13 août 2008

South Korea Debates International Adoption

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dans VOA News

13 Août 2008

Le reportage de Stother. Download (MP3)

La Corée du Sud débat sur l'adoption internationale.

Depuis les années 1950, la Corée du Sud a envoyé plus de 150000 enfants orphelins pour vivre avec des familles occidentales. C'est en partie dû à un préjugé que de nombreux Coréens ont, à prendre des enfants qui ne sont pas les leurs. Mais un nombre croissant d'avocats appellent à mettre fin à l'adoption internationale et s'efforcent d'encourager les familles coréennes à adopter. Jason Strother, de Séoul.

Han Yeon-hee, son mari et leurs sept enfants sont montés à bord de leur mini van familial. Leurs enfants sont âgés de 7 à 28 ans. Mais un seul est l'enfant biologique du couple. Han dit qu'elle a adopté six enfants parce qu'elle ne voulait pas voir un enfant grandir sans famille. Elle dit qu'avant même d'être mariée, elle voulait non seulement avoir son propre enfant, mais aussi en adopter un. Elle n'a jamais pensé qu'elle finirait par en adopter autant.

Mis à part la grandeur, la famille de Han est unique parce que la plupart des Coréens n'envisagent pas l'adoption. À un orphelinat de Séoul, environ 40 enfants s'assoient pour le déjeuner. Selon les défenseurs de l'adoption, des milliers d'enfants sud-coréens vivent dans ces institutions. La plupart ont été abandonnés par des mères célibataires ou des parents qui ne pouvaient pas s'occuper d'eux. Lorsqu'un enfant atteint ses trois mois, les chances qu'il soit adopté deviennent minces.

Soon-Chun Gul, est le directeur de MPAK - Mission to Promote Adoption in Korea (Mission pour promouvoir l'adoption en Corée). Il explique que le préjugé est la principale raison des familles coréennes pour ne pas adopter. Chun dit que de nombreux Coréens pensent qu'ils doivent maintenir la lignée familiale, alors il est difficile pour de nombreuses personnes d'avoir un esprit ouvert envers l'adoption d'enfants d'une autre famille. Il ajoute que beaucoup de gens ont des préjugés sur les orphelins, et pensent qu'ils ont des défauts génétiques ou que leurs parents sont alcooliques ou ont des problèmes mentaux.

Depuis la fin de la guerre de Corée en 1953, la Corée du Sud s'est fiée sur les familles de l'Ouest, principalement des États-Unis, pour adopter ses enfants orphelins. Mais cette pratique a un nombre croissant de critiques. Les leaders de l'opposition sont des adoptés sud-coréens qui, en tant qu'adultes, sont retournés vivre dans leur pays naissance.

Kim Stoker, qui a été adoptée par une famille américaine en 1972, représente un groupe appelé Adoptees Solidarity Korea. Elle affirme que le gouvernement devrait essayer d'aider les mères célibataires, au lieu de les encourager à envoyer leurs enfants à l'étranger. "Au lieu de développer des programmes de bien-être social, [le gouvernement sud-coréen], il est devenu dépendant du programme de l'adoption internationale pour s'occuper de certains aspects de la société, et ils n'ont jamais eu à développer aucune sorte de filet de sécurité sociale parce qu'ils ont l'adoption internationale», a déclaré Stoker.

Stoker considère que l'adoption internationale est une violation, non seulement des droits humains de la mère mais aussi de l'enfant. Elle dit que c'est quelque chose que les gens des pays adoptifs ne comprennent pas. "Vous savez, les gens ont cette attitude que les adoptés devraient être reconnaissants», a-t-elle dit. "Reconnaissants, pourquoi? Ne pas être élevée avec la femme qui m'a donné naissance? Devrais-je être reconnaissante d'avoir été enlevée de ma culture, de ma langue, de mes collègues, des gens qui sont de ma race?"

Chun Soon-gul de MPAK dit que lui aussi, souhaiterait voir la fin des adoptions internationales, un jour. Mais pour l'instant, plus de travail doit être fait pour aider les milliers d'enfants sud-coréens qui grandissent dans des orphelinats. Il dit que sans l'argent ou le soutien d'une famille pour entrer à l'université, il est facile pour les orphelins de rester en arrière. Chun dit que lorsque des orphelins atteignent leurs 18 ans et doivent quitter l'orphelinat, il est très difficile pour eux de mener une vie normale. Il est difficile pour eux de trouver un bon emploi rémunéré et ils finissent par se trouver au bas de la société. Chun dit que la Corée a besoin d'avoir plus de familles, comme Han Yeon-hee, qui soient prêtes à offrir aux orphelins des foyers d'amour.

De retour à la maison de Han, Hannah, huit ans, pratique ses leçons de piano. Han dit qu'elle sait qu'il faudra beaucoup de temps pour que les autres familles coréennes surmontent leurs préjugés envers les orphelins. Elle espère que sa famille pourra être en mesure de changer les attitudes envers l'adoption. Elle dit qu'en Corée, il n'y a pas de bons modèles pour l'adoption. Elle dit que les gens pensaient que l'adoption était une honte ou ils gardaient le secret. Elle espère que ses enfants peuvent être de bons exemples.

Le travail de Han Yeon-hee et MPAK pourrait porter fruits. L'année dernière, pour la première fois depuis que l'adoption internationale a commencé en Corée du Sud, il y a eu plus d'enfants pris en charge par des familles coréennes que d'enfants envoyés à l'étranger.

2 commentaires:

Koan Zen a dit…

Le Dr. Richard Boas se lève pour les mères célibataires coréennes.

[Thanks to Romania - For Export Only. Roelie Post]

Dr. Boas stands up for Korean unwed mothers.


A number of adult adoptees, adopted from South Korea, has organised themselves in order to call for "Urgent Need for Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea".
Their website is worth visiting and a participation form can be downloaded.

Kim Myung-Sook a dit…

Merci koan.

J'allais justement mettre le lien du google vidéo ainsi que la traduction de l'article paru il y plusieurs mois sur Dr Boas.