptés entre aux États-Unis.

Pendant le camp du jour, qui a lieu sur la base de l'Église Presbytérienne Sweet Hollow de Melville, les participants assistent à des séances de groupe
où ils partagent des sentiments au sujet d'être adoptés. Cette semaine, ils
ont examiné la question intitulée "The Red Thread" (le fil rouge), un proverbe chinois qui parle du destin qui lie les enfants adoptés aux familles qu'ils ont rejoint.

Il y a aussi beaucoup de temps pour des passe-temps typique d'un camp tels que des jeux d'extérieur, les arts et l'artisanat. Mais bon nombre des activités exposent spécifiquement les enfants à des aspects de la culture asiatique, tels que des cours de langue, la cuisine ethnique et le tae kwon do.

Megan Dockweiler, 14 ans, de Wantagh, a conçu une image d'un violet et
bleu ver en utilisant le Bunka, une forme de broderie japonaise. Elle va au camp depuis cinq ans et a déclaré que ses aspects préférés sont: "l'apprentissage d'une partie de mon patrimoine et être avec des enfants asiatiques." Dockweiler, qui a été adoptée de la Corée du Sud alors qu'elle avait 3 mois, dit qu'il n'y a pas d'autres asiatiques dans sa classe à l'école.

Nico Buonasora, 12 ans, de Astoria, apprenait à faire une casserole de salade asiatique avec des nouilles Ramen et du chou. "J'aime être avec des gens de la Corée aussi."

Zachary Campbell, 9 ans, de Port Jefferson, a dit qu'il a appris des choses sur son pays natal, le Vietnam. "C'est un pays chaud", a-t-il dit. "Le camp te fait sentir spécial de l'endroit d'où tu viens."